Quand le désir se teinte d'écarlate [TERMINE]

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Mar 16 Oct - 15:04
Eclat Tombetoile
'Gérante' d'une luxueuse Maison Close
Eclat Tombetoile
Messages : 122
Localisation : Cerf
L'hiver était toujours une bonne saison pour les maisons closes, la morsure du vent, le froid de l'air, l'humidité ambiante, tous ces éléments d'inconfort poussait nombre de clients à chercher le réconfort dans la douce chaleur des corps. Néanmoins, cette saison propice aux rapprochements de chaleur attirait davantage les clients de passage que les clients de renom parfois trop frileux pour sortir du château ou de leurs demeures bourgeoises, mais quelque soit la provenance, les bourses pleines étaient toujours les bienvenues aux Fleurs du Délice et ce, dans tous les sens du terme.

Ce soir ne faisait pas exception et un bon feu crépitait dans la cheminée de la salle principale où les clients comme les fleurs se pavanaient légèrement vêtus. Les salons privés étaient tous remplis et le vin coulait abondamment.

Eclat déambulait au milieu de sa maison, offrant des sourires charmant et de doux effleurement à ses clients, et poussant une de ses fleurs vers un client ou un autre en fonction des affinités qu'elle semblait déceler. Elle aimait flâner ainsi au milieu de son monde. Ici elle était seul maître à bord, nul homme pour lui donner des ordres, à moins qu'elle ne l'ai souhaité, nulle bourgeoise pour la prendre de haut. Ici, les regards qui se posaient sur elle étaient pleins d'envie et de concupiscence, et elle aimait jouer les insaisissable, ne réservant son corps qu'a quelques privilégiés. Elle avait ainsi découvert qu'avoir le choix était un grand pouvoir et une douce liberté.

Elle s'installa nonchalamment au bar et se versa un verre de vin de Bauge tout en observant la petite nouvelle qu'elle avait trouvé mendiant près du marché. Elle avait eu l'oeil perçant, décelant sa beauté juvénile sous la crasse qui repoussait les passant. Elle s'amusa du fait que le client, un homme bien battit portant un clou de diamant assortis à une chevalière, se serait sans doute détourné d'elle quelques semaines plus tôt. Aujourd'hui, il semblait hypnotisé par les grands yeux clairs de la jouvencelle qui l'attirait maladroitement vers l'escalier qui menait aux chambres.

Lilas, la toute jeune prostituée, chercha auprès de sa sauveuse un regard d'approbation lorsqu'elle passa près d'elle, entraînant maladroitement à sa suite le grand brun aux épaules carrées.
Eclat la gratifia d'un petit clin d'oeil encourageant.
La jeune fleur était encore hésitante et cette maladresse imprégnée d'innocence qu'on ne trouvait que chez les débutantes, avait le don d'embraser les sens de nombreux clients et l'homme au regard gourmand et dont l'excitation déformait déjà les chausses ne faisait pas exception.

La tenancière les laissa prendre de l'avance et décida de monter à ses appartements afin d'écouter discrètement ce qui se déroulerait dans la chambre de Lilas. Elle procédait ainsi pour les débutantes afin de leur prodiguer quelques conseils après coup. Cela était moins efficace que d'assister directement aux ébats, mais avec l'expérience, Eclat savait déceler nombre de choses rien qu'a l'oreille.

Avant de s'engager dans le second escalier, elle aperçut Marguerite entrer dans sa chambre en charmante compagnie. La soirée serait sans doute très lucrative.
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Mer 17 Oct - 1:05
Capuche
Assassin redouté
Capuche
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Localisation : Castlecerf / Great Iguana
Capuche, dont les draps dissimulaient à peine la nudité, se reposait paresseusement la tête posée contre les cuisses de Marguerite. Celle-ci était assise, elle-même dans le plus simple appareil, contre les coussins du lit et caressait doucement la tête de l'assassin qui clairement, savait apprécier cet instant de calme après la tempête.

Les doigts de la belle courtisane, qui passaient lentement dans ses cheveux, avaient toujours ce même effet. Apaisant. Et c'était sans nul doute l'une des raisons pour lesquelles Marguerite était de loin la Fleur qu'il préférait entre toutes parmi celles que pouvait offrir l'établissement.

Notre ami était rentré de son périple à Labour depuis quelques semaines seulement et pourtant, il était déjà devenu client assidu des "Fleurs du Délice".

Au début, c'était un motif purement professionnel qui lui en avait fait franchir le seuil. Une rumeur.

Depuis le bureau de poste, Genêt avait relevé une série de communications faisant suite aux dramatiques événements de la crémation royale.
Comme chacun le savait désormais, un Pie avait réussi à infiltrer la garde pour perpétrer un carnage. La rumeur voulait que l'homme eût bénéficié de complicité au sein même de l'armée.

L'attention de son jeune apprenti s'était porté sur une série de missives officielles demandant de vérifier les agissements d'un soldat en particulier. Ce dernier, paraît-il fréquentait assidûment la maison close "Les Fleurs du Délice" et se payait des prestations auxquelles sa solde de misère était bien loin de pouvoir lui donner accès.

À cela, s'ajoutaient quelques rumeurs collectées dans les milieux souterrains, désignant l'endroit comme un point de rendez-vous pour certains vifiers. De là à se demander si des Pies pouvaient également passer par l'établissement, il n'y avait qu'un pas. En tout cas, cette piste demandait au moins une vérification...

Bien évidemment, l'investigation se révéla assez peu concluante. Et il était clair que le maître de la guilde des assassins fréquentait désormais les lieux, davantage pour son plaisir personnel que pour mener des recherches poussées. En ce qui concernait le soldat faisant l'objet d'une enquête, il se révéla finalement qu'il ne s'agissait que d'une simple ressemblance. Quant aux vifiers, et aux éventuels pies... Ce n'était pas en si peu de temps qu'il aurait pu découvrir quoi que ce soit de concret.

De ce qu'il avait pu collecter ou voler comme informations sans se faire pincer, il lui apparaissait évident que les premiers pouvaient effectivement facilement trouver refuge en ces lieux. Une raison bien mince, mais suffisante pour au moins continuer à "surveiller" l'endroit. Quant aux deuxièmes... S'ils étaient si peu doués pour masquer leur jeu, Eliée serait toujours de ce monde...

