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[Event 1, chapitre 1] L'hommage à la Reine

 :: S'écrivent les Chroniques :: Bourg de Castelcerf Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Ven 27 Juil - 14:56
Le Ménestrel
Celui qui sait...
Le Ménestrel
Messages : 251
Les cloches de la tour du temple carillonnaient alors que les deux cercueils, dont l’un terriblement petit, entraient dans le temple d’Eda de Bourg-de-Castelcerf. Même le temps semblait pleurer la souveraine et son enfant : une neige fondue collante accompagnée d'un blizzard pénétrant battait la ville depuis le matin.

Le Roi précédait la procession, impassible, son visage comme gravé dans le marbre dans une expression aussi neutre que possible. Pourtant malgré sa dignité Juste semblait pétri de chagrin. Il n’était un secret pour personne qu’il aimait profondément son épouse : il avait défié son père et toute la noblesse pour l’épouser. Vêtu de noir de pied en cap, ses cheveux étaient désormais coupés courts et retenus d’un simple cercle d’or figurant son rang, accentuant les traits marqués de son visage qui soudain semblait vieilli. Peut-être était-ce une ombre dans les orbes brunes du monarque… quelque chose était immanquablement changé en lui.

Dehors, la foule était maintenue par un cordon de gardes du Guet de Ville. Quand, enfin, le Roi et ses pairs -ceux qui avaient eu le temps d’arriver- furent entrés dans le temple et installés, entourés des membres du Clergé d’Eda mais aussi d’El, positionnés en retrait, le Guet libéra la foule qui dans un murmure pénétra dans les lieux familiers.

Pas de tentures sur les murs, comme de coutume, les lieux étaient sobres et dépouillés. Déposés face à l’autel, les cercueils scellés attendaient l’ultime bénédiction. Le temple se remplit. Petite noblesse de trop basse extraction pour assister aux cérémonies crématoires à la Cour, bourgeoisie, mais surtout populace, de la ville ou des environs. Quand plus une souris n’eut pu pénétrer dans la salle, les chants liturgiques s’élevèrent. Il restait de la foule au-dehors. On s’agitait déjà. Que se passait-il ? Que disait la grande prêtresse ? Était-ce vraiment le Roi, cet homme en noir ? La foule bougeait, poussait, le guet contenant avec de plus en plus de difficultés les curieux.

Même aux décès de Brun, puis de ses enfants, de Loyal et Clarté quelques années plus tôt il n’y avait pas eu tant de monde. La reine avait, après tout, réussi à se faire aimer de bien plus de gens que sa Cour et son Roi… Mais aussi, pour certains, elle restait un symbole à abattre ou au contraire à ériger en martyr. Et ce fut bien dans ce sens que partit le discours de l’officiante, sous le regard neutre du Roi.
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Ven 27 Juil - 16:29
Lune de Forge
Forgienne en pleine reconstruction
Lune de Forge
Messages : 446
Localisation : Castelcerf
Comme tout un chacun, Lune avait apprit la nouvelle de la mort de la reine et de son enfant. Elle ne se préoccupait pas vraiment des affaires d'état, sauf quand il avait s'agit des pirates rouges. Le reste ne l'intéressait pas. Pourtant elle se sentait une connexion avec Prudence, du fait de leur maternité contrariée. Quand elle avait appris voilà quelques mois que l'héritier était enfin en route, elle avait été soulagée pour cette femme qui attendait un coup de main d'Eda depuis si longtemps.
Les savoir tous deux décédés aujourd'hui, lui petit bonhomme qui n'avait même pas eu le temps de connaître la chaleur du cœur de sa mère. Oui assurément cela l'avait attristé. Elle aurait aimé en rester à cette seule et navrante impression mais les rumeurs s'étaient propagées et elle ne les aima pas. Une guerre venait de finir... Une autre se préparait déjà dans l'ombre.

La forgienne avait demandé à Noor si elle pouvait assister à la cérémonie. Il avait non seulement accepté mais s'était joint à elle ainsi qu'à d'autres de ses employés qui souhaitaient participer à l'événement.
Le cortège était passé devant eux et deux choses l'avaient fortement marquée. La première était la retenue dont faisait preuve le roi Juste quand bien même sa peine était sincère et profond. Digne mais hagard, abattu mais résolu. La jeune femme avait eu une impression de déjà vu lorsqu'elle l'avait aperçu.
" Pauvre homme... Il ne peut pleurer comme les autres... " murmura-t-elle pour personne en particulier.

La seconde fut le tout petit cercueil. Lune ne dit rien à ce moment-là mais si l'on avait pris garde à ses gestes, elle avait serré ses deux mains l'une dans l'autre avec une trop grande force pour que ça ne soit que de la piété.

Ils s'avancèrent vers le temple, mus par la foule qui s'y pressait, sitôt que le cortège fut entré. La litanie commençait et le silence régnait.

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Paroles en teal
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Dim 29 Juil - 22:29
Izolde
Ménestrelle en quête de justice
Izolde
Messages : 190
Localisation : Castelcerf
Depuis deux mois qu'Izolde était arrivée à Castelcerf, sous les trombes d'eau d'une Fête des Morts, elle n'avait fait que piétiner, au sens propre comme au figuré. Pas plus que précédemment, ses démarches ne se trouvaient couronnées de succès, et elle avait plutôt l'impression d'être considérée comme un ridicule moustique, trop souvent présent, mais dont on ne se fatiguait pas à tenter de comprendre les motivations. La répétition de ses tentatives ne faisait que susciter des réactions agressives, et nul doute que plus d'un aurait aimé asséner une bonne taloche à l'insecte qui leur bourdonnait aux oreilles, mais elle comptait bien continuer à éviter les coups, et à persister... l'idée de rentrer au village sans avoir rien obtenu était tout simplement inconcevable.

Pour tromper son isolement dans cette ville inconnue, et plus grande que ce qu'elle avait jamais connu, elle prêtait volontiers l'oreille aux rumeurs, notamment lorsqu'elle allait ici et là pour faire entre le son de son violon, ou de sa voix, afin d'économiser son petit pécule. Parmi elles, le double deuil touchant la famille royale s'était rapidement détaché, et avait alimenté nombre de conversations. On semblait presque unanimement estimer la pauvre femme, et montrer du doigt ses assassins : les Pies, encore... Malgré son sentiment de rester étrangère aux ruelles du bourg, elle avait été touchée par le récit de ces victimes innocentes et, bien emmitouflée dans sa cape des Montagnes, s'était postée comme tant d'autres sur le passage du cortège funèbre.

Elle vit ce roi qu'elle avait voulu solliciter, toujours en vain. Une apparition qui suscita des sentiments bien contradictoires chez la jeune musicienne : d'un côté, elle ne pouvait manquer d'éprouver de la compassion pour cet homme qui affichait sobrement un chagrin que l'on devinait bien plus profond. Mais d'un autre, l'hommage national dont on s'apprêtait à honorer feue la reine, ne pouvait que lui rappeler, par contraste, qu'aux confins des Duchés, un Frère d'Eda pouvait se faire assassiner sans que personne ne semble seulement s'en soucier. Il y avait de la jalousie dans cette rage latente, dont elle n'était pas fière, mais qu'elle ne pouvait pour autant étouffer. Injustice...

