Jeu 22 Mar - 9:32
Le Ménestrel
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La magie fascine autant qu'elle peut effrayer. Ceux qui ne la pratiquent pas ne peuvent la comprendre tout à fait, et parfois même ceux qui l'ont n'en connaissent pas toutes les subtilités. Et quand on ne connaît pas, on extrapole, on imagine, on fantasme dans le bon sens comme dans le mauvais. C'est ainsi que l'Art, bien qu'auréolé d'autant de mystères pour les néophytes, est porté aux nues, là où le Vif est dépeint comme abject. Le premier est Magie des Rois et le second celle des Bêtes. L'imaginaire populaire est bien loin de la réalité mais comment changer la vision du plus grand nombre sans enseignement de celle-ci ?


L'imaginaire populaire


L'Art c'est le prestige. Un prestige, la marque d'une grandeur, celles des rois, des Loinvoyant ! On ne sait pas trop comment cela fonctionne mais c'est forcement quelque chose de bien pour qu'il y ait si peu de monde, d'élus qui possèdent ce don d'Eda, non ? Certains racontent pourtant qu'un artiseur peut entrer dans la tête des gens, lire ses pensées les plus secrètes, révéler ses obscurs desseins. Voilà qui est moins attrayant soudain, presque effrayant. Mais généralement, on n'y pense pas. L'Art est la magie des Rois, voilà tout ce qui compte au final. C'est abstrait, très, trop pour le commun des mortels que nous sommes : on sait juste que certains s'en servent pour soigner et que les artiseurs ont aidé pendant la Guerre Rouge même si on ignore exactement comment. Ils sont au service du roi, de leurs Ducs, et donc un peu du peuple par extension.

Si l'Art est l'apanage d'une élite étrange mais bienveillante, le Vif est un instrument du mal, pervertissant et avilissant les hommes qui le pratiquent. La mort est la seule fin valable pour ces vifiers, suivie d'un démembrement et d'une incinération au dessus d'un cours d'eau pour que le condamné ne puisse se régénérer comme l'animal abject qu'il est devenu en pratiquant cette « magie » des Bêtes.
Les histoires à ce sujet sont légions et partent toutes du postulat que les humains vifiers peuvent prendre l'apparence de leur animal. Car ils ont un animal avec qui ils partagent tout, mêlant vie d'homme et vie d'animal sans plus faire de distinction entre les deux. Se métamorphosant, ils peuvent alors massacrer des troupeaux, des familles par esprit de vengeance ou par pur désir pervers. On raconte aussi que certains s'en servent pour pénétrer en douce dans les chambres de celles qu'ils convoitent et abuser d'elles. Voilà bien chose honteuse que de s'abaisser à de tels actes dictés par la bestialité que l'homme se doit de refouler pour être un homme ! La mort pour ces gens-là est une douce miséricorde pour l'humanité.


Alors étrangement, les Artiseurs s'affichent au grand jour et les pratiquants du Vif se font discrets dans l'ombre.



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Jeu 22 Mar - 10:11
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La réalité sur l'Art


L'Art n'est pas uniquement la magie des rois ou même des nobles, même si en effet, il y a bien moins d'artiseurs qui se révèlent dans les autres couches de la société duchéenne. Dans tous les cas, le statut d'Artiseur est reconnu comme particulier, et peut transcender les origines sociales même les plus modestes.

Qu'est-ce qu'artiser ?

Si cela devait être simplifié au maximum, l'Art est une magie de l'esprit.
L'esprit d'un artiseur, dûment formé, a alors la possibilité d’interagir avec l'esprit d'autres personnes : communication, manipulation, soin, voyage dans les rêves d'autrui. Il apprend aussi à se protéger de l' « intrusion » d'autres artiseurs dans sa tête en élevant ce qu'on pourrait assimiler à des murailles protectrices autour de son esprit.
Tout cela s'apprend auprès d'un maître d'Art. Les ouvrages d'enseignements de l'Art sont complexes, très anciens et imperméables à toute compréhension d'un quelconque apprenti, voire même parfois d'un artiseur correctement formé. C'est par la pratique quotidienne de cette magie que l'apprentissage se fait le mieux, par tâtonnements et erreurs sous la surveillance de celui ou celle qui la maîtrise.

D'un point de vue extérieur, lorsqu'un artiseur artise, il ne semble rien faire de particulier. Il peut ainsi tenir une conversation avec un confrère le temps d'une respiration, sans que les personnes autour de lui ne s'en aperçoivent.