Il devait être patient... Encore et toujours... Et profiter de l'instant présent. Les doigts de Marguerite, ses yeux d'émeraude, sa peau douce et chaude. Ça, c'était du concret.

La jeune femme, bien que professionnelle, ne cachait pas le plaisir qu'elle tirait elle-même de ses visites. Il fallait dire que Capuche payait rubis sur l'ongle, mais surtout que son comportement était... différent.

Bien sûr il était homme avec toutes les raisons qui étaient siennes pour venir lui rendre visite. En ça, il n'était en rien différent des autres. Mais ces moments de calme et de douceur qu'il demandait à chaque fois "après" et qu'il payait comme s'il s'agissait d'une prestation conventionnelle, ça, c'était beaucoup plus inédit.

Était-ce en lien avec tous les tatouages que son corps arborait ? Était-ce là de la fragilité derrière une apparence si dure ? Il était clair que cela l'intriguait.

Elle eut un moment de faiblesse quand l'assassin leva la main pour atteindre son visage afin de lui caresser la joue et pencha légèrement la tête sur le côté, affichant un léger plaisir avant de poser la question qui lui brûlait les lèvres.

"Raziel... Comment c'était... en Chalcèdes ?"


Puisqu'il arborait une particularité typiquement de ces contrées, l'assassin avait jugé préférable de se présenter sous son nom chalcédéen. Du moins celui qu'il utilisait le plus là-bas et qu'il affectionnait.

Il laissa passer quelques secondes de silences, surpris par cette question très directe, mais cela faisait partie du charme de la demoiselle. Il esquissa alors enfin un sourire avant de répondre.

"C'était dur... très dur... rien à voir avec ici..."


Il se retourna alors afin de se redresser et se placer à sa hauteur

"On est tellement mieux dans tes bras. Malheureusement, j'ai moi aussi le sens des affaires et mes confidences sur l'oreiller ne sont pas gratuites !"


La jeune femme sourit à son tour. Cela valait le coup d'avoir essayé. Elle insista malgré tout, plus par jeu, que par réelle curiosité.

"Tu ne me diras donc pas comment un homme des duchés à pu devenir esclave ?"


Il rapprocha son visage.

"Non !"

"Et tu ne me diras pas pourquoi tu ne portes pas de boucle ?"


Il se rapprocha un peu plus.

"Non..."


"Tu t'es attaché à moi ? Avoue-le !"

"Non."


Dit-il avant de coller ses lèvres contre les siennes et de l'embrasser.

Cependant, cet instant ambigu fut de courte durée, la demoiselle interrompant le baiser et affichant un regard d'inquiétude tout en tendant l'oreille. Comme si elle avait reconnu quelque chose.

"Tu as entendu ?"

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Si tu sais ce qu'ils veulent, tu pourras les acheter.
Si tu les comprends, tu pourras les prévoir."
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Jeu 18 Oct - 16:33
Eclat Tombetoile
'Gérante' d'une luxueuse Maison Close
Eclat Tombetoile
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Eclat avait rejoint ses appartements, l'atmosphère y était plus calme, bien qu'un léger bruit de fond de soupirs et rires étouffés lui parvenaient de l'étage inférieur. La lumière était tamisée et un peu d'encens brûlait dans un coin de la pièce, diffusant un parfum doux et exotique qu'Eclat affectionnait particulièrement.

Elle s'avança jusque dans sa salle de toilette privée, s'installa au sol et souleva une panière dont elle se servait pour ranger d'épaisses serviettes. En dessous, une latte du sol était descellée, et elle put la retirer d'une simple pression sur une des extrémités. Sous cette latte se cachait un petit trou qui offrait un point de vue limité dans la chambre de Lilas, mais permettait d'entendre assez clairement ce qui s'y déroulait.

Eclat entendit alors la jeune Lilas demander à son client ce qu'il souhaitait qu'elle fasse pour lui, des bruits de tissus froissés lui indiquèrent que la fleur travaillait l'homme au corps.

Ne jamais laisser l'excitation du client retomber, la petite avait bien retenu la leçon.

L'homme soupira, mais il semblait que ce n'était pas de désir, la petite lilas ne s'économisait pourtant pas en soupir lascif et baisers léger.
Eclat se tourna pour coller son œil sur le trou qui était dissimulé dans les moulures du plafond de la chambre. Elle pouvait voir une bonne partie du lit. L'homme y était assis sur le bord, Lilas était agenouillée derrière lui, collant son buste contre son dos, elle lui caressait la nuque et chuchotait à son oreille tout en se frottant contre lui pour qu'il sente sa poitrine ferme contre sa peau. Mais il semblait que ce n'était pas cette façon de faire dont le bougre avait besoin.
Il lui prit le poignet et se tourna vers elle.

- Frappe moi.

Lilas resta un moment interdite, elle n'était pas habituée à ce genre de rapport un peu plus musclé. Peut-être aurait il été mieux assorti à Vipérine. Eclat retint un soupir, en espérant que Lilas saurait apporter un peu plus de piquant à sa prestation.

- Allez, gifle moi !


Lilas fini par obtempérer et gifla mollement son partenaire. Le grand brun fit la moue.

- Plus fort, cogne moi !

L'homme lui tenait toujours le poignet, elle essaya donc de mettre autant de force dont elle était capable dans un coup de poing qui vint s'échouer sans grand effet sur les pectoraux puissants.
Il émit un petit grognement insatisfait.

- Cours dans la chambre, et essaie que je ne t'attrape pas.... et mets y du cœur !

Il lâcha la main de Lilas et la jeune fille exécuta la volonté de son client, d'abord en riant, mais l'homme lui fit rapidement comprendre qu'il ne souhaitait pas la voir joyeuse. La fleur obtempéra.

- Cours, méfie toi si je t'attrape petit colibri...

Cela ferait un exercice intéressant pour Lilas. De toute évidence l'homme voulait une relation énergique et semi consentante. Peu l'avouaient mais il s'agissait d'un fantasme partagé par de nombreux hommes.
L'homme attrapa facilement la jeune femme, renversant un guéridon en la soulevant de terre.

- Et bien, débat toi, essaie de m'échapper mon colibri. Défends toi !