Suivant le mouvement de foule, Izolde s'approcha du temple qu'elle avait déjà visité à de nombreuses reprises, dans l'espoir vain de trouver par la prière des réponses qui lui échappaient. Que venait-elle y chercher aujourd'hui ? Elle ne le savait trop, mais quelque chose lui disait qu'elle devait se trouver là, qu'elle pourrait avoir quelque chose à voir ou à faire, qui se révélerait comme important pour la suite de sa quête, ou de son existence.
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Lun 30 Juil - 16:45
Noor Aedhelys
Capitaine 2-en-1 de la Vivenef Caminata
Noor Aedhelys
Messages : 94
Localisation : Entre Castelcerf et Ailleurs...
Les autres étaient partis du manoir tôt le matin pour se réserver une bonne place aux funérailles. Lionne entre autres avait été assez touchée du décès de sa souveraine. Noor s’en souciait peu. Voire pas du tout. Il avait croisé une fois cette femme qui avait futilement essayé de le menacer puis de l’acheter à tour de rôle, en vain. Mais Lune souhaitait s’y rendre également or ils avaient du travail le matin. Il avait donc déclaré qu’il l’accompagnerait. Avec le monde qu’il y avait, il ne tenait pas à ce qu’il lui arrive du mal.

Poussé dans tous les sens, sa grande carcasse faisait un rempart dans le dos de la forgienne. Très grand, Noor dominait d’une demi-tête la plupart des gens. Emmitouflé comme à son habitude, on ne lui fit pas de remarque mais il fut intérieurement étonné que le Guet de la ville, présent en force aux abords du temple mais aussi à l’intérieur, entre la noblesse et la populace, ne fasse pas de fouille réglementaire. Peut-être avait-il bien fait de prendre ses couteaux.

Ils entrèrent, l’enfant des Pluies cherchant ses hommes du regard avant d’apercevoir la silhouette noire de Brunilla qui accompagnait les quelques duchéens de l’équipage. Bien. Il recentra donc son attention sur Lune pour l’entendre murmurer quelques paroles qui lui paraissaient évidentes. Il était Roi, après tout. Avant tout, même. Alors qu’il allait répliquer, ses mains de la jeune femme se serrèrent l’une contre l’autre.

Ah. Le bébé.

Une grande main gantée se posa sur son épaule en signe muet de soutien.

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Noor parle en #181E70 et Aedhels en #930D31

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Lun 30 Juil - 17:32
Canaille
Louve de Mer peu fréquentable
Canaille
Messages : 82
Localisation : En mer, sur le royaume d'El
C'était parfait. Tout ce monde endeuillé et distrait par le convoi avec les boîtes de bois. L'occasion parfaite !

Canaille se promenait dans la foule comme un poisson dans l'eau, évitant les endroits trop gardés et coupant toutes les bourses à portée de main, non surveillées. L'air de rien, son manteau de grosse laine chaude servait assez bien pour l'heure, cachant le petit butin que la vile fille d'El ramassait doucement, son sabre et sa dague.

Pas question de rater cette occasion. Ses gars s'occuperaient de préparer leur départ de Cerf, mais la capitaine elle, avait envie de partir en grand. Elle n'en avait rien à faire de qui était mort et pour quoi. La noblesse, pfff. Ils chiaient et baisaient comme tout le monde. Pourquoi les mettre eux sur un piédestal ? Qu'est-ce qu'ils avaient jamais accomplie ?

La capitaine passait sa main gantée sur sa gorge marquée, puis remontant plus amplement son capuchon. Pas la peine de trop ressortir dans cette foule morne, valait mieux cacher sa tignasse de feu.

Sans trop s'en rendre compte, en suivant de gros poissons, la pirate finit par ne plus avoir le choix d'entrer dans le temple, poussée par des âmes morvant derrière elle.

- Mordiable...

C'était bien le dernier endroit où la balafrée souhaitait aller aujourd'hui... Plus la peine de voler des bourses ou elle se ferait choper et rependre à nouveau. Non, adieu sa seule distraction.

Pas question de s'asseoir non plus, aussi la capitaine préférait rester debout au fond de la salle du temple, près des portes de sortie. Aussitôt qu'elle le pourrait, elle s'enfuirait.

Si elle ne mourait pas d'ennui avant...
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Lun 30 Juil - 18:13
Adroit
Chasseur révolté
Adroit
Messages : 96
Il était là, le jour le plus sombre de l’année. Les hommes de la maisonnée s’étaient levés tôt pour couper une certaine longueur de leurs longs cheveux, sans trop en faire. S’ils avaient perdu une reine, il ne s’agissait ni de leur mère, ni de leur femme, ni de leur fille. Mais comme leur père était proche de la cour de par sa position, il avait demandé à ses fils de l’honorer comme s’il avait s’agit d’une personne de leur famille. Le cœur lourd, ils s’étaient mêlés à la foule qui s’était amassée en attendant qu’apparaissent la procession.

Adroit avait demandé à son aigle de rester à l’abri dans la fauconnerie. Avec la tempête de neige qui s’annonçait, l’oiseau n’aurait servi à rien à moins de se trouver au plus près des hommes, et cela aurait pu faire de lui une cible avec les tensions qui risquaient d’éclater. Le chasseur supposait que la moindre bête serait suspectée d’être l’instrument des Pies et il ne valait mieux pas traîner dans les parages. Le jeune homme s’était au moins assuré d’avoir dissimulé une dague sous son épais manteau de fourrure, juste au cas où.

Le cortège, mené par un roi aussi silencieux qu’attristé, arriva finalement, précédent deux coffres de bois, dont la taille ridicule de l’un d’entre eux tira un hoquet d’effroi à la populace. Adroit faisait partie de ceux-ci, jurant à part lui contre ceux qui étaient à l’origine d’un tel acte. Le cercueil de l’enfant était à lui seul la preuve que les Pies ne reculeraient devant rien et qu’il était nécessaire de les arrêter. Si le Roi et son peuple en payaient aujourd’hui le prix, demain, les Vifiers innocents risquaient d’en subir les plus affres conséquences.

La foule entra dans l’édifice religieux qui accueillerait la cérémonie. Le flot d’hommes, de femmes et d’enfants, était si dense qu’il était impossible de lutter contre le courant qui le poussait à l’intérieur. Noir de monde et d’humeur, un pesant silence s’installa alors que tous prenaient place. Adroit se faufila près de l’une des parois du temple, prenant appui sur un banc pour essayer de surplomber d’une tête l’assemblée dans l’espoir de guetter un comportement anormal. Car s’il était là pour honorer la Reine, Adroit espérait secrètement que les Pies se décident à agir pendant que le peuple était amassé autour de son roi.
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Mar 31 Juil - 0:36
Invité
Invité
Anonymous
L’ancien soldat leva le regard au ciel un moment, regardant la neige tomber avant de ramener son regard vers en avant. Il s’assura de replacer sa capuche, car même s’il se tenait loin des gardes, il n’y avait aucune raison de prendre le risque de se faire repérer. Les risques auraient pu être complètement évités en s’abstenant de venir assister à cette cérémonie, mais l’évènement avait réanimé plusieurs pensées troubles chez le guerrier, ce qui le poussa à se rendre sur les lieux. Il était venu attendre devant l’édifice seulement quand un bon nombre de personnes était arrivé, voulant se fondre dans la masse.