Cette magie peut avoir des répercutions négatives sur son pratiquant, qu'il y prenne garde ou non.
D'abord, il y a le Fleuve d'Art, un courant d'énergie magique pure dans lequel le pratiquant peut puiser de l'énergie pour artiser plus longuement ou sur une distance plus grande. Dans des cas comme ceux-là, il peut également faire appel à ce qu'on appelle un homme-lige afin de puiser de l'énergie de son propre corps en complément du sien propre. La limite ici étant la même que pour l'artiseur lui-même, à savoir, savoir estimer les limites du corps pour ne pas entraîner la mort.
La puissance du Fleuve d'Art est attractive, envoûtante et nécessairement destructrice. L'esprit peut s'y perdre, goûtant aux délices de cette magie pure, se dissociant alors à jamais de son enveloppe corporelle. Les artiseurs doivent apprendre à s'en servir et à ne pas y succomber.
Car qui goûte trop l'Art ressent une envie insatiable d'y regoûter encore. Le problème c'est que nourrir l'esprit de cette puissance revient à délaisser là aussi le corps qui ne se sustente qu'avec de la nourriture concrète. Or l'appétit pour les choses matérielles est coupé, les relations avec les autres deviennent inexistantes quand seule compte sa faim d'Art.

La pratique du soin par l'Art est également sensible.
L'artiseur qui l'utilise doit avoir une très bonne connaissance du corps humain afin de donner les bonnes instructions à l'esprit qu'il va interroger et influencer pour favoriser le processus de guérison. Sans quoi les effets sur l'organisme du patient pourraient, au mieux ne pas être efficaces, au pire entraîner sa mort. D'autant que trop forcer sur le corps d'un malade, puiser dans les ressources de celui-ci, a étrangement tendance à affaiblir celui-ci...
De plus, l'Artiseur, pour une raison difficile à expliquer – transfert, assimilation inconsciente des douleurs et pathologies du patient ?- peut se retrouver temporairement avec des symptômes similaires à ce qu'il a soigné. Ainsi, combattre de la fièvre pourra lui en procurer, lutter pour aider le cœur à battre correctement entraîner une tachycardie temporaire, etc.
A savoir, qu'une plaie ouverte ne se refermera pas à vue d’œil grâce à l'Art ou n'importe quelle magie. L'Art permet simplement d'accélérer le processus de guérison en ciblant plus efficacement ce que le corps doit faire pour s'en sortir. Des soins classiques sont nécessaires pour compléter ce genre de blessures.


Artiseurs et clans d'Art

Comme indiqué plus haut, les artiseurs doivent être formés pour arriver à maîtriser leur magie. Ils ont pour cela besoin d'un Maître, qui sélectionne des apprentis en vue d'établir un Clan, portant généralement son nom.
Un appel d'Art peut-être lancé pour arriver à cette fin. Cela consiste à envoyer un message via l'Art dans un périmètre donné et voir qui le capte. Les personnes qui se présentent alors sont évalués et le groupe d'apprentis peut alors commencer sa formation. Celui-ci peut être constitué d'une douzaine de personnes, en règle générale plutôt jeunes et l'apprentissage va faire en sorte que des liens particuliers se créent entre eux afin de constituer l'équilibre nécessaire à un clan. Au sortir de ces années, le clan se composera de quatre à huit membres soudés et complémentaires dans leurs aptitudes. Un artiseur ne pourra jamais faire parti que d'un seul et unique clan.

Certains choisissent une autre option : celle d'exercer en solitaire. Cela ne signifie pas qu'ils ne puissent pas proposer leurs services à un seigneur mais bien qu'ils ne se sentaient pas d'appartenir à un clan au terme de leur apprentissage. Les raisons peuvent tenir au caractère de la personne, comme à la spécialisation de l'artiseur et à ses aspirations personnelles.

Les Clans d'Art sont au service d'un grand seigneur, qui peut lui même faire partie du Clan s'il est artiseur. Ainsi, on en trouve dans les capitales des Duchés, parfois avec un Maître ayant fonction de formateur. Le Maître d'Art le plus important du royaume reste celui du Roi.
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Jeu 22 Mar - 11:18
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La réalité sur le Vif


Posséder le Vif, c'est être sensible au Vivant dans son sens le plus large. Là où l'Art s'arrête à l'humain, le Vif s'intéresse aux êtres vivants dans leur ensemble. Naturellement, les végétaux sont différents des animaux mais certains vifiers peuvent les percevoir également. On peut ainsi parler d'une sorte de conscience du Vivant.