Sa dernière injonction fut donnée sur un ton plus brutal, et il conduisit Lilas sur le lit, la jetant sans ménagement sur les draps. La jeune fille fit mine de se reculer vers les coussins, mais l'homme l'attrapa par les chevilles et la ramena au bord du lit.

- Allez défends toi colibri, défends toi où je te fais mal.


La pauvre petite avait son premier client difficile, mais il fallait bien qu'elle passe par là. Dans la vie d'une prostitué, les hommes violents étaient légion et il fallait parfois accepter certains coups pour obtenir une bourse bien remplie.

Lilas commençait à se débattre plus vaillamment, réussissant même à donner un coup de pied violent dans l'aine. L'homme grogna de désir.

- Continu petit colibri, tu vas chanter !

L'homme saisit son pied et lui écarta violemment la jambe, il se pencha sur elle et lui asséna une gifle violente. La jeune fille étouffa un sanglot, le choc du coup l'avait surprise et elle commençât à douter des intentions de son client. L'homme n'en mit que plus d'ardeur, il posa un pied sur l'abdomen de sa victime tout en délassant ses chausses, une fois sa virilité au grand jour, il reposa son pied au sol et se cala vigoureusement entre les cuisses de Lilas.

- Débat toi petit oiseau... que je te casse les ailes !

La jeune fille obtempéra, davantage mue par la panique que par l'envie de satisfaire son client. Elle tenta de se débattre mais il agrippa ses hanches fines et les attira contre son bas ventre. La jeune fille tentait de rouler de droite et de gauche, mais il lui attrapa la gorge d'une main, tout en s'aidant de l'autre main pour guider les coups de bassins qu'il lui donnait avec brutalité. Lilas commença a crier mais l'homme resserra sa prise sur le cou de la fleur qui émit alors un gargouillis étranglé.

S'en était trop, la jeune fille n'était pas formée pour un acte aussi violent, s'il voulait ce genre de rapports, les caves y étaient dédiées et il le savait. Eclat veillait à ce que chaque nouveau client soit informé de l’existence de ces services et de savoir où les trouver.

Elle se releva prestement, et quitta ses appartements sans prendre la peine de cacher son trou d'espion. Elle descendit l'escalier aussi vite que sa tenue le lui permettait. Elle contacta Brume pour lui demander son aide. Le chat, pas toujours coopératif, ne tarda pas cette fois à rejoindre Eclat dans le couloir du premier étage. Il avait senti la pression que ressentait sa compagne et y répondit sans délai.
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Sam 20 Oct - 2:04
Capuche
Assassin redouté
Capuche
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Capuche n'eut pas besoin de tendre beaucoup l'oreille suite à la demande de Marguerite. Des bruits sourds et des cris étouffés commençaient à parvenir de la chambre voisine à la leur.

Si dans un premier temps l'assassin avait directement pensé à un genre de prestation plus "sportive" et coutumière de ce genre d'établissement, le visage soudainement blême de la courtisane à ses côtés lui indiqua bien vite que quelque chose clochait.

"Lila..."

"Il y a un problème ?"

"C'est juste... Ce n'est pas comme ça que ça devrait se passer pour elle..."

La jeune femme s'agenouilla à son tour sur le lit et se concentra pour entendre davantage. L'ambiance brûlante qui était encore présente dans la pièce il y a quelque minute venait de totalement retomber. Un silence de mort s'était désormais installé entre la Fleur et son client, seulement interrompu par le brouhaha et les cris, visiblement de moins en moins simulés, de la pièce adjacente. Marguerite serrait le bras de Capuche dans une inquiétude grandissante.

"Il va lui faire du mal..."

"..."


Les sons qui passaient à travers les murs ne laissaient effectivement présager rien de bon pour la petite Lila. Du point de vue de Marguerite, cela dépassait déjà les bornes du "nécessaire" apprentissage de la vie de "galante". Capuche lui même devait admettre qu'il ne goûtait guère à ce genre de spectacle sonore qui gâchait sa soirée. Ainsi une lueur traversa-t-elle son regard, lorsque Marguerite annonça :

"Il faut faire quelque chose..."


La fleur mordait sa lèvre inférieure tant elle redoutait ce qu'allait lui coûter, vis-à-vis de son employeuse, ce qu'elle s’apprêtait à demander à son client. Mais la belle courtisane remarqua bien vite que lui même était dans l'attente d'une parole de sa part. Ainsi ajouta-t-elle, visiblement résolue.

"Tu pourrais arrêter ça ?"

À peine eut-elle prononcé ces paroles que Capuche acquiesça de la tête et quitta le lit pour se diriger directement là où se trouvaient ses affaires. Là, il commença à enfiler son pantacourt afin de ne pas se rendre là bas totalement nu.

Il était inutile pour lui de perdre du temps à s'équiper pour une affaire comme celle-ci. Lila ne pouvait certainement pas se permettre d'attendre et le simple fait de débouler dans la chambre devrait bien calmer les ardeurs du malotru. Ainsi se contenta-t-il  d'annoncer à la demoiselle qui était toujours assise dans le lit.

"J'ai de la compassion pour ton amie. Mais un service avec moi n'est jamais gratuit !"


"Peu importe. Fais le nécessaire."

Suite à cette réponse déterminée, l'assassin esquissa un sourire. Soit elle était inconsciente de faire appel à lui sans réfléchir aux conséquences, soit elle était drôlement courageuse de prendre une initiative que sa patronne désapprouverait certainement. Dans tous les cas, lui voyait une occasion de gagner la confiance de certaines prostituées pour collecter davantage d'informations sur l'endroit (ou alors d'obtenir des prestations privilégiées).

Il prit alors quelques épingles à cheveux qui traînaient sur la petite commode, non loin de l'entrée, avant de conclure.

"Ne bouge surtout pas d'ici. Je t'emprunte ça."


À ces mots, Capuche disparu pour se rendre directement jusqu'à la porte de la chambre voisine.

Il n'y avait plus un instant à perdre... Les cris de Lila étaient devenus plus stridents avant de s'interrompre de manière abrupte... C'était plus qu'inquiétant.

Évidemment la porte était fermée à double tour, mais Capuche n'avait pas emprunté les épingles de Marguerite pour rien. Il ne lui fallut que quelques secondes pour venir à bout de la serrure, et lorsqu'il ouvrit la porte en grand, il ne put que constater l'horreur de la scène.

