Liberté Sangréal, héritière de Labour

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Lun 2 Avr - 13:21
Liberté Sangréal
Héritière de Labour
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Messages : 131
Localisation : Castelcerf, en théorie
Liberté SANGRÉAL
Source de l'image : Elaine Targaryen de Magali Villeneuve (modifiée)

Âge : 20 ans (21/12/1024)
Origine : De Labour, née à Belcastel
État civil : Damoiselle (célibataire)
Profession : Héritière du Duché de Labour

Et Vous ?

Pseudo Joueur : Eva/Petit Dragon
Âge : Oui, même les rappels sont à jour
Votre chemin jusqu'ici ? Co-fondatrice
Autre : ♥️
DESCRIPTION PHYSIQUE
1,68m ● 60kg ● Féminine ● Rousse ● Aveugle

 Liberté est une jeune femme à la silhouette mince mais féminine. Même sans corset, sa taille est délicate et marquée, elle a une allure tout en musculature fine qui trahit son habitude de vivre au grand air, du moins de ne pas rester cloîtrée dans un boudoir comme nombre de ses semblables. Le décolleté est généreux, les membres aux attaches fines sont gracieux, la gestuelle simple et sans fioritures. Sa cécité l’empêche de faire bien des choses, mais est aussi une excuse à son tempérament qui n’apprécie que moyennement le décorum de l’étiquette. Elle fait preuve d’une grâce naturelle discrète mais franche, notamment du fait de ses mains aux longs doigts fins et des approximations dues à son handicap.
Sa peau, très pâle, est parsemée sur les épaules, les pommettes, le nez et les tempes de quelques taches de rousseur à peine plus foncées. Rousse, elle teint sa chevelure aux plantes pour renforcer son aspect flamboyant : c’est ainsi qu’elle arbore une carnation carmine plus encore que cuivrée. Ses cheveux, très longs, tombent jusqu’en haut de ses cuisses en ondulations régulières. Nombreux et épais, ils sont difficiles à coiffer, toutefois sa camériste la soumet régulièrement à de longues séances de torture/coiffure pour les tresser, les relever en chignon, etc. Liberté, elle, préfère les laisser lâches ou simplement retenus dans une natte toute simple.
Le visage de la jeune aveugle est un ovale régulier au nez droit et fin, aux pommettes hautes et marquées. Si ce n’était le voile opaque de sa cornée, Liberté aurait sans nul doute de grands yeux d’un vert intense, légèrement en amande. Ses traits qui trahissent aisément son caractère bien trempé s’adoucissent facilement d’un sourire sur ses lèvres pulpeuses qui vient creuser dans sa joue une petite fossette. Malgré son handicap, elle a un visage ouvert et très expressif, aux mimiques variées.
Côté garde-robe, elle a une nette préférence pour les tuniques amples et chausses moulantes traditionnelles de Labour qui lui permettent une plus grande liberté de mouvement. Son statut cependant s’accorde mal avec ses envies et son entourage s’assure qu’elle soit toujours à la pointe de la mode tout en conciliant au maximum la praticité de ses tenues avec la mode, faisant passer la richesse due à son rang par la finesse des tissus et la justesse des couples plus que par leur extravagance. On la voit ainsi souvent vêtue de couleurs froides, les bleus et les verts vifs mettant son teint comme ses cheveux en valeur, mais aussi de blancs, de beiges et de dorés ou même de rouge sang. 