Être vifier dans les Duchés

Comme l'Art, le Vif n'est pas une évidence. Sans l'avoir, il est complexe de le comprendre réellement et l'expérience que peut en avoir chacun des vifiers lui est propre. Tous ne sont pas logés à la même enseigne que ce soit en matière de puissance, ou même de formation.
Le Lignage inculque à ceux qui font partie de leur communauté les bons préceptes pour utiliser leur Vif dans le respect de l'animal. La formation qu'ils dispensent permet également d'apprendre à gérer cette magie au quotidien afin que personne ne se rende compte qu'on la possède. Pour des raisons évidentes de sécurité, quand on sait l'opinion publique sur la question.
Au contraire du Lignage, dont l'existence est tenue secrète, les adeptes du Prince Pie, que nous nommons plus couramment Pies, prônent la liberté d'exercer leur magie au grand jour et emploient diverses méthodes, généralement répréhensibles, pour montrer leur puissance. Plusieurs parmi eux utilisent ce mouvement de contestation à des fins politiques, visant notamment à éliminer la lignée de Loinvoyant, justifiant cette extrémité par le fait que ceux-ci les discriminent.
Et au milieu de ces deux extrêmes, entre ceux qui visent l'ombre et la sécurité et ceux qui usent de violence pour montrer qu'ils ont le droit d'exister, il y a tous ceux qui ne savent pas ce qui leur arrive, tous ces vifiers qui doivent se débrouiller seuls pour comprendre leur magie car en parler pourrait les mettre en danger. Beaucoup se ferment à leurs sensations, se brident naturellement car leur magie les répugne, car autour d'eux, on dit et répète que c'était une magie malfaisante. La Magie des Bêtes, dans les Six Duchés, il ne fait pas bon la posséder sans soutien.

Utiliser le Vif

Le Lignage a donc des préceptes qu'ils inculquent à ses jeunes dans l'optique de respecter le Vivant, tout en conservant l'intégrité et surtout le secret du Vif.
La magie du Vif étant un don, il est malsain de refuser un lien avec un animal. Le jeune vifier, une fois l'âge adulte atteint, part faire une sorte de pèlerinage pour trouver son compagnon, se laissant guider par son instinct jusqu'à rencontrer celui ou celle qui partagera son existence. En revanche, il est formellement interdit de se lier avant la fin de l'adolescence ou à un animal qui n'est pas mature lui-même. De même, par respect pour son compagnon de lien, il est interdit de chercher à lui imposer sa volonté, de le dominer, de le forcer à agir au détriment de ce qu'il est. Comme il est très mal vu de laisser l'animal avoir l'ascendant sur son compagnon humain.
Le Lignage apprend aux vifiers à communiquer en silence avec leur compagnon et uniquement avec lui. Sans quoi, toute la faune et les vifiers alentours peuvent entendre ce qui doit rester de l'ordre du privé. Cette maîtrise et la discrétion qu'elle implique au quotidien -garder son animal de lien à l'écart s'il n'est pas un animal domestique ordinaire par exemple- aident les membres du Lignage à garder leur anonymat. Entre eux, ils peuvent se reconnaître en se lançant un message « Le Lignage salue le Lignage », et la réponse attendue est: « Et le Lignage te salue/t’offre la bienvenue ». Car une communication muette, du point de vue extérieur, est possible entre vifiers comme avec d'autres animaux que son compagnon de lien. Si tant est que le magicien soit capable de ne pas hurler ses pensées au tout venant...

Certains Pies d'aujourd'hui ont pu appartenir au Lignage par le passé et ont ainsi été formés par eux. Les vifiers qui sont ramassés ici et là par les différents recruteurs Pies ne bénéficient pas nécessairement du même niveau de formation. Selon les missions qui leur sont assignés, cela n'est de toute manière pas nécessaire de maîtriser correctement toutes les subtilités qui peuvent faire du Vif une magie puissante. Ainsi, il n'est pas rare que la cohabitation avec un animal de lien soit faite au détriment de ce dernier ou que l'animal domine son compagnon de lien, que les communications entre eux ne soient pas discrètes comme elles peuvent pourtant l'être, etc.