Un homme, grand et musculeux, se déhanchait convulsivement entre les cuisses inertes d'une fille... évanouie, semblait-il. Peut-être morte... Sa main droite serrait encore sa gorge frêle. Son poing gauche frappait son visage tuméfié. Sa bouche proférait les pires horreurs dans un mélange pervers de haine et d'excitation.
Une bête, suintante et vagissante qui s'acharnait contre de la viande froide pour mieux prendre son pied.

Capuche avait suffisamment côtoyé la mort pour comprendre immédiatement à qui il avait affaire. Cet homme n'était pas qu'un simple pervers aux pratiques sexuelles extrême. C'était un prédateur... Un monstre qui profitait d'un instant pour se déchaîner avant de disparaître à nouveau dans la population, comme s'il n'avait jamais existé.

Quelques représentants de cette race exécrable étaient déjà passés au fil de sa lame, à la demande des rares victimes encore vivante qu'ils laissaient derrière eux...

" Qu'avez-vous fait ? ..."

À l'entente de ces mots, l'homme s'arrêta et jeta un œil noir en direction de celui qui venait de l'interrompre. Capuche se tenait devant la porte grande ouverte, la lumière du couloir projetant son ombre ténébreuse en direction du porc qui lui faisait face. Son regard renvoyant au centuple celui qui venait de lui être lancé par la brute. Le regard d'un assassin.

L'homme se leva et se retourna complètement afin d'imposer sa stature. Ferme, il invectiva alors l'intrus qui venait d’apparaître.

"Tu ne sais pas qui je suis ?! Je paye pour tout ce qui se trouve dans cette chambre. Alors disparaît l'avorton !"


"QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FAIT ?!"

La voix de Capuche avait raisonné dans la pièce, terrible et implacable. Mais l'homme, qui n'était plus que colère semblait avoir déjà perdu tout sens commun. Furieux d'avoir été ainsi dérangé, il se saisit immédiatement de sa botte afin d'en sortir une lame dissimulée.

Il était clair pour Capuche que les choses ne pouvaient plus se terminer que d'une seule manière...

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Mer 24 Oct - 16:06
Eclat Tombetoile
'Gérante' d'une luxueuse Maison Close
Eclat Tombetoile
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Localisation : Cerf
Lorsque Éclat arriva essoufflée à l'étage des chambres, Brume l'y attendait déjà, feulant et le poil hérissé.

Qu'y a t'il ?

Choas, sang, furent les seules informations que le félin daigna lui transmettre, cela et un sentiment d'agacement lié au fait qu'aucun de ces individus n'avait d'importance pour lui...alors pourquoi en avaient ils pour sa compagne.

Il suffit de quelques pas à Éclat pour découvrir le spectacle qui irritait autant son compagnon de lien et qui fit faire un bon au cœur qu'elle croyait pourtant avoir bien accroché dans sa poitrine.

La porte était grande ouverte et à l'intérieur, deux hommes torses nu se faisaient face.
L'un d'eux:le regard mauvais, un couteau à la main et son phallus encore visible par l'ouverture de son pantalon, était le client de Lilas. L'autre : un homme blond svelte tout aussi furieux, le toisait telle une panthère prête à bondir, ce devait être le client de Marguerite qu'elle avait aperçut plus tôt dans la soirée.

Comme un échos à sa pensée, Marguerite passa la tête par l'embrasure de la porte de sa propre chambre.

- Lilas ?

Eclat se recomposa rapidement un visage neutre et autoritaire.

- Reste dans ta chambre, je m'occupe de tout.

La jeune femme, sincèrement inquiète pour sa nouvelle collègue, obtempéra sans rien ajouter au grand soulagement d'Éclat qui voyait déjà les ennuis s'amonceler !
Un peu plus loin, une autre porte s'entrouvrit, laissant apercevoir un visage rondouillard et craintif. La maquerelle se tourna vers lui un sourire sur le visage.

- Ne vous inquiétez pas, ce n'est qu'un client... un peu trop satisfait ! Retournez à vos plaisirs, Oeuillet vous attend.

L'homme n'en demanda pas plus et reparti a ses vices cachés dans les bras d'une des fleurs masculines les plus douces de la maison.

Éclat prit une profonde inspiration, vérifia que plus personne ne semblait alerté par le bruit dans le couloir et entra dans la chambre invitant Brume à l'accompagner, mais le chat feula en faisant un pas en arrière.

Ils sont moins froussard que toi ces deux là, et j'aurais besoin de ta protection s'ils se retournent contre moi !

Brume obtempéra non sans rappeler son mécontentement a sa partenaire.

Entre temps, le combat entre les deux hommes n'avait pas baissé d'intensité. Chacun toisant l'autre, cherchant un bon angle d'attaque. Le grand brun s'avançant sans crainte devant le blond tatoué qui esquivait avec plus ou moins de réussite la lame projetée contre lui.
Éclat dû se jeter sur le lit afin d'éviter le client de Marguerite alors qu'il était projeté contre la porte par un coup puissant que l'autre lui avait asséné sur le torse, il n'eut que le temps d'une pirouette impressionnante pour éviter le second coup qui visait sa gorge .

Laissant les hommes à leur combat, Eclat attrapa Lilas par les épaules pour la faire glisser jusqu'à elle plus haut dans le lit. Elle installa la tête de la jeune fille sur ses genoux et se pencha vers elle pour tenter de la réveiller.

- Lilas, Lilas...

Elle chuchotait presque, de peur que ses mots viennent blesser davantage la pauvre fleur et lui tapotait les joues, espérant y faire revenir le rose qui les habillait toujours d'innocence .

La jeune fille restait inerte dans ses bras, les jambes encore écartées sur le lit. L'angoisse étreignit le cœur d'Éclat, rétrécissant sa poitrine jusqu'à couper sa respiration. Elle était impuissante au milieu de ce chaos et c'était une sensation qu'elle s'était pourtant promise de ne plus vivre maintenant que la patronne c'était elle... Elle s'était promis que ce genre de chose n'arriverait pas a ses filles, pas sous son règne
!
Elle cala Lilas encore plus contre elle, et se mis à la bercer d'avant en arrière.