CARACTERE
Tenace ● Tolérante ● Abrupte ● Sensible ● Intrépide

 Liberté s’est construite entre l’affection des hommes de sa famille et l’adversité que sa cécité de naissance lui a imposé. Elle est particulièrement têtue, tenace pour obtenir ce qu’elle veut et indépendante. Par fierté sans doute ou peur de dépendre d’autrui, elle cherche toujours à faire par elle-même avant d’envisager de demander de l’aide. Cela lui vaut certes une réputation de tête brûlée, mais aussi de princesse fort peu ‘lady-like’. Simple dans ses manières, elle a la fâcheuse tendance à dire ce qu’elle pense et à faire ce qu’elle dit. La vie à la cour comme représentante de son duché lui a cependant appris, de force, la diplomatie et les jeux de dupe qui règlent la vie de la noblesse.
Car au final, élevée principalement loin des regards de la Cour Ducale malgré son statut de princesse et de Castelcerf, Liberté a vécu une enfance choyée et protégée parmi des gens simples : son précepteur et sa gouvernante, la fille de celle-ci, son frère, son père, les domestiques de la maison du Duc. Elle a gardé de cela une ouverture d’esprit et une gentillesse sincère qui savent souvent lui gagner l’attachement de son entourage. C'est une jeune femme au tempérament naturel joyeux et ouvert, très curieux de tout ce qu'elle pourrait apprendre, d'autres cultures, d'autres histoires. Il reste parfois, malgré sa vie à la Cour qui lui a bien ouvert les yeux, cette pointe d'innocence doucement naïve... à moins que ce ne soit un idéalisme forcené qui refuse de se laisser abattre par la réalité des relations humaines et de la politique. Allez savoir !
Amie fidèle et farouchement engagée auprès des gens qu'elle aime, Liberté est 'quitte ou double' : elle apprécie aussi fort qu'elle déteste et ne connait que peu de limites dans ce qu'elle est capable d'entreprendre pour parvenir à ses fins. C'est une jeune femme qui ne peut pas supporter de vivre en niant ses convictions et ses affections, aux émotions intenses et vives, souvent clairement exprimées. Elle a un sens du 'clan' et de la famille très développé, tant comme membre du Lignage que pour ses frères, son père ou même sa famille plus éloignée. Et même sa mère qui la dédaigne n'a jamais réussi à gagner plus que quelques remarques acides de sa part.  


BIOGRAPHIE

Liberté est née à l'aube d'un solstice d'hiver glacial après une longue nuit de travail pour sa mère qui endura les souffrances de l'enfantement au son sifflant du blizzard d'une tempête de neige. A peine le nez pointé dehors, le nouveau-né s'époumona à qui mieux-mieux pour manifester sa venue au monde. Rousse comme Flamboyante, sa mère, le teint laiteux comme son père, Intrépide, le bébé ne pouvait renier ses origines, mais la sage-femme remarqua surtout que la petite fille avait le regard fixe et réagissait peu à certains stimuli. Le guérisseur confirma ce diagnostic quelques jours plus tard et Liberté, ainsi nommée par sa mère, était bel et bien aveugle. Sa pupille devint rapidement opaque et un léger voile laiteux semble en permanence, depuis ce jour, recouvrir ses yeux.

Malgré ce handicap, la fillette se révéla digne de son nom, vive, joyeuse, pleine d'énergie et bien souvent intenable. A force d'aller asticoter son aîné, Chance, pour jouer avec lui, les deux enfants devinrent très proches, le frère trimbalant sa sœur partout avec lui, faute de pouvoir s'en débarrasser quand elle avait décidé qu'elle ne resterait pas seule. Ce fut une enfance heureuse, marquée par l'arrivée d’autres frères et sœurs, une cadette deux ans plus tard, nommée Aurore, puis des jumeaux et un petit dernier. Et si Aurore parvint à gagner l'affection de Liberté, libérant un peu de temps libre pour Chance, les trois derniers avaient trop d'écart avec leur sœur aînée pour en devenir vraiment proches bien que l'affection soit tout de même très présente.