Quand Combatif vit la procession, mais surtout le roi, il ne put empêcher les pensées de revenir. Cet homme qui régnait sur tous ceux présents et plus encore, était-il sincère dans son chagrin à la perte de sa femme et son enfant, ou était-ce simplement un acte pour s’attirer les sympathies de son peuple?  Il y a longtemps, le déserteur n’aurait jamais eu ces doutes, mais après avoir vu le peu de valeur qu’avait la vie aux yeux de nobles et des plus fortunés, il ne pouvait s’empêcher d’en douter.

Ses pensées furent interrompues par la foule qui se mettait en mouvement. Il se mit lui aussi à se déplacer vers l’intérieur de l’édifice, s’assurant que sa cape noire n’avait pas été déplacée et continuait à le cacher des regards indésirables. Une fois les portes passées,  le renégat se sépara de la foule pour aller s’installer près du mur.
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Mer 1 Aoû - 17:46
Le Ménestrel
Celui qui sait...
Le Ménestrel
Messages : 251
Un murmure de désapprobation monta de la foule au passage du plus petit des deux cercueils. C’était, comme pour le meurtre horrible du petit garçon de Clarté et Loyal Loinvoyant, l’ignominie de tuer un enfant, un bébé, qui attisait le plus la colère des témoins de la scène. La peine peu à peu se muait en haine pour les meurtriers, une émotion intense et palpable pour ceux doués de l’Art comme du Vif. Remontant au fil du cortège, la gronde, murmure persistant, ne sembla pas vouloir se calmer avec l’ode funéraire qui recommandait les esprits des défunts à Eda.

Un chien poussa, aux portes, un gamin qui chut des marches du temple et se mit à pleurer. Si ses cris furent vite calmés par sa mère, quelqu’un cria au meurtre, à l’attentat. La panique se saisit de ceux qui l’entendirent, on se mit à essayer de courir vers les rues, mais le Guet ceinturait la place et repoussa sans ménagement les premiers gestes de panique dans l’espoir de maintenir l’ordre, leurs agents montés se plaçant en travers des rues pour tenter d’éviter une débandade qui pouvait faire des morts.

« Meurtriers ! Pies ! » hurla-t-on d’un côté.

« Le Guet est complice des Pies ! » reprit-on plus loin. « Tuez-les ! »

La clameur arriva du dehors pour enfler dans le temple plein à craquer. Non loin d’un déserteur encapuchonné et d’une certaine pirate rousse, un homme tira son couteau en attrapant le malheureux chien et l’égorgea sans autre forme de procès après l’avoir tiré hors du temple.

Quelque part à la droite d’Izolde et Adroit, une femme, paniquée, se mit à convulser. Son compagnon désigna le premier venu : « C’est un Pie ! Attrapez-le ! ». L’homme, terrifié, recula et bouscula la baugienne et le chasseur en tentant de s’enfuir.

Un paysan, tenant son fils d’une douzaine d’années contre lui, se retourna pour tenter de quitter les lieux et s’arrêta net face à une haute créature encapuchonnée, ne prêtant pas même attention à la forgienne devant lui. Son regard se riva dans celui violet aux pupilles reptiliennes de l’homme et descendit jusqu’à s’arrêter sur la main polydactile. « Monstre ! Un Monstre ! » retentit aux alentours sa voix rugueuse à l’accent prononcé. Des couteaux se levèrent en direction de Noor alors que le garçon, dans un élan de courage, attrapait Lune pour la tirer hors des griffes de l’étrange créature.

Juste se leva : « Paix ! » déclara-t-il d’une voix profonde qui résonna parmi les ogives de pierre, en vain. D’un geste, il ordonna au commandant du Guet de sécuriser la zone. Les soldats au tabard bleu barré d’une bande argentée de la capitale entrèrent en force, épée au clair sans être menaçant, simplement autoritaires.  

Adroit et Izolde : Vous êtes côte à côte, au milieu de la foule. L'homme est banal, dans les 35-40 ans, sans doute un petit bourgeois car il a des vêtements de qualité bien que peu originaux. Adroit : tu perçois le vif chez lui, mais faiblement (donc soit il le cache, soit il est latent).

Combatif et Canaille : Vous êtes près des portes, à quelques pas l'un de l'autre mais trop loin de la sortie pour vous glisser dehors sans que le guet ne vous intercepte.
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Mer 1 Aoû - 19:23
Lune de Forge
Forgienne en pleine reconstruction
Lune de Forge
Messages : 446
Localisation : Castelcerf
Le silence ne fut pas de courte durée dans l'assistance. Une sourde colère gronda au dehors, sourde mais contagieuse. Elle gagna les abords du temple puis son sein même, coupant court à la solennité de l'instant.
Lune regarda la foule sans comprendre, sans savoir que faire. Elle n'avait rien vu venir. Elle n'avait pas imaginé que cela pourrait être ainsi. C'était une cérémonie religieuse en mémoire d'illustres disparus... Mais c'était bien ça le problème...
Les gens s'énervaient, paniquaient, faisaient brusquement demi tour.

Et ce qui devait arriver arriva. L'étrange étranger, même parfaitement en capuchonné et dissimulé, fut remarqué, montré du doigt. Menacé.

" Nooon ! " hurla-t-elle en se débarrassant brusquement de la main de l'enfant qui la tenait pour l'éloigner de Noor. Il comptait sûrement bien faire ce petit bonhomme mais à l'instant, la forgienne s'en moquait royalement. Elle ne voyait que les couteaux se lever en direction de son ami. La jeune femme ne pensa pas qu'Aedhels puisse prendre le relais, ni combien cela serait désastreux en un lieu clos pareil. Non elle pensa simplement à agir. Bousculant ceux qui voulaient s'interposer, elle reprit sa place sans ménagement. Elle écarta les bras, faisant barrage de son corps. Qu'ils comprennent bien qu'ils lui devraient lui passer dessus avant de s'en prendre au jeune homme étrange qui l'accompagnait.

Monstre monstre, hurlaient-ils ces gens autour d'eux. Oui il était différent, surprenamment différent mais elle ne les laissait pas dire qu'il était un monstre.

Alors elle hurla à son tour, plus fort qu'eux.
" Regardez-vous ! C'est vous les monstres ! Vous mettez la peur et la haine dans la tête de vos gosses ! C'est un enterrement bordel ! "

Voilà la forgienne était en colère. Au bout de ses bras tendus, ses poings étaient serrés.

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Ven 3 Aoû - 0:07
Izolde
Ménestrelle en quête de justice
Izolde
Messages : 190
Localisation : Castelcerf
Bien sûr, la foule ne pouvait rester insensible au passage des cercueils. Mais la rapidité avec laquelle elle mit de côté toute idée de recueillement stupéfia Izolde, qui n'était pas habituée à d'aussi grands rassemblements, elle qui venait d'un petit village et, en termes de cité, avait surtout connu la modeste Lac Bleu. "Il" lui avait bien parlé de ce genre de réactions, mais elle n'en avait jamais encore été témoin, et elle fut atterrée de constater combien ses semblables, groupés ainsi, devenaient stupides et influençables. La colère, peut-être justifiable, menait à une violence qui l'était bien moins, et qui éclata en petites bulles ici et là. L'une d'elles émergea tout à côté de l'ex-prêtresse, et celle-ci resta d'abord un instant sans comprendre. A quoi donc rimait cette soudaine accusation ? Le temps de retrouver son équilibre, elle considéra l'homme qui l'avait fait vaciller en tentant de se soustraire aux regards, puis celui qui l'avait montré du doigt, avant de passer à celle qui aurait manifestement eu le plus besoin d'aide, et dont personne ne semblait se soucier.

