Jeu 18 Jan - 14:01
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Jeu 18 Jan - 14:02
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1- Les classes sociales


La féodalité divise la société en différentes classes sociales selon les activités des gens.

Le Clergé

Les membres du clergé rassemblent tous les prêtres et prêtresses d’Eda. Ils bénéficient d’une immunité judiciaire relative : qu’importe ce dont ils sont accusés, seuls les supérieurs locaux de leur ordre ainsi que le seigneur local peuvent rendre justice dans leur cas, voire, si le seigneur local référent le désire, la décision de justice peut ne tenir qu’au Duc et au Supérieur Ducal de leur clergé. De même, ils ne sont pas soumis à l’impôt, mais ne peuvent, en contrepartie, posséder aucun bien à titre personnel. Seuls les biens mobiliers du clergé sont soumis à l’imposition du royaume, et du royaume seulement et les bénéfices que les communautés pourraient faire de la vente de leurs produits ne peuvent excéder les besoins liés à la vie de la communauté.


La Noblesse 

La noblesse représente l’autorité militaire et politique du territoire, elle détient les fiefs, en est responsable. Si elle en retire, sans les cultiver en propre, une partie des bénéfices, il est de son devoir de les gérer au mieux, de les protéger et de protéger toute âme y vivant. Elle a le droit, et le devoir, de rendre justice au nom du Duc ou du Roi (l’étendue des compétences variant selon le cas présenté en justice). Les nobles sont, en fait, les administrateurs locaux, travaillant en étroite relation avec les bourgmestres (maires) et conseils des villes sous leur autorité. Souvent, en effet, leur autorité s’étend au-delà de leur domaine propre : une baronnie va produire des biens et dépendre uniquement du baron/de la baronne en place. Mais l’influence, l’autorité de celui-ci s’étend bien souvent à un territoire bien plus vaste qui va entre autres lui reverser directement les impôts locaux et royaux. Les nobles ne sont pas toujours riches, et théoriquement, ils ne doivent pas avoir d’activité autre que la supervision de leur domaine. Ils ne payent pas d’impôts sur leur fortune personnelle, seulement sur les bénéfices de leurs terres, et celui-ci est réduit.


La Bourgeoisie

Maintenant que le fossé s’est creusé entre le peuple et les bourgeois, il s’agit d’une classe à part entière. Contrairement à la noblesse, la bourgeoisie travaille : elle ne vit que parce qu’elle a une activité lucrative qui lui permet de vivre richement… et d’être imposée sur l’intégralité de leurs biens et bénéfices d’activité. On retrouve parmi eux nombre de banquiers, de grandes familles négociantes, des marchands. Les grandes villes sont son terrain de jeu de prédilection, là où elle est la plus répandue, et la plus puissante. Car comme la noblesse, la bourgeoisie exerce parfois un pouvoir politique : l’argent ouvre beaucoup de portes et permet d’acheter des charges. Les villes comme Turlac en Cerf, mais d’autres aussi à travers le royaume, sont même entièrement gérées par un conseil de notables composé essentiellement de bourgeois et de maîtres de corporation. Toutefois, certaines prérogatives, comme l’accès à des postes royaux, l’octroi de terres, l’entrée dans la chevalerie, leur sont impossibles sans anoblissement par leur Duc. Ils peuvent toutefois faire une carrière militaire, mais ne commenceront pas officiers.


Le peuple

Il est partout, il est tout le monde. Le peuple paye l’impôt, travaille, et sa masse est variée. Agriculteur, artisan, employé, savant, enseignant, soldat de l’armée ou de la ville, filles de joie… Ils peuvent posséder leur ferme, leur boutique ou même pour quelques autres, gérer le domaine d’un noble, travailler dans une maison bourgeoise. Sauf en temps de guerre (conscription), ils sont exempts d’acte militaire et bénéficient de la protection de la noblesse et de l’armée ducale ou royale.