Liberté, ne pouvant apprendre les lettres, fut confiée à un ménestrel qui lui fit apprendre par cœur des contes, des légendes, mais aussi l'histoire des Six Duchés, sa géographie grâce à une immense carte coulée en bronze sur une table dans la bibliothèque du palais de Belcastel, les relations avec les pays voisins et les grandes lignes de l'Histoire Chyurda, des Outrîles et de Chalcède. On la gardait loin des objets dangereux, mais le guérisseur lui enseigna à reconnaître les plantes au toucher et à l'odeur, celles qui soignaient comme celles qui pouvaient l'empoisonner. Liberté se montra une élève assidue... quand elle était intéressée par la leçon. Sinon, il était simplement impossible de lui apprendre quoi que ce soit. Le printemps devint d'ailleurs vite sa saison préférée, car elle pouvait alors sortir, seule, accompagnée seulement du vieux chien de chasse de son père, Cabot. Et ce sans que sa peau ne menace de brûler au soleil.

Liberté le cacha longtemps, mais très jeune, instinctivement, elle apprit à comprendre ce que voulaient les bêtes, et leur dire en retour ce qu'elle désirait. Son père étant un membre du Lignage, il ne s'en inquiéta pas, gardant de loin en loin un œil sur elle quand il était au château ducal de Belcastel. Flamboyante n'était pas apte à détecter cela, et son attention se portait plus sur Chance et Aurore que sur Liberté, dont le handicap la dérangeait bien malgré elle. Elle ne cacha jamais vraiment que la fillette était à ses yeux un échec, une disgrâce et qu'elle aurait préféré que la tradition de la donner au jugement divin des éléments à sa naissance lui aurait bien plus plu.

Vers ses cinq ans, la petite fille se prit d'affection pour une chatonne qu'elle nomma Câline, et un lien de vif, peu puissant cependant, se noua entre elles. Avec Câline, la fillette parcourait le château fort de Belcastel, ses jardins en terrasse accrochés à la grosse colline qui soutenait la ''capitale'' de Labour, voyant par ses yeux, développant ses autres sens à l'aide de l'animal. Elle apprit qu'elle pouvait fonctionner par écho-location d'abord avec un bâton puis en utilisant des claquement de langue secs pour visualiser les murs et les obstacles. Cette complicité, gardée secrète par instinct de la paire, dura trois ans où Liberté s’épanouit et fit montre de plus en plus d'autonomie, de témérité et de curiosité pour son entourage.

Son père, restant régulièrement absent, n'eut pas loisir de s'apercevoir de ce lien à temps. Il savait qu'elle avait sans doute le vif mais Liberté avait le bon instinct de le cacher, de se montrer discrète en la matière. Peut-être parce qu'elle imitait déjà la manière dont elle sentait le vif de son père agir. Il se mit cependant en quête d'une personne du Lignage qui pourrait enseigner à sa fille sans que pour autant sa Cour ne commence à jaser. Il lui parla, avec son frère aîné, du Lignage, du Vif et des préjugés en la matière, leur enseigna la base de ce qu'il convenait de savoir sur cette magie. Mais Liberté, déjà liée, continua de n'en faire qu'à sa tête.

L'été des huit ans de Liberté, Câline eut un accident alors qu'elle traînait dans les écuries avec sa liée. L'un des chevaux de guerre de son père, nerveux de nature et fatigué par une longue sortie, prit peur en voyant débarquer de nulle part -ou plutôt d'un tas de paille- la petite rouquine sous son nez, se cabra et retombant, il put éviter la fillette mais pas la chatte qui se retrouva sous son sabot. Tuée sur le coup, le lien de vif se rompit et le choc qu'en ressentit Liberté la laissa hagarde pendant de longues heures. Intrépide, son père, n'était pas loin et fut averti de l'incident par son compagnon de lien.