- El, Eda qu'importe lequel d'entre vous, mais je vous en supplie, mettez fin à ce cauchemar.
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Dim 28 Oct - 17:54
Capuche
Assassin redouté
Capuche
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Aux premiers abords, Capuche apparaissait clairement désavantagé. Plus petit et moins fort que son adversaire, il était surtout sans arme et ne pouvait compter que sur son agilité pour esquiver les coups qui lui étaient portés.

Pourtant, des deux hommes, c'était bien lui qui affichait un sang froid à toute épreuve. L'un exprimait sa rage, portait des coups puissants, vociférait, insultait. L'autre conservait un visage de marbre, ne quittant à aucun moment les mouvements de son agresseur pour anticiper chacune de ses attaques.

Un coup d'estoc, il faisait un pas de côté. Une tranche horizontale, il bondissait en arrière ou s'accroupissait. Une charge, et il jouait à saute-mouton par-dessus son adversaire. Parfois la lame effleurait la peau du tatoué, mais hormis quelques coupures superficielles, ce dernier s'en tirait toujours sans dommage.

L'homme brun commençait à comprendre que son adversaire jouait avec lui, ce qui ne faisait qu'attiser sa colère. Ce dernier le prenait de haut et le toisait de ses yeux bleus glacés. Comme s'il était déjà sûr de sa victoire.

Cette issue ne faisait aucun doute du point de vue de l'assassin, même si l'occasion qu'il attendait ne se présentait toujours pas...
Qui qu'il puisse être, l'homme était certainement entraîné et maîtrisait l'escrime, même avec une arme aussi rudimentaire qu'un couteau. Mais ce qui l'inquiétait davantage, c'était que cet animal allait ameuter toute la maisonnée à brailler de la sorte.

Cependant ce scénario ne se profila pas... Et Capuche en comprit bien vite la raison.

Le combat avait à peine débuté depuis quelques minutes qu'une silhouette se tenait au niveau de l'entrée désormais close. Une femme... Que l'assassin avait identifié comme la tenante des lieux. Rien d'étonnant à ce qu'elle ait fini à pointer le bout de son nez avec le barouf qu'il y avait dans la pièce et le fait que personne d'autre ne soit intervenu n’était certainement pas dû au hasard. L'ennui, c'est que ça faisait aussi un témoin supplémentaire, à présent que la situation avait dégénéré.

Le coup qui suivit, il ne l'avait pas anticipé non plus... Distrait par l'apparition de la maquerelle, un violent coup de poing vint s'écraser sur son torse pour le projeter contre la porte d'entrée. Malgré le choc, il parvint malgré tout à se laisser tomber au sol pour éviter la lame qui fondait sur lui juste après et à s'extirper de sa position délicate, en roulant sur le côté et en se redressant d'une simple impulsion des bras.

L'assassin le savait... Les jolies femmes auraient dû être sa ruine depuis bien longtemps. Hors de question de se faire avoir une seconde fois cela dit. Tant pis pour les éventuels témoins, il fallait en finir.

Déjà l'homme commençait à montrer des signes de fatigue, si on ne tenait pas compte de son membre viril toujours fièrement dressé. À croire que la vision de la jolie brune enlaçant le corps nu de sa victime ne faisait que l'exciter davantage... Mais aussi motivante que pût être sa récompense de victoire, ses coups devenaient plus lents et moins puissants. Capuche le savait et c'était bien là sa stratégie depuis le départ. Ainsi, au moment où le tortionnaire de Lilas voulut porter un nouveau coup, la situation bascula soudainement.

Remarquant l'ouverture tant espérée dans la garde de son adversaire, l'assassin profita que la lame passe à proximité de lui pour se saisir du bras de ce dernier. Puis, dans le même temps, frappa comme la foudre au niveau de sa gorge.

L'expression de la brute changea... Il eut un mouvement de recul tout en lâchant son arme au sol et commença à pousser un râle rauque. Le tatoué venait de lui enfoncer l'une des épingles de Marguerite dans la trachée et il n'allait certainement pas lui laisser l'occasion de la retirer. Avec l'agilité d'un félin, il bondit derrière l'homme tout en enroulant son bras autour de son cou et commença à serrer de toutes ses forces, verrouillant sa prise à deux mains.

La brute chercha bien à dégager son assaillant en essayant désespérément de lui donner des coups de coude, ou en se jetant contre les murs, mais Capuche tenait bon et l'issue du combat était désormais inéluctable. Très vite, le géant commença à vaciller et se retrouva totalement soumis à l'assassin qui le maintenait fermement face à Éclat et Lilas. Comprenant que ce dernier allait bientôt tourner de l’œil il lui ordonna alors avec rage.

"Ouvrez les yeux, et regardez ce que vous avez fait !!!"

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Mar 6 Nov - 15:51
Eclat Tombetoile
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Eclat Tombetoile
Messages : 122
Localisation : Cerf
Des larmes coulaient sur les joues d’Éclat. La respiration de la jeune Lilas était à peine perceptible et la jeune femme craignait un drame encore plus grand.

Devant elles, les deux hommes continuaient leur affrontement jusqu'à ce que l'homme blond prit le dessus. Il l'avait frappé à la gorge et le maintenait fermement le cou enserré dans son bras.
Le grand brun tenta de se défendre, donnant des coups de coudes et s'arc-boutant pour désarçonner son adversaire mais le client de Maggy tenait bon.
Ils finirent tous deux au sol, l'assassin adossé au mur sa victime avachi sur lui. Il maintenait le visage de sa proie droit vers Éclat et sa jeune fleur, la forçant à regarder son œuvre, mais l'homme, bien qu'au bord de l’asphyxie, n'eut pour la réaction attendue. Un rictus indéchiffrable déforma sa bouche alors que sa main vint agripper le membre qui pendait à demi entre ses cuisses.
Était ce dans la volonté de s'offrir un dernier plaisir ou dans un geste de pure provocation? Quelle qu'en soit la raison, s'en fut trop pour Éclat qui sentit la fureur chasser sa détresse.
Dans un coin de la pièce Brume feula, le poil hérissé sur le dos prêt à bondir sur le pervers.