" Vous feriez mieux de vous occuper d'elle, plutôt que de dire la première bêtise qui vous passe par la tête, "
prononça-t-elle, assez fort intentionnellement, à l'adresse de l'accusateur. Et, se détournant de lui comme du pseudo coupable, qui ne semblait avoir d'autre tort que de s'être trouvé là, elle s'accroupit auprès de la femme. Si celle-ci avait besoin d'un vrai guérisseur, il y avait peu de chances que l'un d'eux parvienne jusqu'à elle rapidement. Restait la possibilité à la jeune fille de lui apporter ce qu'elle pouvait de calme et de réconfort. Elle n'avait pas l'intention d'oublier si vite la vie qu'elle avait cru devoir être la sienne au service d'Eda.

Bien plus doucement, et sur un ton plus bas, comme pour partager une confidence, elle se mit donc à parler à la victime de cette crise de panique :
" Là, doucement. Tout va bien, personne ne vous veut de mal. Oubliez tout le reste, pensez juste à vous. A votre respiration. Tranquille, lente. Tout cet air est là pour vous. Des inspirations amples. C'est tout ce qui compte pour l'instant. Ça va aller, continuez comme ça. "
Si la femme se laissait faire, elle lui soutiendrait la tête, pour éviter qu'elle ne se blesse sur le pavé dans ses mouvements désordonnés, et aussi pour l'éloigner du sol embourbé, et pour renforcer le contact. Elle-même s'incluait dans la bulle qu'elle tentait de créer au milieu de la foule, en donnant l'exemple de longues respirations apaisées.
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Ven 3 Aoû - 16:27
Noor Aedhelys
Capitaine 2-en-1 de la Vivenef Caminata
Noor Aedhelys
Messages : 94
Localisation : Entre Castelcerf et Ailleurs...
Noor prit peur face à tant d’agressivité. Pourquoi ? Il n’avait rien fait, avait simplement la main sur l’épaule de Lune, son visage entièrement emmitouflé dans les tissus. Il ne restait que ses yeux. Mais avec la tension ambiante, cela avait suffi. Sans ce mouvement de foule, il n’aurait peut-être pas paniqué. L’insulte était habituelle, il ne s’en formalisait même plus.

Aedhels, lui, s’en formalisait. Un long battement de cils, le regard se fit plus dur alors qu’il ne percevait que les dernières paroles de Lune. Lentement, sa dextre se leva pour retirer son cache-nez, révélant sa peau ivoirine couturée et un sourire mauvais.

« Ton Roi t’a donné un ordre, paysan. Paix. »

Sinon il se ferait une joie de lui briser l’os hyoïde pour s’assurer qu’il cesse de hurler des inepties.

« Lune ? Il faut sortir. Cette foule est dangereuse, elle a soif de sang, je le sens. »


Il ne pouvait hélas pas massacrer les importuns dans un temple. Pas qu’il soit religieux, mais là, éliminer les témoins allait devenir difficile.

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Noor parle en #181E70 et Aedhels en #930D31

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Sam 4 Aoû - 22:30
Canaille
Louve de Mer peu fréquentable
Canaille
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Localisation : En mer, sur le royaume d'El
Tout de même, ils battaient tous des records ces culverts cette fois ! En moins de deux, on criait au monstre, on sortait couteaux et brandissait épées. La menace venait de l'intérieur parce que c'étaient tous des couards sans honneur qui braillaient à la moindre pression, des faiblards incapables qui se pissaient aux braies tellement ils ne savaient plus où donner de la tête.

Il n'y avait probablement rien de grave, mais la peur guidait ces moutons sans cervelles d'Eda à s'entre-arracher, comme tant de fois auparavant. Quelle surprise, ils n'écoutaient pas leur "roi" ... C'était à croire qu'il n'avait pas de réel pouvoir sur son peuple, ah ! Songeait la vil fille de l'océan en souriant toute seule.

La pirate restait sagement dans son coin, écoutant la vague de cris et d'injures, plus que ne l'observant. Un grand gaillard était venu se planter devant elle, entre la capitaine et la porte de sortie. La balafrée se serait bien faufilée à l'extérieur en profitant du chaos ambiant, mais en s'écartant légèrement du mur sur lequel elle s'était adossée, remarqua que la sortie était bloquée par le guet... La rousse se voyait bien le poignarder à quelques reprises en accusant son voisin pour s'éclipser en un clin d'oeil, mais il y avait définitivement trop de gardes et de témoins pour que ça fonctionne cette fois-ci.

La fille d'El releva donc le nez sur celui qu'elle considérait coupable de sa fuite ratée, lui ayant bouché la vue juste assez longtemps pour rater son opportunité de fugue.

Malgré la capuche, la capitaine reconnut le profil de cet étranger qui une fois de plus l'emmerdait bien. Elle se décolla vivement du mur pour aller lui placer deux doigts fermement entre les côtes tout en lui agrippant le bras pour le restreindre.

- Faut toujours surveiller ses arrières l'culvert. Lui susurrait malicieusement la rouquine.

Canaille le relâchait aussi rapidement qu'elle l'avait attaqué, puis scrutait les environs pour mieux jauger la foule emprisonnée dans ce temple de merde.

- J'sais pas pour toi, mais moi j'me f'rai pas taillader par des ramasseurs d'purin... Déclarait-elle en cherchant une issue.

S'il le fallait, elle couperait dans le paysan pour sortir d'ici.
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Lun 6 Aoû - 10:27
Adroit
Chasseur révolté
Adroit
Messages : 96
Comme l’on pouvait s’y attendre lorsqu’il y avait un attroupement de populace et que la peur des Pies était palpable dans l’air, les esprits s’échaudèrent. Tout commença par un chien qui fut rapidement égorgé dans l’espoir de calmer le tumulte naissant. Adroit avait tendu son Vif vers la bête, d’abord dans l’espoir de la calmer et ensuite de voir s’il était manipulé par un malin. Mais la vie le quitta, avec une lenteur désagréable. Le geste était cruel pour l’homme du Lignage mais peu pouvaient comprendre qu’un animal méritait une mort rapide, sans souffrances.

Le chasseur n’eut le temps de s’y attarder car, non loin de lui, une femme était secouée de tremblements. La tension continuait de monter d’un cran et la panique gagnait l’assemblée. L’homme qui fut désigné comme Pie recula, la peur se manifestant dans ses gestes approximatifs. Il était probablement innocent mais dans le doute, Adroit l’effleura du Vif et y discerna un faible écho, signe d’une magie latente, ou dissimulée. Une autre femme vint tenter de s’occuper de celle qui convulsait, à renforts de mots apaisants. Un peu plus loin, on criait au monstre en désignant un individu qui dépassait d’une tête ses voisins. Le jeune homme crut reconnaître une femme aux longs cheveux blonds avant que son attention ne se reporte sur l’homme qui le bousculait.