Il fallut plusieurs mois pour que Liberté se face à l'absence que la mort de Câline avait généré en elle. Taciturne et calme, elle accueillit Constance et sa fille Harmonie sans vraiment manifester d'émotion. La femme et sa fille étaient de petite naissance, des connaissances de longue date du duc car la mère (et la fille) étaient vifières et appartenaient au Lignage. Constance fut appointée gouvernante et préceptrice de Liberté à la place du ménestrel vieillissant. Il était temps qu'en plus des connaissances théoriques, il soit enseignée à la jeune noble les manières de son rang. Peu à peu, avec la sollicitude de sa gouvernante et l'amitié d'Harmonie qui avait son âge, la blessure causée par la perte de Câline cicatrisa et Liberté reprit son tempérament vif et taquin, s'étant trouvé en Harmonie une nouvelle compagne de jeu avec laquelle elle ne risquait pas de se lier. Constance enseigna aux deux fillettes aussi bien les bonnes manières, le cérémonial de Cour, le savoir traditionnel des Six-Duchés, du peuple de Labour, ses chants et ses légendes, que celui du Lignage.

Trois années passèrent sans heurt. Liberté se perfectionna dans l'apprentissage des simples, de la botanique, et du soin des animaux, s'épanouissant dans l'atmosphère enjouée du château ducal qui comptait désormais six enfants ducaux.

Le malheur les frappa lors d'un hiver rigoureux et précoce, qui dissémina une épidémie de grippe dans le duché. Certaines villes et villages se virent mis en quarantaine par décret ducal, pour éviter la propagation de la maladie qui faisait de nombreuses victimes parmi les plus faibles : enfants, vieillards, infirmes. Le château de Belcastel ne fut pas épargné, pas plus que la famille Sangréal. Les deux fillettes tombèrent malades, et seule Liberté s'en sortit au prix de plusieurs semaines de rémission après quinze jours de fièvre intense. Mais comme pour tout désastre, le temps fit son affaire. La maladie recula et chacun fit le deuil de ses morts. Aurore fut inhumée et Liberté se retrouva être la seule fille du couple ducal.

Les enfants guérissent vite des maux que leur infligent l'existence. Sa mère, elle, n'oublia pas Aurore et ne cacha pas à sa seule fille survivante qu'elle aurait tout donné pour que la mort prenne la jeune aveugle et non sa cadette. Cela marqua une profonde rupture entre elles, qui si elle couvait depuis des années, était maintenant consommée. En dehors de sa fonction de fille d'Intrépide, Duc de Labour, Liberté n'existait pas pour sa mère.

Malgré la perte de leur sœur, les enfants Sangréal continuèrent de jouer ensemble, de rire, de grandir. Chance et Liberté restèrent très liés, et l'amitié entre la jeune rouquine et Harmonie grandit au point de les voir presqu'inséparables. Le temps aidant, Liberté devint une jolie jeune fille, avec un caractère bien trempé et enjoué, un peu fou parfois, tirant de sa mère des formes généreuses ainsi que le roux vif et profond de ses cheveux, entretenus à la garance et à la décoction d'hibiscus pour des teintes encore plus flamboyantes, et de son père elle avait la silhouette élancée et musclée, nerveuse, de ceux qui vivent leur vie au maximum. Vint le temps d'ailleurs pour Intrépide de laisser à Chance l'occasion de faire ses preuves et de se faire une réputation, et il décida de l'envoyer représenter Labour à la cour du roi. C'était surtout qu'il ne pouvait plus se défiler après plusieurs années de Guerre Rouge qui décimait les côtes des Duchés de la côte. Juste exigeait des troupes et un représentant par Duché pour siéger en permanence au Conseil : Intrépide, qui avait eu sa dose de combats lors de la Seconde Guerre de Chalcède, délégua donc son fils et héritier à Castelcerf.

Ce fut Liberté qui demanda, d'elle-même, à être de la partie. Chance ne pourrait pas mener les troupes de Labour et assurer la charge diplomatique qui était la sienne. Flamboyante grinça des dents, mais le Duc lui fit confiance et le convoi se mit en branle en Grain 1043. La rouquine partit avec sa camériste et quelques hommes de main pour assurer sa sécurité propre, sa chienne d'aveugle, une grosse bête utilisée traditionnellement pour garder les troupeaux*, son faucon pèlerin et sa monture. Ils arrivèrent peu avant la fête du printemps et leurs lettres présentées au Roi en session officielle, Chance et Liberté s'installèrent à Castelcerf, dans des appartements au rez-de-chaussée donnant sur la falaise à pic sur laquelle était construite la citadelle.