Nota sur la Chevalerie et l’Armée

L’armée n’est pas composée à 100 % de chevaliers (nobles), loin s’en faut.
Les soldats souvent sont des combattants professionnels, payés par leur seigneur local, ou Duc, ou Roi. Les chevaliers sont un reliquat de la société telle qu’elle était connue dans les Six Duchés quelques 400 ans plus tôt. Ils sont très tôt entraînés aux armes, aux tactiques militaires, mais aussi en diplomatie et en politique. Après plusieurs années au service d’un autre chevalier, le jeune noble est adoubé. Il peut alors rejoindre l’armée ducale ou royale comme sous-officier, parfois officier selon le mérite et son titre, ou retourner sur ses terres pour en assurer la sécurité. Il y a de moins en moins de Chevaliers à proprement parler et ce titre tend à devenir une ébauche de rang de la noblesse pour de toutes petites tenures jadis accordées, avec l’adoubement, à un soldat/officier pour ses faits d’arme, sa bravoure et son dévouement au combat. Dans les armées les ‘chevaliers à l’ancienne’ ne représentent plus guère que 5 à 10 % des sous-officiers et officiers.
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Jeu 18 Jan - 14:04
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2- La féodalité


C’est le rapport entretenu par les territoires entre eux. Les fiefs sont hiérarchisés entre eux, les nobles à leur tête également. S’il s’agit d’un rapport de force, il est vu dans l’optique d’un bénéfice mutuel. Le fief le moins important est le vassal, le plus important est le suzerain.
Le vassal doit respect et obéissance à son suzerain. Si celui-ci le demande, il doit l’assister dans la levée d’une force armée. S’il est en difficulté, en conflit, il peut faire appel à son suzerain comme arbitre et protecteur.
Le suzerain doit assistance et protection à son vassal. Celui-ci doit suivre ses décisions politiques et lever un ban à sa demande. Il doit aussi se soumettre à sa justice si le cas le nécessite. Le suzerain sera, par défaut, toujours tenu responsable des actes de ses vassaux.

Le Roi : Dans le Duché de Cerf, le roi est aussi le duc, il est donc le suzerain absolu : il est souverain. Mais sur le reste du territoire des Six-Duchés, son pouvoir souverain est partagé avec ses Ducs. Ceux-ci ne devraient pas, en théorie, appliquer des lois, des politiques allant contre celles qu’il édicte. C’est en réalité, et selon les duchés, une pratique loin d’être rare (surtout en Bauge, en Haurfond et en Labour). Le pouvoir souverain du Roi dans les autres Duchés est fréquemment remis en cause, principalement sur des domaines tenant de la justice, de l’armée, des accords commerciaux et diplomatiques. Évidemment, cela ne va pas sans tensions politiques internes au royaume.
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Jeu 18 Jan - 14:04
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3 – Les Corporations et Guildes


Les métiers de l’artisanat fonctionnent presque tous par corporation. Tanneurs, forgerons ou maîtres tailleurs etc, les corporations permettent d’encadrer ces activités en recensant les artisans, leurs boutiques, le nombre de leurs apprentis. Elles servent aussi à aider les artisans pour les questions réglementaires qui les concerneraient, le calcul de leur imposition, ou à les défendre en cas d’accusation, de régler les litiges à l’amiable. Une contribution leur est versée. Dans certaines villes, les activités régulées par corporation ne peuvent être exercées sans que cette contribution ne soit versée, c’est le cas à Gué-de-Négoce, à Turlac, à Pointe Bleue, Belcastel et Finebaie. Ce système serait, dit-on, bientôt appliqué également à Bourg-de-Castelcerf du fait de la baisse des activités frauduleuses et du désengorgement de la justice qu’il a généré dans les villes l’ayant appliqué.

Les Guildes ont peu ou prou les mêmes fonctions que les corporations, mais s’attachent plus aux métiers de négoce, aux marchands et à deux métiers d’artisanat : l’orfèvrerie et la joaillerie. On y retrouve aussi les métiers de la terre et de l’élevage, avec la Guilde des Céréaliers, des Maraîchers, des Éleveurs Ovins, Bovins ou Équins. L’obligation d’y adhérer est valable pour les élevages Équins de Haurfond, les Maraîchers et Éleveurs de Bétail en Labour. Les villes sus-citées ont aussi imposé l’obligation d’appartenance à une Guilde aux négociants, marchands, orfèvres et joailliers.
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Jeu 18 Jan - 14:06
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4 – Les différents cultes et la religion


Le clergé d'Eda

Une majorité de femmes au service d'une déesse ? Banalité complètement fausse en ce qui concerne le clergé d'Eda. La mixité est ici clairement présente. Les prêtres et prêtresses d'Eda ont en général un penchant plus prononcé pour les arts et la spiritualité pure que leurs homologues d'El. Ils ont dans leur congrégation de grands spécialistes de l'agriculture, des plantes et de la nature en général.

De nombreux serviteurs se tournent d'ailleurs vers les soins aux personnes comme aux animaux (malgré les rumeurs de Vif qui accompagnent ces pratiques), accueillant parfois les miséreux malades dans les temples. D'autres parcourent les Duchés pour pratiquer directement là où les gens sont en demande.