Adroit l’empoigna pour l’empêcher d’ajouter au tumulte en poussant de l’épaule les gens autour d’eux. « Calmez-vous » dit-il en essayant d’apaiser l’individu. Déjà, les voix s’élevaient, faisant fi de la requête de leur Roi. Si les tensions montaient encore, un massacre éclaterait bien rapidement. Le Chasseur lança un regard sombre à l’homme qui l’avait accusé d’être un Pie sans probablement savoir grand-chose « Et vous, occupez-vous de votre femme » lui ordonna-t-il en la désignant d’un signe de la tête. En laissant son peuple avoir l’opportunité de partager son chagrin, le Roi Juste avait provoqué, sans le vouloir, d’importantes tensions. Et ce n’était pas l’attitude agressive du Gué qui bloquait la sortie qui les apaiserait.
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Mar 7 Aoû - 19:15
Invité
Invité
Anonymous
Un sourire se dessina sur le visage du renégat en voyant les réactions de rage et de panique se propager à travers la foule. On voyait bien ici la vraie nature humaine, laide et violente. Combatif posa doucement une main sur le pommeau de la lame à sa taille. Il n’allait pas être le premier à dégainer, mais il n’allait pas non plus devenir une victime.

L’ancien soldat était conscient des gens qui était autour de lui, mais ne leur portait pas une attention particulière, alors il fut surpris lorsque quelqu’un lui agrippa le bras et qu’il sentit une pression entre ses côtes, au niveau où son plastron de cuir finissait. Les muscles de son corps se raidirent et la main encore sur son arme se serra. Avant qu’il ne puisse tourner la tête pour voir son assaillant, il reconnut la voix qui s’adressa à lui. Son sourire lui revint et il relaxa aux paroles de la rouquine.

- Je me croyais alerte, mais je ne m’attendais pas à revoir un furtif chat de ruelle dans un endroit comme celui-ci.

Aux prochaines paroles de la pirate, le guerrier se retourna enfin vers celle-ci et ne put qu’être en accord avec elle.

- Ce n’est pas non plus dans mes plans, mais je doute que l’on nous laisse gentiment sortir d’ici, tant que la populace ne se sera pas calmée…
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Dim 19 Aoû - 22:04
Le Ménestrel
Celui qui sait...
Le Ménestrel
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La garde de Bourg-de-Castelcerf ne s’attendait pas vraiment à devoir intervenir dans le temple. Le Roi, afin de ménager l’honneur -et l’orgueil- des soldats de la Capitale n’avait pas pris la peine de venir avec son escorte, or le Guet se trouvait désormais en situation d’infériorité numérique. Un jeune soldat, que des jeunes haranguaient, crut bon de faire du zèle et repoussa brutalement les trouble-fête, créant un début d’échauffourée dans laquelle Canaille et Combatif se retrouvèrent pris bien malgré eux. Une épée vola, trancha une oreille et le sang gicla sur la rouquine alors que la victime hurlait de douleur sans faire attention que dans ses mouvements, il perdit sa bourse au renflement fort intéressant.

« Le guet ! » criait-on à droite, à gauche. « Taisez-vous ! » s’indignaient certains. « C’est un temple ici, rangez les armes ! » entendit-on non loin d’Izolde et Adroit. La foule, vers eux, n’était plus trop menaçante mais une curiosité malsaine entourait la malade, les uns les autres se pressant et chacun y allant de ses conseils. La victime elle, si elle sembla au début aller mieux, fut de nouveau prise de panique et de gêne face à ces inconnus la dévisageant. Elle tenta de faire signe à l’ancienne prêtresse qu’elle voulait de l’air. Son mari, lui, s’il grogna à Adroit qu’il n’avait pas d’ordres à recevoir de lui obtempéra néanmoins. « Merci bien, merci bien. Par la grâce d’Eda tout le monde n’est pas encore fou ici, » le remercia l’homme qui s’était bien calmé grâce à l’apaisement du chasseur.

De l’autre côté de la nef il n’en allait pas de même. Aedhels parut suffisamment menaçant maintenant qu’il s’était redressé et démasqué pour s’assurer l’antagonisme d’à peu près tout le monde autour de lui. « Ce type, l’est pas humain ! Vois-y-donc, femme, y s’rait ben avec ces Pies qu’ont tué la Reine ! » se défendit le père, approuvé par son fils. Dans le dos d’Aedhels, un homme tira un coutelas de sa ceinture et attaqua l’enfant des Pluies, son geste cependant fut dévié par un homme blond armé… d’un livre. L’arme, affûtée, fit cependant quelques dégâts : elle entailla profondément l’épaule du marchand et une fois son porteur déséquilibré par le coup sur sa tête, elle vint faire une estafilade sur le bras de Lune. « C’est un enterrement. Un peu de respect, enfin ! » les exhorta-t-il.

Juste se leva, et par l'Art tant par la voix, il ordonna : « DU CALME ! » Cette voix d'Art qui vint raisonner en douceur, sans imprimer d'ordre mais impossible à ignorer, dans l'esprit de toutes les personnes réceptives à l'Art.
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Lun 20 Aoû - 13:49
Lune de Forge
Forgienne en pleine reconstruction
Lune de Forge
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Localisation : Castelcerf
Elle reconnut la voix. Ce petit changement subtil dans l'intonation qu'elle avait déjà entendu à Force, il y avait bien des mois de cela. Le contenu aussi, clairement injonctif envers le paysan, c'était signé Aedhels. Qu'il ait pris les rênes était logique au vu de la situation. Lune ne changerait pas nécessairement de façon de faire avec lui pour autant. En tout cas, l'idée qu'il proposait restait la plus judicieuse : quitter rapidement les lieux.

Elle leva les yeux au ciel quand l'homme en face d'elle supputa que l'étrange marchand était un Pie.
" Qu'est-ce qui faut pas entendre comme connerie ? " souffla-t-elle toujours énervée de l’imbécillité environnante.
La forgienne terminait à peine sa phrase qu'elle perçut du mouvement dans son dos ; elle eut à peine le temps de se retourner pour constater qu'Aedhels avait été blessé à l'épaule qu'elle se prit elle aussi un coup de couteau sur le bras. L'homme qui en était armé était tombé à moitié assommé juste à côté d'elle. Ce n'était pas là l’œuvre du capitaine, ou il aurait été dans un plus piètre état, mais d'un blond armé d'un énorme livre, qui hurla à son tour contre les assaillants pour les amener à se calmer. Drôle de méthode...

Lune s'intéressait plus à la blessure de son compagnon qu'à remercier leur bibliothécaire de sauveur.
Elle avait ramassé le couteau perdu, l'essuya rapidement sur son jupon et en découpa un long bout pour faire un bandage à Aedhels. Elle s'approcha de lui, grimaçant en constatant la profondeur de la blessure. Elle n'y connaissait rien en soin mais savait néanmoins faire une compression pour calmer le saignement d'une plaie. Alors elle s'y employa.
" Laisse-toi faire ! "
C'était à son tour d'être quelque peu injonctive. Mais c'était pour son bien. Lune surveillait ainsi les arrières de l'enfant du désert des pluies tout en enveloppant son épaule de son bandage improvisé.
" T'as raison, faut qu'on sorte d'ici très vite ! Une idée ? Sans tailler dans le tas de préfér... "
La voix qui résonna dans sa tête lui fit perdre le fil de son propos.