Éclat reposa doucement Lilas sur le matelas et descendit du lit dans un mouvement fluide, sans lâcher l'homme des yeux. Son regard flamboyait de rage et un feulement sortait maintenant de sa propre gorge.
Elle s'immobilisa près du poignard que l'homme avait lâché, se baissa doucement en fixant sa proie. Elle ne voyait plus rien en dehors de l'homme au rictus improbable, la main pompant sans relâche : l'incarnation de la perversion.

Elle se redressa tout aussi doucement tenant l'arme dans sa main. Une mèche se détacha de son chignon, glissant le long de son cou dans un mouvement inverse avant de s'écraser sur son épaule en une boucle imparfaite.
Il lui suffit de trois pas supplémentaire pour arriver devant sa future victime, approchant son visage tout près de celui de l'homme brun.

Elle lui saisit le poignet, plantant son regard dans les yeux devenu vitreux de l'homme et lui susurra doucement :

- Shut... je vais m'en occuper.

L'homme lâcha son pénis juste avant que la main droite d'Eclat armée du poignard ne vienne s'abattre violemment sur le membre turgescent du pervers, le lui clouant quasiment sur le sol.
Le sourire de la brune se transforma en grimace de haine, elle parla d'une voix sourde et grondante.

- Tu ne feras plus de mal avec ça charogne !

L'homme fut prit de convulsions avant de s'écrouler sans vie, amenant l'autre homme à relâcher sa prise et à le laisser glisser sur le sol.
Éclat se redressa, retirant le poignard du membre devenu inerte, et le sang se mit à gicler teintant le bas de sa robe d'un rouge encore plus sombre que celui du voile qui la fabriquait.

- Et merde...

Elle lâche l'arme et recula jusqu'à ce que ses jambes percutent le bord du lit et l'y fasse s'asseoir.
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Dim 11 Nov - 19:35
Capuche
Assassin redouté
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Capuche avait essayé d'appeler les dernières parcelles d'humanité de sa victime, pour permettre à cette dernière de partir avec un minimum de dignité. Mais sa réaction fut toute autre... Il mourrait donc en bête plutôt qu'en homme. Tel était son choix.

L'assassin, sans plus de cérémonie, resserra alors davantage sa prise. Les yeux de l'homme commençaient déjà à s'injecter de sang, tandis qu'il poursuivait sa masturbation macabre. S'il faisait partie des gens qui pratiquaient la strangulation par plaisir sexuel, ce dernier devait alors ressentir un plaisir comme jamais il n'avait pu en ressentir auparavant... Cette pensée agaça quelque peu son bourreau, qui ne désirait pas forcément offrir cette ultime joie à son adversaire.

Mais c'était sans compter sur la tenancière des lieux. Et celle-ci comprit immédiatement ce qu'il convenait de faire face à ce révulsant spectacle.

De dramatique, la situation était alors devenue fascinante pour Capuche qui devina que quelque chose d’irréversible allait se produire dans les prochains instants, sans qu'il ne puisse avoir le moindre contrôle. Il ne quittait désormais plus la femme écarlate de son regard.

Cette dernière venait de ramasser le couteau qui était au sol avant de s'avancer en direction de lui et de sa victime, tel un ange de la mort. Elle était à la fois éblouissante et implacable. Même le pervers semblait comme hypnotisé lorsqu'elle se baissa face à lui et rapprocha son visage du sien pour lui parler de sa voix sensuelle.

"Shut... je vais m'en occuper."


L'homme relâcha alors son jouet, comme s'il ne pouvait rien faire d'autre qu’obéir et sans se douter un seul instant de ce qui allait suivre.

D'un coup sec, la lame s’abattit et transperça le pénis du pervers qui se trouva ainsi cloué au sol. Ironie de la situation où la maquerelle s'était saisie de l'arme du monstre pour mieux lui ôter l'autre.

Cette fois, le fou ne prenait plus aucun plaisir à la situation. Ce dernier aurait d'ailleurs très certainement hurlé de toute ses tripes si la tâche ne lui avait pas été rendue impossible par l'épingle qui entravait sa trachée et une clef de bras meurtrière autour de son cou.

Entre les mèches blondes qui tombaient sur son visage, Capuche plongea son regard dans celui de la femme qui venait de révéler l'étendue de sa haine, comme pour la remercier d'avoir ramené un certain équilibre des choses de par son geste. Il y a encore quelques instants, elle était un problème qu'il aurait fallu gérer après le combat. Mais à présent, elle avait pleinement mérité d'être aux premières loges pour assister à la conclusion des événements.

Ainsi, après quelques convulsions, l'homme cessa définitivement de bouger et l'assassin laissa glisser son corps au sol tandis que la brune en retirait le poignard de son membre. Prenant pleinement la mesure de ce qu'elle venait d'accomplir au moment où le sang gicla sur sa robe, elle se recula enfin pour presque choir sur le lit contre lequel elle venait de buter.

Le blond lui-même avait besoin de quelques instants pour revenir à un état plus naturel. Sa respiration, accélérée par l'effort, était presque animale, tout comme les mouvements des muscles de son corps qui accompagnaient. Pour le moment, il se contentait de contempler le cadavre avant d'annoncer froidement.

"Nous devons encore nous occuper du corps... Nettoyer cet endroit... Récupérer ses vêtements pour les brûler... Enterrer ses armes... Ne gardez ou ne revendez aucune de ses affaires. Vous vous feriez prendre."


Puis son expression changea lorsqu'il remarqua enfin Éclat et que d'autres données vinrent entraver sa réflexion. Il s'avança alors vers elle et se baissa pour se mettre à sa hauteur avant de la regarder droit dans les yeux. Sans prévenir, il avait retrouvé un visage beaucoup plus humain.

" Vous n'êtes en rien responsable de ce qu'il s'est passé ici. Tout ceci n'est la faute que d'une seule et unique personne...  Et vous lui avez ôté toute chance de tirer plaisir de son crime. "

Ses yeux se tournèrent ensuite en direction de la petite demoiselle brisée et étendue sur le lit. Il pensa alors à Marguerite et à la désinvolture dont il avait fait preuve avant de se rendre dans la chambre. Malgré ses paroles réconfortantes, il était évident qu'il ne resterait plus de ces événements qu'une immense impression de gâchis.

"Je suis... désolé de ne pas être arrivé plus tôt...