Le clergé d'El

Le dieu El est ce qu'il est : un dieu belliqueux que vénèrent les hommes de la mer. De ce fait, ces deux points se retrouvent parmi ses serviteurs. Cet attachement à la mer se traduit par la présence des temples essentiellement (pour ne pas dire exclusivement) sur les côtes, par l'élaboration progressive et minutieuse par les prêtres de cartes maritimes, des recherches sur les navires, les techniques de pêche, de combat naval... Tout ce qui a trait de loin ou de près à l'océan les intéresse. On recense d'ailleurs quelques météorologues et astronomes plutôt brillants dans leurs rangs.

Ce clergé dispose également d'une confrérie particulière, composée d'une trentaine de prêtres-guerriers. Et détrompez-vous machistes de tous bords, il y a également des femmes qui appartiennent à cet ordre. Ils s'appellent les Bras d'El. En temps normal, ils ne sont au service d'aucun duc en particulier, pas même vraiment du roi. Ils offrent leur service là où les gens en ont besoin : ils peuvent accompagner en mer des commerçants pour les protéger des pirates, des convois sur les routes pour éloigner les brigands.

Les rangs

Bien que l'on ne puisse comparer les religieux des Six Duchés avec ceux de notre civilisation judéo-chrétienne, certains termes sont également utilisés pour désigner les différents rangs qui existent dans les communautés ecclésiastiques d'Eda et d'El.


    ○ Frères, Sœurs : terme générique des membres de la communauté cléricale (consoeur, confrère...)
    ○ Pères, Mères : terme utilisé pour désigner les supérieurs directs d'une communauté réduite (au sein d'un sanctuaire, d'un temple)
    ○ Père / Mère Ducal : représentant de leur ordre auprès du Duc, généralement ils sont élus par l’ensemble des communautés du
    ○ Duché parmi les Pères et Mères les plus charismatiques, instruits, sages.
    ○ Prêtre, Prêtresse : terme générique des officiants du culte


Il n'y a par contre aucun grand représentant de la religion. Le Père ou la Mère Ducal(e) est avant tout là pour représenter son ordre, et au besoin, assister le Duc avec la Justice cléricale. Chaque membre est l'égal de l'autre même si certains bénéficient d'une aura particulière de part leur dévotion, leur sensibilité à une magie, leur accessibilité auprès des populations ou leur érudition.


Les fonctions

Servir Eda ou servir El ne signifie pas nécessairement passer son temps à prier au temple. Tous les prêtres et prêtresses n'exercent pas leur sacerdoce de la même manière.

Il y a ceux qui restent effectivement au temple, qui s'occupent de l'entretien des lieux (qu'ils soient ouverts au public ou non), préparent et assistent aux célébrations quotidiennes. Ils s'occupent également de tout ce qui permet à la communauté de vivre (artisanat, agriculture au besoin) et passent une grande partie de leurs journées à des activités spirituelles, artistiques ou physiques diverses pour forger leur âme et leur corps. Parmi eux, on trouve des érudits reconnus qui étudient et écrivent l'histoire des Duchés, répertorient les plantes et leurs bienfaits, établissent des traités sur tel ou tel sujet, etc.

Pour les temples offrant une partie ouverte aux fidèles profanes, des prêtres(ses) se chargent de leur accueil. Ce sont généralement des personnes très à l'écoute mais sachant également prodiguer des conseils simples et sages. Ils recueillent de plus les donations, offrandes et doléances que les populations peuvent adresser à la divinité, et font donc le lien entre le monde des mortels et celui des dieux.

Et il y a ceux qui vaquent en extérieur. Qu'ils préfèrent le grand air, cherchent à développer une capacité, à aider leur prochain, qu'ils fassent des recherches sur tel ou tel thème ou qu'ils tentent simplement de transmettre au plus grand nombre les convictions qui les habitent, ils sont finalement un nombre conséquent du clergé à ne rester que ponctuellement dans les sanctuaires ou temples disséminés un peu partout sur le territoire.