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Lun 20 Aoû - 21:15
Izolde
Ménestrelle en quête de justice
Izolde
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Localisation : Castelcerf
L'ancienne prêtresse percevait bien le tumulte autour d'elle et de sa patiente improvisée, elle y sentait la tension croître et un souffle de violence difficilement contenue planer sur la foule, pourtant, elle n'avait pas l'intention d'abandonner cette femme qui avait besoin d'aide. Celle-ci sembla se tranquilliser quelque peu, mais le répit fut de courte durée, et lorsqu'elle releva la tête, la jeune fille faillit se laisser aller au même genre de sentiment. Oui, la masse humaine était effrayante, et toutes ses têtes tournées vers elles semblaient rivaliser de laideur dans leur curiosité non dissimulée, telles les faces grimaçantes de mauvais génies cherchant quelque diablerie à commettre à leurs dépens.

Comprenant le signe de la pauvresse, et pas loin de partager son sentiment d'étouffer, la baugienne se releva un peu brusquement, afin de faire face aux badauds.
« Y a rien à voir ici. C'est par là-bas que ça se passe, la cérémonie, »
lança-t-elle sans grande aménité, avec un geste ample vers le cœur du temple où se tenait toujours le roi endeuillé. Comment les gens pouvaient donc se montrer aussi grossiers en de telles circonstances ? Elle espérait que les différentes réflexions entendues ici et là feraient au moins honte à certains, et les pousseraient à reporter leur attention vers ce pour quoi ils se trouvaient là : l'hommage du Duché à deux victimes innocentes de conflits qui les dépassaient.

Accrochant la manche du mari, Izolde l'incita à revenir aux côtés de sa compagne, et expliqua à sa seule intention :
« Il faudrait la faire sortir d'ici, gagner un endroit plus tranquille et plus aéré. A vous de voir si vous voulez l'accompagner ou rester ici, mais elle se sentirait certainement plus en confiance si vous étiez à ses côtés. »
Elle n'eut que le temps d'entendre sa réponse, avant que le roi ne se décide à user de son autorité naturelle, et surnaturelle aussi, même si la brunette, n'y connaissant rien, ne décela pas l'Art dans les mots prononcés. La sensation d'urgence se faisant soudain bien moins pressante, elle fit signe aux deux autres protagonistes(*), mais de manière assez peu insistante. Elle se souvenait qu'elle avait voulu demander leur aide, dans l'idée d'écarter tous les trouble-fête - si l'on pouvait dire - mais cela ne lui semblait désormais plus si crucial.

(*) Adroit et le « présumé Vifier », si des fois c'était pas clair
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Jeu 23 Aoû - 21:59
Noor Aedhelys
Capitaine 2-en-1 de la Vivenef Caminata
Noor Aedhelys
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Localisation : Entre Castelcerf et Ailleurs...
Un sifflement de douleur lui échappa quand la lame entailla profondément son bras, juste sous les écailles de son épaule. Ce n’était pas grave : malgré le sang, aussi rouge que celui de son agresseur, sa vie n’était pas en danger mais sa colère était bien réelle. Cet homme, il le retrouverait, un soir loin de la foule et des soldats. Alors, cet idiot aurait de bonnes raisons d’avoir peur. Mais il sera trop tard.

Heureusement pour le paysan, un autre homme intervint et le mit hors d’état de nuire. Aedhels planta son regard dans ce petit homme blond, tout frêle (pas que lui soit un modèle de musculature mais au moins était-il grand), avant de finalement hocher la tête en remerciement.

« Merci. On vous le laisse. »

Il posa sa main sur celle de la forgienne qui s’affairait et lui murmura.

« Laisse, nos blessures sont un billet de sortie. » Dans son esprit soudain résonna la voix du souverain. Sa colère retomba, un peu. Mais la colère n’était pas l’opposé du calme et Aedhels avait généralement un sang-froid à glacer les sangs. Il profita de cet instant de flottement pour passer un bras autour de la taille de la jeune femme et lui faire faire demi-tour. « J’ai connu pire on verra à la boutique, surjoue un peu la gravité de ta blessure que les soldats nous laissent passer, » lui murmura-t-il.

D’autorité, il l’emmena avec lui, poussant la foule si elle ne s’écartait pas d’elle-même. Le sang qui désormais maculait ses vêtements sombres, celui de Lune sur sa propre robe convainquaient au moins les sceptiques à ne pas faire de houle. A moins que ce ne soit cet ordre ? Était-ce donc là cette fameuse magie endémique des Six-Duchés ? Il serait curieux d’étudier les effets de cette arcane sur le fonctionnement du corps humain.

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Noor parle en #181E70 et Aedhels en #930D31

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Dim 26 Aoû - 21:35
Canaille
Louve de Mer peu fréquentable
Canaille
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Localisation : En mer, sur le royaume d'El
Ça gueule, ça se bouscule et ça panique.

Le grand gaillard à ses côtés semblait partager ses idées, pas question de se laisser abîmer par cette foule de moutons apeurés, mais avant de vraiment pouvoir trouver une issue, la situation dégénéra davantage. On les poussait rudement d'un coup parce qu'un p'tit soldat avait décidé de rentrer dans le lard d'un paysan . Des bruits de lames se firent entendre et en quelques secondes, Canaille fut aspergée du sang poisseux d'un des fouteurs de bordel. La pirate le repoussa sans ménagement en l'agrippant rageusement par le collet d'abord afin de lui faire comprendre de dégager vite fait, sinon il allait y goûter. Une fois ses mains libre de tout culvert, la capitaine dégaina également son sabre pour tenir à distance tout ce monde incontrôlable. Contrairement à eux, la rouquine était d'un calme glacial, jaugeant tout ce qui passait devant ses yeux, tout en s'adossant de nouveau au mur pour ne pas avoir à surveiller ses arrières. La filou ne manqua pas la bourse que le porc saignant avait laissé tomber et dans un geste contre-nature, lui envoya un coup de pied pour qu'elle aille s''écraser ailleurs.

Peut-être s'ouvrirait-elle et que ces planteurs de patates de bousculeraient pour ramasser les pièces ? La fuite idéale.

Les paroles du Roi résonnèrent brutalement dans son crâne toutefois. Ce qui fit apparaître un air de chien à la gueule de la fille d'El. Ces saloperies d'artiseurs...
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Sam 15 Sep - 16:56
Invité
Invité
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Un sentiment de découragement s’empara du guerrier à la vue de cette situation. Ce n’était pas le fait que la panique ait fait place à la violence qui le décourageait. Non cela il s’y attendait. C’est le fait que ce soit un membre du Guet, un de ceux qui sont  entraînés à garder la paix et à défendre les plus faibles, qui ait envenimé les choses, qui le décourageait. Combatif laissa échapper un soupir, mais son découragement fut de courte durée et fut remplacer par un sourire inquiétant, car il allait pouvoir combattre et cette perspective lui faisait toujours oublier toutes ses contemplations.