Une période marquée par des désillusions pour Liberté dont le caractère se durcit. Menacée, par bluff mais à raison, par un artiseur solitaire de la maison du roi fin verdissante, le marchandage imposé par celui-ci lors d'un rendez-vous dans le Jardin de la Reine, qui domine la Tour du Logis, et la tentative de celui-ci d'abuser de l'innocence de la jeune femme lui coûta la vie. Tentant de l'embrasser, alors qu'il était dos aux crénelure, elle le repoussa tant physiquement qu'avec son vif. L'homme chût, se tuant sur le coup. Paniquée et choquée, Liberté fut sauvée in-extremis par sa camériste Harmonie qui n'hésita pas à l'assommer à demi pour la calmer et à déchirer sa robe avant d'appeler à l'aide. Dans le doute, elle fut disculpée, mais les ragots commencèrent. Liberté Sangréal était étrange. Elle avait une relation malsaine avec cette chienne, c'était peut-être une espionne Pie ? Si le temps mit fin, par lassitude, aux bruits de couloir, ils érodèrent de beaucoup sa tolérance aux cancans et à l'atmosphère de la Cour.

Malgré la victoire de 1043 sur les Outrîliens, Liberté et Chance restèrent à Castelcerf. Il restait bien des choses à faire. La jeune femme, qui avait été attaquée lors d'un voyage vers Flétribois pour visiter ses cousins par des Forgisés prenait des leçons d'auto-défense sommaires avec un officier de la garde que Juste lui avait affecté. En dehors de cela, certaines décisions, comme la redistribution des richesses des Duchés de l'intérieur pour ceux de la côte nécessitaient de longues réunions, souvent houleuses, ou les jeunes Sangréal appréciaient d'être deux du fait de leur jeunesse et de leur manque d'expérience.

1044 se passa calmement jusqu'à la fin de l'été. Liberté passa l'hiver en partie à Flétribois, la fête du printemps elle passa chez les Hurlevent, en Rippon, loin de la cour qui étouffait la jeune femme. Son retour à Castelcerf pendant l'été fut marqué par une nouvelle tragédie liée au vif : le meurtre de la maîtresse d'Art Eliée Ormblanc. Liberté savait que cette femme avait des soupçons sur elle et son entourage, aussi, avec Harmonie, avaient-elles décidé de ne pas faire usage de leur magie dans l'enceinte du château. Les soupçons de la maîtresse d'art étaient d'ailleurs un secret bien connu des ragots de Cour, d'autant que Liberté avait été fermée à l'Art par sa mère et ne pouvait donc laisser qui que ce soit examiner sa conscience.

La rouquine, qui avait entrepris, pour le bien de son Duché, de se rapprocher du Roi, se promenait un après-midi dans les jardins du Château quand la maîtresse d'Art se joignit à eux. Ils n'avaient pas fait dix pas que Liberté perçut un ordre de Vif : le temps qu'elle remonte jusqu'à l’émetteur, celui-ci avait caché sa présence de vif et un frelon vint piquer l'artiseuse à la gorge. L'insecte mourut écrasé, Eliée d'étouffement suite à la réaction provoquée par la piqûre. Son geste, vu par d'autres courtisans, de pointer vers Liberté condamna celle-ci à devenir la suspecte numéro un de ce meurtre. Malgré les protestations de son frère et les siennes, elle fut consignée dans ses quartiers avec ses gens, seule Harmonie et Chance pouvant lui rendre visite ou sortir de sa suite, sous bonne escorte.