Il est en effet non obligatoire pour les serviteurs du dieu de se cantonner, se cloîtrer et se couper du monde. C'est en étant au contact avec la population qu'ils sont finalement au plus près de la divinité qu'ils servent. De même les membres du clergé ne sont pas astreints à passer leur vie au service du dieu, mais alors ils perdent les avantages liés à leur fonction et réintègrent la classe sociale dont ils sont issus. Les prêtres et prêtresses ont la possibilité de se marier, entre eux ou avec des personnes extérieurs au clergé. Ils peuvent alors avoir des enfants et se retirer complètement de la prêtrise.
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Jeu 18 Jan - 14:08
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5 – Mœurs et préjugés


Le rôle des femmes

Les femmes ne sont pas reléguées au rôle de fille puis de mère, mais surtout d’éternelles mineures. Elles peuvent choisir de faire carrière, détenir des rôles politiques, administratifs ou militaires, hériter au même titre qu’un enfant mâle. Il n’y a donc pas de pression, parmi la noblesse notamment, à mettre au monde un fils. Tout enfant bien portant est un héritier, ce qui signifie qu’une héritière de domaine se mariant impose à son époux de venir s’installer sur son domaine et ne changera pas de nom. Il y a plus de souplesse au sein du peuple. La notion de ‘dot’ est alors le ‘prix de l’union’, et versé mutuellement par chaque partie.

Le célibat

Bien qu’il ne soit pas condamné, le célibat est, en dehors de la vocation religieuse, souvent mal compris quand il n’est pas le résultat du veuvage. Ainsi, une fille-mère ne serait pas nécessairement rejetée de la société, mais sa vertu et sa moralité seraient certainement sujettes à caution. Le viol étant sévèrement puni, une fille-mère victime de viol serait, elle, aidée par la société, le criminel contraint de lui payer une forte somme pour son acte et pour élever l’enfant à venir.

L’homosexualité

On n’en parle pas. Il n’est pas sain d’être attiré par une personne de même sexe, ce n’est pas pour autant que les homosexuels sont condamnables juridiquement. Ils le sont quasiment toujours, cependant, par la société : rejet, difficultés à exercer un métier, à avoir une clientèle. C’est un peu moins vrai parmi la noblesse (et la haute bourgeoisie) où ce que l’on appelle ‘mœurs jamailliennes’ se doit d’être tenu secret mais peut être connu de tous. Délicieusement tabou pour l’imagination nobiliaire, notamment de Cour (beaucoup moins pour la noblesse terrienne).

Inceste, mariages consanguins

L’inceste au premier et deuxième degré est fortement réprouvé. Il est très déconseillé de faire un mariage consanguin avec un parent relativement proche (cousin au 1er et 2nd degré), mais ces-derniers restent fréquents parmi la Noblesse, voire quelques hautes sphères de la bourgeoisie.

La mort et les rites funéraires

La tradition dans les Six-Duchés est l'incinération des morts, notamment dans les milieux martiaux et nobles. Le peuple, surtout dans les campagnes, enterre encore ses morts car cela économise des ressources. Il en va normalement de même des membres du Lignages qui rendent le corps défunt à la terre et donc au cycle de la vie. La coutume, lors de funérailles, est de se couper les cheveux : pour la perte d'un parent très proche ou d'un être aimé, les cheveux sont coupés courts pour les hommes (quelques centimètres) et à la nuque pour les femmes. Pour un parent plus éloigné, un suzerain, le Duc ou la famille Royale, selon la sensibilité et l'attachement de chacun, on coupe entre 5 et 15 cm de cheveux.

La Majorité

Dans les Six-Duchés comme au Royaume des Montagnes, un enfant est considéré majeur à l'âge de 18 ans. Toutefois, les filles sont nubiles ("bonnes à marier") dès leurs 14 ans à condition d'être pubères (avoir leurs règles de manière régulière), les garçons à compter de 16 ans. Le mariage de deux mineurs impose que ceux-ci restent sous l'autorité conjointe de leurs parents respectifs jusqu'à la majorité du plus âgé des deux. Le mariage d'un(e) mineur(e) avec un(e) majeur(e) place le premier sous l'autorité du second.
A Chalcède, les femmes sont d'éternelles mineures, d'abord sous l'autorité de leur père ou frère, ou oncle, puis de leur époux. Elles sont nubiles dès leur puberté (cela peut donc être 11 ou 12 ans). Les hommes ont un rite de passage à effectuer, souvent un acte de bravoure, et sont alors présentés aux autres hommes de leur clan comme des adultes. L'âge varie mais c'est souvent entre 13 et 17 ans.
A Terrilville comme à Jamailla, la majorité est obtenue à 21 ans. Elle peut être ramenée à 16 ans pour les filles et 18 ans pour les garçons en cas de mariage, car il est impossible pour un mineur de se marier, même avec consentement parental. Seuls les parents peuvent demander cet abaissement de la majorité et un contrat de pré-mariage doit être présenté comme justificatif.
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