Il repoussa d’instinct tous ceux qui étaient trop près de lui, pour s’assurer une distance sécuritaire, puis commença à dégainer sa lame, tout en reculant vers le mur, suivant le pas de la pirate à ses côtés. De cette façon, il effaçait tout danger qui aurait pu arriver de l’arrière et  les deux criminels n’étaient pas une menace envers l’un l’autre, pour l’instant, alors il n’y avait pas de mal à l’avoir à proximité.  La lame de l’ancien soldat  n’était pas complètement sortie du fourreau quand il entendit la voix du roi et ressentit l’effet de l’Art. À cette sensation, Combatif arrêta son geste, ne dégainant pas son arme, mais ne la rengaina pas non plus, restant immobile.
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Dim 16 Sep - 17:41
Le Ménestrel
Celui qui sait...
Le Ménestrel
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La situation semblait partie pour dégénérer. Une poudrière venait de s’embraser à l’instant même où un soldat avait tranché l’oreille de l’un des agitateurs et partout des cris ainsi que des appels à la révolte commençaient à se faire entendre.

Pourtant, comme si la foudre était tombée au milieu de la foule, tout s’arrêta soudainement. Le roi n’avait eu besoin que d’un ordre, donné par toute la puissance de son Art.  L’ensemble de la population présente donnait à présent l’impression de se relever d’une immense gueule de bois collective et seules les dernières invectives des personnes les moins sensibles à la magie de Juste Loinvoyant se faisaient encore entendre. Mais ces dernières bribes d’agitation cessèrent bien vite face au poids de l’ambiance qui était retombé.

Ce fut à cette occasion que quelques gardes fendirent la foule pour arrêter sans ménagement les perturbateurs qui avaient été repérés, le reste du Guet formant un cordon afin d’empêcher ces derniers de prendre la fuite.

Lune et Aedhels avaient décidé de profiter de ce calme en partie retrouvé pour tenter de s’éclipser. L’homme qui les avait agressés titubait encore du coup qu’il avait reçu, mais voyant les deux larrons s’éloigner, il eut un regain de colère et voulut repartir à la charge. Ce fut sans compter sur la célérité du jeune homme blond qui était déjà intervenu tout à l’heure. Ce dernier lui asséna un nouveau coup de livre, assommant définitivement le trouble-fête cette fois. On disait que la réponse à bien des problèmes se trouvait dans les livres de prières… Cela n’avait jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui.

Le blondinet, qui répondait en réalité au nom de Genêt, n’avait visiblement plus rien à faire ici. Il laissa alors l’ouvrage qu’il tenait sur un banc pour s’éclipser en direction d’une des petites sorties du temple. Là deux gardes l’arrêtèrent.

“Halte ! Personne ne sort avant la fin des interpellations !”

À ces mots, le jeune homme ne se démonta pourtant pas et répondit du tac au tac.

“Services spéciaux !”


Les deux hommes se regardèrent surpris un instant, puis sans poser de question ouvrit alors le passage au blondinet. Ce n’est qu’une fois ce dernier disparu que les deux gardes se posèrent une question intelligente.

“Tu savais qu’on avait des services spéciaux toi ?”


“ Non. Mais dans le doute…”


De leur côté, l’enfant des Pluies et la Forgienne s’étaient rapprochés de l’entrée principale, elle aussi solidement tenue par la garde. Là, se trouvaient déjà Izolde et Adroit, accompagnée de la femme qui avait fait un malaise, ainsi que son mari.

Dans un premier temps, les hommes de faction ne semblaient pas particulièrement disposés à laisser sortir tout ce petit monde, mais une nouvelle intervention du roi en personne vint dénouer la situation. Se levant, la voix toujours claire et nette portant dans tout le temple, il annonça :

“La cérémonie est terminée ! Faites évacuer les blessés et ceux qui les accompagnent. Proposez-leur des soins. Mettez aux arrêts tous les fauteurs de troubles, puis faites évacuer le reste de la population, dans le calme et la discipline.”

Le roi avait parlé. Son expression était ferme, pourtant une profonde fatigue se lisait sur son visage. Visiblement, il était affecté par la manière dont les choses s’étaient déroulées. Aujourd’hui, il prenait pleinement la mesure de la tension qui régnait au sein de la population.

Heureusement, les interpellations se déroulaient dans le calme. Il fallait espérer qu’à présent plus rien ne viendrait troubler cette journée. Rien n’était moins sûr étant donné que deux gardes s’approchaient de Canaille et de Combatif, dont les armes au clair ne pouvaient qu’attirer la suspicion... Cela ne manqua pas et un vétéran, dont les barrettes dorées aux épaulettes traduisaient un grade de Lieutenant, s'approcha d'eux pour les interpeller :

"Hey, vous-deux. Rangez vos armes immédiatement et rentrez dans le rang en attendant de pouvoir sortir."


A son ton, il était clair qu'il ne leur laisserait pas de seconde chance. Sa main s'abattit sur l'épaule du gamin qui avait paniqué et le poussa en arrière, dans les bras d'un de ses ainés qui le traîna hors du temple séance tenante.
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Lun 17 Sep - 19:55
Lune de Forge
Forgienne en pleine reconstruction
Lune de Forge
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Localisation : Castelcerf
Il y avait celle qui se laissait aller à son instinct premier et celui qui analysait d'abord. Sa réflexion était loin d'être stupide mais elle ne serait pas venue immédiatement à l'esprit de la forgienne. Si elle avait fini par venir... se dit-elle même, guère convaincue de ces capacités dans ce domaine.
" Faire semblant... ok... " énonça-t-elle comme pour s'en convaincre. Faire semblant que c'était plus grave que cela n'était. Être la faible femme qui nécessitait qu'on l'aide, en somme. Elle ne savait pas faire ça, aussi préféra-t-elle se taire et faire profil bas, guidée par Aedhels.
" Recouvre ta tête. Qu'ils se mettent pas en tête que tu m'as agressée ou une connerie du genre... Peuvent être cons..." lui glissa-t-elle dans un souffle, tandis qu'il l’entraînait aisément vers la sortie.

Sans se rendre vraiment compte de ce qui se passa dans leur dos – à savoir la seconde intervention livresque- ils gagnèrent rapidement l'entrée et Lune avisa deux têtes connues qui s'y trouvaient également : la jeune ménestrelle avec qui elle avait déjà parcouru cette cour quelques semaines plus tôt et Adroit, le chasseur cervien avec qui elle avait partagé un dîner et une conversation voilà encore plus longtemps de cela. Ils semblaient aller bien l'un comme l'autre et la veuve en ressentit du soulagement. Elle ne les connaissait pas vraiment mais avait pour eux ce petit quelque chose de sympathie qu'elle recommençait à éprouver pour autrui. Aurait-elle pu être inquiète si l'un des deux avait été blessé ? Son cœur lui fit dire que oui, même si ce ne serait pas du même ordre qu'avec Aedhels ou Noor. Mais elle n'eut heureusement pas le loisir de confirmer cette hypothèse.
La blonde leur adressa un sourire apaisé, oublieuse du filet de sang qui courrait sur son propre bras, de ses mains poisseuses de celui de son compagnon. Elle était rassurée pour eux, sans penser à elle.

Le roi intervint alors, sa voix raisonnant dans l'édifice revenu à un semblant de calme. Il mettait un terme à la cérémonie et il était aisé de comprendre pourquoi.
Le capitaine de Caminata avait eu du nez de dire que leurs blessures seraient leur passe pour sortir rapidement, car le souverain l'annonçait : les blessés étaient prioritaires pour l'évacuation des lieux. En revanche, ils se garderaient bien l'un et l'autre de rester dans les environs pour profiter des soins que la cité pourrait leur prodiguer. S'éloigner véritablement était la meilleure chose à faire. D'autant que rien ne promettait un véritable retour au calme dans les rues du Bourg.
Ils n'avaient plus qu'à passer la porte et disparaitre. Non mais quelle idée elle avait eu de vouloir venir !