Si j'avais réalisé immédiatement ce qu'il se passait, la jeune Lilas n'aurait pas connu toutes ces souffrances, et vous n'auriez pas eu à vous salir les mains.
C'est un fardeau qui ne devrait incomber qu'à moi seul."

Comme pour illustrer son propos, il avait posé une main compatissante sur celle encore maculée de sang d'Éclat, le liquide pourpre qu'ils avaient tous deux sur les mains étant désormais lié, littéralement comme métaphoriquement.

"Dites-moi qu'elle respire encore..."

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Si tu les comprends, tu pourras les prévoir."
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Ven 7 Déc - 17:02
Eclat Tombetoile
'Gérante' d'une luxueuse Maison Close
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Assise au bord du lit, Éclat se demanda si la situation pouvait davantage dégénérer. D'une soirée plutôt agréable où elle observait une recrue prometteuse prendre de l'assurance, elle venait de passer au rôle de bouchère et de gestionnaire incompétente.
La colère se disputait à la désolation. Si elle avait retenu sa main, si elle était arrivée plus tôt, s'il n'y avait pas eu cet homme qui s'approchait maintenant d'elle. Avec autant de Si elle serait devenue reine des Six Duchés et les Pies seraient sa garde personnelle !

Elle prenait de profondes inspirations pour calmer les battements affolés de son cœur. Même si ce n'était pas la première fois qu'elle faisait couler le sang, c'était la première fois que cela avait lieu chez elle avec toutes les conséquences que cela impliquait. Chaque problèmes qu'avaient énumérés l'inconnu en faisait naître d'autres dans son esprit.

Sans doute l'assassin avait du prendre sa respiration saccadée pour des sanglots ou de la panique, car il était venue a ses genoux avec des paroles de réconfort.

Elle ne baissa pas les yeux lorsqu'il planta son regard dans le sien. Deux solutions s'offrait à elle, soit elle jouait franc jeu avec lui, soit elle jouait les faibles femmes paniquées par leur propre excès de colère. Mais il avait croisé son regard lorsqu'elle avait mis fin brutalement à la jouissance animale de sa victime, à quoi bon le tromper.

- Je n'ai pas de regret pour ça.

Elle indiqua d'un petit mouvement de la tête le corps qui se vidait encore de son sang.

- Mais j'en ai pour elle... j'aurai du sentir qu'il ferait des problèmes, j'aurais du intervenir plus tôt... c'est mon rôle maintenant de les protéger.

Elle leva les yeux au ciel et pris une profonde inspiration, les chose sérieuses allaient commencer et il était peu probable que tout ce chambardement soit passé inaperçu.
Elle se tourna ensuite vers Lilas, toujours étendue inconsciente sur le lit.

- Elle respire encore... faiblement, mais elle devrait vivre. Mais quand elle va reprendre ses esprits, elle va hurler... fort, très fort et personne ne pourra prendre ça pour un hurlement de plaisir... j'en sais quelque chose. Je vais chercher des plantes apaisantes...

Dans un coin de la pièce, Brume avançait à pas lent en direction de Capuche, son poil était hérissé et il crachait de colère. Éclat sentit son approche et le questionnement qu'il lui transmettait.

« Danger ? L'homme est il dangereux pour toi ? »


Elle tourna vivement la tête vers lui.

- Non Brume, calme toi, il n'est pas dangereux pour moi.

Elle reporta son regard sur Capuche.

- N'est ce pas ?

Une fois rassurée, elle se leva et entreprit de se dévêtir, laissant tomber le voile de sa robe le long de ses jambes nues. Ne gardant que ses sous-vêtements, elle détacha plusieurs mèches de son chignon pour lui donner une apparence négligée.
Elle s'avança vers la porte et se composa un visage souriant comme un acteur répéterait son rôle avant le levé de rideau.

Elle s'immobilisa et se tourna à nouveau vers Capuche.

- Si je croise quelqu'un, je leur dirait qu'il s'agit d'un client très exigeant... si vous entendez du bruit à la porte essayez de lâcher un ou deux soupirs ou râle de plaisir cela n'ajouterai que du crédit à mon récit..

Elle espérait que l'homme jouerait le jeu, il fallait à tout prix garder le secret le plus total sur ce qui venait de se dérouler ici.

- Je reviens le plus vite possible, en attendant, épongez le sang avant qu'il n'imbibe trop le sol.

Elle mis la main sur la poignet et ralluma son sourire et l'étincelle de lubricité qui sied à toute prostitué.

- S'il vous plaît.

Et elle quitta la pièce.
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Dim 16 Déc - 17:37
Capuche
Assassin redouté
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Lorsque la maquerelle reprit la parole, Capuche comprit immédiatement qu'il avait interprété à tort les émotions de cette dernière. Du moins elle n'exprimait aucune forme de culpabilité vis-à-vis de l'acte qu'elle venait de commettre. Intéressant... Même si le circonstances ne laissaient pas vraiment le temps à l'assassin pour explorer davantage le sujet.

Sa culpabilité se dirigeait davantage envers Lilas, même s'il lui avait déjà fait savoir que tout ce qui venait d'arriver n'était la faute que d'une seule personne. Celle-là même étendue au sol et qui se vidait de son sang par la bite... Comment lui en vouloir ?

Il lâcha alors sa main et se releva pour aller au chevet de la petite fleur, toujours évanouie. Il passa une main compatissante sur son front afin d'en écarter les cheveux et voir son visage. Elle était marquée. Mais avec un peu de chance, cela ne serait pas à vie. Seulement... Est-ce que ça allait être également le cas de son esprit ?

Il répondit alors aux remarques d'Éclat sur son rôle en tant que maîtresse des lieux et sur l'avenir de la jeune courtisane.

"Vous n'auriez rien pu faire. Personne ne peut voir la bête qui se tapit au cœur de ce genre d'individus... Jusqu'au jour où elle surgit et fait une victime.
Lui est mort et elle est en vie... Les choses auraient pu se finir autrement.

Maintenant nous allons panser ses blessures et nettoyer tout ce merdier. Vous et toutes vos fleurs allez désormais prendre soin de Lilas. Vous avez l'air soudées...
Votre rôle vous le tenez déjà !"