Compagnons de lien

Les compagnons de Vif sont des partenaires partageant un lien étroit et profond, extrêmement fort qui leur permet de partager plus que des moments de vie ordinaires. Pour le Lignage, cela correspond à l'idée d'une union entre deux âmes. C'est pour cela que les deux partenaires de Vif doivent être consentants et qu'il est très mal vu de se lier trop jeune ou à un animal immature qui n'a pas conscience de ce qu'implique cette union avec un humain.
Grâce au lien du Vif, le partage des sens comme des émotions sont une évidence entre les deux compagnons. Il est néanmoins possible (et recommander) d'apprendre à se détacher de l'autre pour vivre chacun sa propre vie. La communication est facile, fluide et transcende les simples mots de l'homme. Son partenaire de Vif peut être vu comme un prolongement de soi, un autre à part qui comprend et partage tout sans restriction sinon celles que chacun choisit de mettre : douleur, joie, colère, vue, ouïe, odorat...

Deux compagnons sont liés pour la vie. Bien évidemment, hors accident ou événement spécial, l'espérance de vie d'un animal est plus courte que celle d'un homme. La mort de son compagnon est une véritable déchirure pour celui qui reste et l'attrait d'accueillir l'âme de l'autre en soi pour le préserver à ses côtés coûte que coûte est une tentation qui peut être dévorante à l'approche de la fin. Pourtant, c'est une hérésie ; un animal étant fait pour vivre dans un corps animal et un humain dans une enveloppe humaine. Un corps ne peut accueillir deux âmes distinctes sans heurts, ni dégradation de l'une des deux, voire conduire à sa disparition. A vouloir sauver à tout prix son compagnon, les conséquences sont bien pires que d'avoir à accepter la douleur d'un deuil.

A force de côtoyer son animal de lien, il est possible pour le vifier de prendre ce qu'on pourrait appeler des tics de celui-ci. C'est justement ce qui a construit la légende selon laquelle le vifier peut se transformer en animal. Si cela ne peut arriver, un compagnon humain peut en revanche très bien adopter inconsciemment des traits spécifiques à l'animal, selon que celui-ci soit un prédateur, une proie, un dominant ou un dominé. Ainsi, par exemple, la façon de regarder l'autre, droit dans les yeux, de biais ou en le prenant de haut, ou celle de s'approprier, s'acclimater à un espace nouveau peuvent décliner du lien créé avec son animal.
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Mer 4 Avr - 16:37
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Les Autres Magies


La magie des Haies


Cette magie est exclusivement féminine. On ignore pourquoi. Les Sorcières des Haies, comme on les appelle, transmettent très souvent leur don de mère en fille ou de tante en nièce, de grand-mère en petite-fille. C'est une magie qui a une réelle notion de lignée. Par des charmes créés de brindilles, perles de différentes pierres, de fils, de fleurs séchés, d'éléments naturels, les Sorcières des Haies créent des talismans aux fonctions extrêmement variées ; mais elles peuvent aussi lire les grandes lignes de l'avenir d'une personne dans les lignes de leurs mains.

Chirologie (lecture des lignes de la main) :
La main dominante représente le passé et le présent, les capacités exploitées de la personne. La main secondaire représente le futur et le potentiel de la personne. Les lignes les plus significatives sont les lignes de vie, de tête, de cœur et de destin, mais il en existe d'autres. En examinant les deux mains (toujours) de la personne, la sorcière des haies peut donc lire le tempérament de la personne, ce qu'elle a vécu comme réussites mais aussi comme coups durs, quel avenir peut devenir le sien. Il n'y a pas de futur prédestiné, seulement une ramification de possibilités avec plus ou moins de probabilités. Petit lien pour inspirer vos interprétations : Lire les Lignes de la Main

Création de talismans : chaque talisman créé par une Sorcière des Haies a une utilisation bien précise et une cible. Cette dernière peut être un groupe d'êtres vivants (des carnivores pour les éloigner d'un poulailler, par exemple) ou une seule personne, souvent le porteur de ce même talisman. Ce dernier est alors accordé par la Sorcière à son porteur, et ne sera efficace que pour lui. De taille variable, ces amulettes/talismans peuvent prendre des formes plus ou moins diverses mais leurs composants de base sont : des fils de soie, de lin, de coton, bruts, blanchis ou teints ; des morceaux de bois ou d'écorce d'essences diverses (arbres ou arbustes) ; des plumes, des touffes de poils, de fourrure ou des cheveux ; des perles plus ou moins grosses de pierres (du simple calcaire aux pierres semi-précieuses). Seule la Sorcière des Haies sait comment assembler ces objets divers entre eux pour produire le charme : c'est même le cœur de sa magie.