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Mer 19 Sep - 22:18
Izolde
Ménestrelle en quête de justice
Izolde
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Localisation : Castelcerf
Le bonhomme, pas très heureux qu'une gamine comme la brunette se permette de lui faire la leçon à demi-mot, grommela quelque chose d'inintelligible, et vint soutenir physiquement son épouse, qui semblait avoir bien besoin de s'accrocher à son épaule. Devant la détresse de celle-ci, qui menaçait toujours d'éclater, il sembla perdre de sa mauvaise humeur, et Izolde leur adressa un regard d'encouragement, avant de leur indiquer qu'elle allait tenter de leur dégager un passage. Ce qu'il allait falloir faire de préférence sans trop attirer l'attention sur eux, puisque c'était justement ce que redoutait la femme...
La tâche aurait sans doute été bien plus compliquée, si les choses s'étaient poursuivies. Cependant, l'intervention d'Art du roi brisa la folie qui avait commencé à s'emparer de la foule, et bien vite, des uniformes affichant un sang-froid rassurant se répandirent sur les lieux de la cérémonie.
Ne s'attendant pas du tout à tomber sur un visage connu en ces lieux, Izolde croisa le regard de Lune un instant, sans s'y arrêter, avant de réaliser que c'était bien la voyageuse avec laquelle elle avait partagé son arrivée à la ville. Ses yeux sombres revinrent à elle, et s'agrandirent un peu en repérant le liquide carmin qui souillait ses vêtements, mais le sourire de la blonde clamait que tout cela n'était rien. Et puis, elle semblait accompagnée, alors... L'ancienne prêtresse lui rendit donc son expression, et reporta son attention sur la file de gardes qui ceinturaient les alentours, s'apprêtant à devoir négocier fermement pour obtenir un laisser-passer.

Ce fut de nouveau l'action royale qui lui apporta une aide inattendue, en donnant des instructions claires et sensées à ses fidèles. La brunette, bien qu'éloignée du souverain, crut déceler la puissante lassitude qui s'en dégageait et qui, paradoxalement, faisait écho à un semblable sentiment chez elle. Elle ne parvenait pas à obtenir justice pour celui qu'elle aurait voulu aimer, tandis que lui ne pourrait rendre l'hommage respectueux qu'il avait sans doute souhaité, au milieu de son peuple, pour son épouse... oui, finalement, il y avait des similitudes dans leurs situations, mais ce constat ne soulageait pas la baugienne. Alors qu'un brin de jalousie l'avait habitée aux débuts de la cérémonie, elle ne ressentait plus, elle aussi, qu'un découragement grisâtre.
A cela, elle ne connaissait qu'un remède, qu'elle se hâta de mettre en œuvre : l'action. La femme sujette à la panique attendait toujours de pouvoir regagner des lieux plus tranquilles, et pour elle, Izolde pouvait encore quelque chose. Elle s'adressa donc au soldat le plus proche, parlant assez bas pour éviter de faire se tourner toutes les têtes dans sa direction, ou pire, dans celle de sa protégée, mais avec dans sa voix toute l'assurance de la justesse de sa demande :
« S'il vous plaît... quand vous aurez laissé passer les blessés, il y a là une personne qui aurait besoin de sortir rapidement aussi. Elle se sent mal parmi tant de monde, et elle va avoir besoin d'air au plus vite. »
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Dim 23 Sep - 14:27
Noor Aedhelys
Capitaine 2-en-1 de la Vivenef Caminata
Noor Aedhelys
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Localisation : Entre Castelcerf et Ailleurs...
Un second coup de livre, et c’était bon. Aedhels hocha la tête aux conseils de Lune et remit en place Capuche et foulard sur son nez, laissant apparaître seulement quelques millimètres de cicatrices pour ‘expliquer’ sans avoir à le faire la raison de ce camouflage.

« Je vais passer mon bras autour de ta taille, viens, » prévint-il avant d’agir pour l’entraîner vers la sortie.

Comme Noor, il n’aimait pas être pris de court au niveau des contacts physiques aussi avait-il généralement le réflexe de prévenir avant d’entrer dans la ‘sphère intime’, l’espace vital d’une personne. Il arrivèrent près des portes où Lune sembla reconnaître la petite brune face à elle. Le regard reptilien de l’enfant des Pluies détailla la jeune femme et son entourage. Pas bon.

« S’il vous plaît… pouvez-vous faire sortir cette femme et ses accompagnants avec nous ? Elle a des problèmes respiratoires, elle peut mourir si on ne la met pas rapidement dans un endroit calme et aéré, » broda-t-il en empirant l’état de la femme en pleine crise de panique pour qu'eux aussi puissent sortir.

Bien, l’ordre du roi était sensé, ils allaient pouvoir déguerpir. C’était le mieux. Bien que blessé, il ne comptait pas s’attarder. Il murmura à Lune, qu'il 'soutenait' toujours bien que ce fut pur décorum, que dans le cas où l’autre groupe pourrait les suivre, elle pouvait leur  faire signe de leur emboîter le pas. Il ne comptait pas devenir un gentil petit médecin de campagne mais les rumeurs iraient bon train, il allait devoir donner la meilleure image possible de lui aujourd’hui qu’il n’y ait pas de représailles sur la boutique par la suite. Quoi de mieux alors que de soigner gratuitement cette pauvre femme si mal en point ?

« On remonte directement à la boutique, »
ajouta-t-il pour elle, au cas où par hasard elle ait l’idée de les faire soigner par les prêtresses d’Eda ou les soigneurs du Roi. Il pouvait fort bien s’occuper de leurs plaies respectives.

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Mer 26 Sep - 1:07
Canaille
Louve de Mer peu fréquentable
Canaille
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Localisation : En mer, sur le royaume d'El
Ça se calmait enfin, bande de moutons apeurés. Le guet s'insérait davantage dans la foule et brisait les quelques jouxtes et s'occupait des plus querelleurs. Un instant la pirate se raidit alors que le roi ordonna de mettre aux arrêts les fouleurs de troubles. On ne pouvait chasser les vieilles habitudes... La capitaine de détendit en une fraction de seconde toutefois, elle n'avait aucune raison cette fois-ci de prendre ses jambes à son cou. Rareté notable.

Tandis qu'elle jetait un oeil aux éclaboussures de sang sur son nouveau manteau de laine, on l'interpellait l'inconnu et elle pour qu'ils rangent leur armes. Tss, ils savaient très probablement mieux s'en servir que la majorité du guet... mais bon. Canaille obtempéra en offrant un sourire bien sarcastique à celui qui lui avait jappé cet ordre. Au moins, il n'avait pas remarqué que la filou tentait en fait de jeter un œil discret sur la position de la bourse qu'elle avait si cruellement envoyé voler plus lui. Pas de chance, ce serait pour dans quelques minutes à la sortie de ce temple de merde, en quittant Castelcerf.

- Après toi , tourne-casaque, marmonnait-elle au grand étranger, avant de lui emboîter le pas pour se mettre en file.

Faire la file... la capitaine serait franchement de mauvais poil en sortant d'ici.
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