Quelques semaines passèrent ainsi. Les relations diplomatiques entre Labour et Castelcerf étaient coupées : Flamboyante exigeait des excuses publiques de la part du Roi qui accusait injustement sa fille et donc le Duché. Juste tenait à ce qu'elle lève le bouclier sur l'esprit de Liberté pour qu'une enquête soit menée. Chance, soutenant sa mère, accepta de quitter la Cour en direction de Flétribois pour un temps. Prisonnière du Roi dans sa propre suite, Liberté un soir reçut une visite insolite : celle d'un assassin nommé Capuche qui venait pour venger la mort de la maîtresse d'Art dont il était l'amant.

Et pourtant, il l'écouta. Plutôt que de la dénoncer comme vifière, il accepta de l'aider à sortir de Castelcerf en échange de son aide pour remonter vers les véritables assassins. En attendant, ils créèrent un faux libelle au nom des Pies pour revendiquer le meurtre, qui fut placardé dans toute la capitale et jusque sur les portes de la salle du trône. Il fallut du temps pourtant pour que le Roi accepte de la laisser circuler librement dans le palais royal : elle avait toujours interdiction de quitter la Cour. Chance rentra à l'automne à Belcastel suite à un accident de leur père pour le seconder et épauler sa mère, et Liberté était otage tacite de la bonne conduite de sa famille. Elle n'avait pourtant qu'une idée en tête, quitter Castelcerf, retrouver les assassins de la maîtresse d'Art et laver son nom, son honneur et celui de sa famille.

* type Patou des Pyrénées


MAGIE

Mage ou non Mage : Mage du Lignage
Quel rapport à la Magie ? : C’est inné chez elle, elle ne se souvient pas de la vie sans ses sens magiques. Curieuse bien plus que réfractaire aux autres formes de magie, elle a une méfiance naturelle envers l’Art pourtant n’aimant pas l’idée que l’on puisse lire et manipuler ses pensées. Cela la rend naturellement assez imperméable à la magie royale, mais sa mère a tout simplement placé un bouclier-verrou sur son esprit pour la protéger. Liberté ne condamne aucune forme de magie en-soi, mais l’utilisation parfois mauvaise de celle-ci et les exactions faites en son nom.
Niveau de Magie : Douée et puissante. La magie est instinctive chez Liberté à un point rare même pour un vifier entraîné, sans doute du fait de sa cécité.
Information(s) complémentaire(s) : Elle a choisi, pour le moment, de ne pas se lier à un animal pour éviter de se mettre en danger. Elle a une affinité naturelle avec les félidés et les rapaces, dans une moindre mesure les chevaux. Sa chienne d’aveugle et elle n’ont aucun lien lié à la magie malgré les rumeurs qui peuvent circuler.


OPINIONS

Le Roi et la famille Royale : Mitigée. Elle trouve Juste bien injuste avec une partie de son peuple, même si elle comprend ce qui a radicalisé sa vision des choses. Elle n’adhère pas non plus à son manque d’intérêt pour la reconstruction du Royaume, notamment pour la côte de Cerf qui a besoin de son aide, par contre elle salue l’initiative d’ouvrir les frontières aux étrangers, à leurs produits et inventions.
Votre Duc, votre Duché : Son Duc, c’est son père et elle l’adore. Son Duché c’est sa maison. Elle aime son peuple, ses traditions, son climat, ses politiques tournées vers le progrès aussi bien social que technique. Elle est très fière de le représenter et défendra toujours ses intérêts bec et ongles, avant les siens propres.
Les Pies ? : Elle les condamne fermement bien qu’ils pratiquent la même magie. Elle sait qu’ils pervertissent l’utilisation du Vif, usent et abusent de leurs familliers. Mais plus grave encore selon elle, ils mettent toute la communauté vifière sur la sellette par des actions violentes qui leur aliènent encore plus le peuple et la noblesse dirigeante.
L'ouverture du Royaume aux étrangers ? : Excellente initiative, il ne reste plus qu’à les attirer jusqu’à Pointe Bleue !