Bien qu'il y ait un apprentissage, c'est une magie exclusivement basée sur le ressenti et le don de sa porteuse. Il n'y a aucune explication rationnelle, aucune loi fixe la régissant. C'est une magie qui se révèle assez tard, souvent au début de l'adolescence et qui demande beaucoup de pratique pour être pleinement effective. Nombre de Sorcières des Haies considèrent qu'elles ne cessent de se perfectionner tout au long de leur existence.



La Lecture de l'Eau


Assez peu répandue quoique présente dans les Six-Duchés (notamment dans les Duchés côtiers du nord) et les Runes du Dieu, cette magie est proche de la capacité de Rêveur de certains artiseurs, mais ce n'est pas de l'Art pour autant. Les Liseurs d'Eau sont indifféremment des hommes ou des femmes, mais les traits communs à ces personnes sont une intelligence vive ainsi qu'un sens du devoir, de la communauté, que ce soit envers la famille du mage ou de manière plus générale sa ville, ses amis, etc. Ce sont souvent des personnes sociables très capables de plaire.

La magie de l'eau consiste à lire l'avenir ou le présent éloigné dans l'espace à l'aide d'une surface d'eau claire. Versée dans une vasque en argent ou en pierre, l'eau, réagissant à la magie du mage, fait apparaître à celui-ci ce qui sera très probablement ou ce qui est en train de se passer. Plus un mage est entrainé, plus sa vision peut durer dans le temps et être précise.

La Magie de l'Eau est également une magie très instinctive, elle appelle le mage à laisser place à ses visions, au début. Puis, le temps et la pratique aidant, celui-ci acquiert la faculté de se plonger en transe pour espérer provoquer des visions aussi bien que pour prolonger ces dernières. C'est avant tout une question de concentration et de capacité à faire le vide en soi. Une fois au bord de la transe, le mage cherche à rentrer en lui-même tout en sortant de lui-même "dedans mais dehors", pour provoquer la vision. Il fait le chemin inverse quand sa magie s'estompe et que la vision s'arrête pour regagner une pleine conscience de lui-même.

Contrairement à l'Art, il n'y a pas de risque d'utiliser la magie jusqu'à un épuisement mortel ni un attrait dangereux dans la pratique de la Magie de l'Eau. Bien que cette discipline soit fatigante, même après une longue vision, le mage est capable de bouger et de faire des actions simples comme se restaurer ou se coucher.

Il est à noter que deux mages de l'eau peuvent, s'ils se connaissent, utiliser leur magie pour communiquer à condition d'être tous deux en transe. C'est bien plus fatigant pour chacun car alors le mage est actif, mais cela peut se révéler très utile.



La magie du Feu


C'est une pratique très peu répandue dans les Six-Duchés bien qu'elle y soit connue (la plupart des cas relevés le sont dans les Duchés du Sud, Haurfond et Bauge), on la retrouve beaucoup plus à Chalcède ou Jamailla. Cette discipline est exclusivement pratiquée par des hommes, les femmes pouvant transmettre le don de leur père ou frère sans jamais pouvoir le développer.

Le mage du feu ne crée pas de flamme ex-nihilo.

Bien qu'appelée Magie du Feu, c'est un art qui tient plus de la manipulation des flammes existantes et de la chaleur que de la pyromancie. A partir d'un feu, même modeste, même mal alimenté, le Mage du Feu peut en augmenter le volume, la chaleur et la durée de vie. S'il ne peut pas enflammer du bois vert, il suffit d'une étincelle au Mage du Feu pour faire un brasier d'un tas de bûches un tant soit peu sèches. De même, ces mages peuvent, dans des fours de forge par exemple, augmenter la chaleur sans que plus de charbon ou d'air ne soient ajoutés. Il s'agit donc d'un contrôle relatif sur ce qui est en train de brûler que sur le feu lui-même. Il est aussi possible pour le mage du feu de diminuer l'intensité de l'élément qu'il contrôle.

C'est une magie qui se déclare souvent tôt et les premiers signes sont des accidents domestiques : un feu de cheminée qui refuse de s'éteindre ou qui s'emballe soudainement, ou qui au contraire refuse obstinément de prendre. La maîtrise est longue, nombre de mages du feu se brûlent, parfois sévèrement, pendant leur apprentissage.
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Jeu 5 Déc - 14:36
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