COMPETENCES

Lecture, écriture, calcul 'c'est compliqué' : Calcul mental sans aucun souci. Faute d’alphabet pour aveugles, elle ne peut ni lire ni écrire, un peu dessiner dans la terre avec un bâton mais très vaguement.
Capacités Intellectuelles : Mémoire auditive, experte : excellente sur le court comme sur le long terme, elle s’en sert depuis son plus jeune âge car à défaut de pouvoir prendre des notes écrites, elle le fait mentalement.
Histoire, économie, géo-politique, connaissances approfondies : elle a de très bonnes connaissances ayant eu une éducation élitiste. Pas de livres, de parchemins pour elle, les leçons lui étaient faites ou lues par son père ou son frère, jusqu’à ce qu’elle les connaisse par cœur.
Littérature, connaissances approfondies : Bien qu’elle ne puisse pas lire, elle a appris les résumés des œuvres majeures dont il peut être question à la Cour. Par contre, du fait de sa passion pour la musique, elle connaît un grand nombre de ballades, chants etc. tant dans la langue des Six Duchés qu’en Labouran ou en Chyurda.
Langues étrangères, bonnes connaissances : Du fait de la situation de Labour et de l'histoire du Duché, Liberté parle deux langues depuis sa naissance, le labouran et la langue des Six-Duchés. Elle a aussi appris dès son enfance le Chyurda, puis l'outrîlien et a des bases de chalcédien.
Herboristerie, connaissance et utilisation des simples, bonnes connaissances : C'est un art qu'elle a appris auprès de l'herboriste de Belcastel mais aussi en rendant visite à sa tante médecin à la Faculté de Pointe Bleue. Elle reconnait au toucher et à l'odeur un grand nombre de simples, connait leur utilisation et sait en faire des pommades, décoctions ou cataplasmes si une paire d'yeux généreuse veut bien l'assister pour les quantités. Autonome dans la théorie, un peu moins dans la pratique, donc.
Aptitudes Physiques : Chant et musique, habituée/douée : 12 ans de pratique, elle a une très belle voix, un mezzo-soprano bien clair et posé. Elle joue de la harpe de manière tout à fait satisfaisante pour une jeune noble mais lui préfère la flûte utilisée par les bergers des Montagnes.
Sens affûtés, experte : du fait de sa cécité, ses autres sens sont plus fins, notamment son ouïe et son toucher.
Echo-location, experte : pendant du précédent, elle peut, dans un environnement pas trop bruyant, utiliser les sons qu'elle produit par des claquements de langue ou un bâton pour se diriger.
Équitation, très bon niveau : elle monte depuis ses 5 ans à l’aide d’une selle spéciale, et jusqu’à son arrivée à la Cour de Castelcerf, elle montait plusieurs après-midis par semaine. C’est une cavalière endurante et à l’aise.
Fauconnerie, habituée : Elle pratique, tradition labouranne, la chasse au faucon depuis ses 12 ans.
Auto-défense, c'est compliqué : elle peut se défendre, un peu, au corps à corps, ayant suivi depuis début 1044 des leçons avec un officier de la garde royale. Cela ne fera jamais d’elle une combattante (pas sans magie).

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Lun 2 Avr - 17:43
Le Ménestrel
Celui qui sait...
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Messages : 176
Bienvenue à toi noble Liberté en ce nouveau monde,

Je n'ai relevé que 2 coquilles dans la partie Description Physique et rien à redire sur le reste de la fiche.
Elle est complète, bien précise et parfaitement logique par rapport à l'éducation reçue par Liberté dans les nombreux domaines qui la concernent.

Cette jeune demoiselle est promise à de belles aventures dans les Chroniques à venir. Nous avons hâte de lire comment elle parviendra à ses fins...

N'ayant rien de plus à ajouter, te voilà la première validée.
Nous t'invitons à te familiariser avec les différentes parties de la session Parés à l'aventure (demande de rp, présentation du joueur, etc...) et le forum Journaux de bord en attendant que de petits camarades te rejoignent.
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