Sa curiosité naturelle le poussait à se demander ce que voulait dire la tenancière de l'établissement en précisant qu'elle savait de quoi elle parlait en évoquant les futures souffrances de sa pensionnaire. Mais peut-être que le moment était mal choisi pour l'interroger à ce sujet... En tout cas plus il l'écoutait, plus il l'observait et plus il avait envie de la connaître.

Alors qu'elle se levait pour aller chercher des remèdes, le chat se mit à réagir de manière agressive. Sans même chercher à cacher son talent à Capuche, elle rassura ce dernier, ce qui ne manqua pas d'éveiller encore davantage l'intérêt de notre assassin.

- Non Brume, calme-toi, il n'est pas dangereux pour moi... N'est-ce pas ?

Cela confirmait les premières conclusions de l'enquête et des fouilles discrètes qu'il avait entamé sur les lieux. La maison elle-même était-elle en lien avec les Pies ? Dans le cas contraire, les vifiers présents ici pourraient-ils l'aider dans sa quête ? Il devrait passer davantage de temps aux "Fleurs du Délice" pour le savoir.

"Vous sous-entendez que je le suis pour d'autres." Répondit-il alors simplement avec avec cynisme.

À cette remarque, elle se retourna et laissa tomber sa robe... Wow... Débordait-il à ce point de virilité et de charisme pour provoquer une réaction si rapide ?

Pendant une seconde, Capuche se demanda si l'instant n'était pas mal choisi pour une partie de jambe en l'air improvisée. Mais heureusement, les intentions d'Éclat étaient tout autres. Elle lui annonça alors un début de plan.

Faire comme si on était toujours en plein coït. Le temps d'aller chercher le nécessaire pour soigner Lilas et nettoyer les lieux. Ce n'était pas idiot... Et comme elle s’apprêtait à quitter la pièce, il la retint.

"Un instant !

Dans la chambre de Marguerite. Mes vêtements et surtout ma ceinture... Il faudrait me les apporter. J'ai dedans un extrait concentré de racine de vanneur. Cela soulagera les souffrances de Lilas..."


Il aurait pu également demander à récupérer ses armes... Mais peut-être était-il plus prudent d'aller les récupérer à la consigne en sortant d'ici comme un client sans histoire.

En attendant, il laissa donc la jeune femme quitter les lieux. Lui, de son côté, se chargeait de commencer à nettoyer.

Il étendit plusieurs couches de couvertures sur le sol afin d'y enrouler le corps. Cela le dissimulerait aux yeux d'éventuels curieux et limiterait les dernières pertes de sang avant que ce dernier ne coagule. Avec des linges et affaires de toilette, il commença enfin à éponger le sang sur le sol, utilisant des essences démaquillantes pour se faciliter la tâche.

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Mer 19 Déc - 16:50
Eclat Tombetoile
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Éclat se recomposa une mine fatiguée mais réjouit avant de retourner dans le couloir. Comme elle le craignait, quelques portes étaient entrouvertes. La plupart se refermèrent lorsqu'ils aperçurent Éclat offrir un sourire à la cantonade, sauf celle de Oeillet dont le client avait déjà interpellé la maquerelle lorsqu'elle était descendue au secours de Lilas.
Elle lui adressa alors un sourire en éventant ses joues de la main pour lui signifier que ses activités lui avaient donné chaud.

Il lui répondit d'un hochement de tête sans pour autant refermer sa porte mais pour l'heure, Éclat avait plus urgent à faire. Et puis, il fallait éviter d'en faire trop aux risques d'éveiller les soupçons plus que de ne les calmer.

Se sachant toujours sous la surveillance du petit homme, elle ne se rendit pas immédiatement dans la chambre de Maggy et préféra rejoindre ses propres appartements. Elle monta l'escalier et une fois seule chez elle, prit le temps de s'adosser au mur et de retenir les larmes qui voulaient s'échapper de ses yeux verts.

Ce n'était pas le moment de se laisser aller. Elle avait vengé la petite Lilas, elle ne pouvait rien faire de plus que prendre soin d'elle à présent pour essayer de lui faire oublier cette expérience traumatisante.

***

Pendant ce temps, dans le couloir des chambres, Bienheureux, le client rondouillard de Oeillet, continuait de se poser des questions. Sa chambre jouxtait celle de Lilas et il avait entendu les coups sourds de la lutte et quelques éclats de voix.
Bien que couard par nature, il était néanmoins curieux, il prit donc son courage à deux mains et s'approcha aussi silencieusement que possible de la porte de la chambre de Lilas pour y coller l'oreille.
Capuche put entendre un craquement suivi d'un froissement contre la porte.

***
Éclat se reprit, ce n'était pas le moment de faiblir, il y avait beaucoup à faire pour effacer les traces de l'incident, et si par malheur la pauvre Lilas reprenait ses esprit avant son retour, la présence de l'homme blond risquait fort de la faire hurler.

Elle fouilla dans sa table de chevet à la recherche de son somnifère. Une mixture a base de fleur de marjolaine et de coquelicot, cela devrait l'aider à s'apaiser et s'endormir. Elle cala le petit flacon entre ses seins et pris sa bouteille d'huile de lotus à la main pour donner le change.

De retour dans le couloir des chambres, elle découvrit Bienheureux au milieu du couloir.

- Monsieur, puis je vous aider ?

Elle s'approcha de lui, plus féline que jamais. Il commença a bredouiller mais elle reprit avant qu'il n'est le temps de formuler sa pensée.

- Oeillet ne vous satisfait pas suffisamment, il faut que vous jouiez les voyeurs ?

Arrivée à sa hauteur, elle enroula un bras autour des épaule du vilain petit curieux.

- Vous connaissez les règles de la maison, interdiction d'espionner les autres clients sans leur consentement ! Je regretterai fortement de devoir vous exclure de mon établissement.

Elle s'adressait à lui comme si elle morigénait un enfant malhabile, tout en le raccompagnant auprès de la fleur. Oeillet attendait, adossé au battant de la porte, que son client veuillent bien revenir entre ses bras.

- M...Mais pardon Madame Éclat, je m'inquiétais juste, du bruit.

Éclat se força a éclater de rire.

- Oh, pardonnez nous pour le bruit, Lilas et moi sommes avec un client des plus... vigoureux et insatiable ! Ne vous inquiétez pas, je lui ai prévu un petit massage pour calmer son rut.

Elle fit jouer la petite bouteille d'huile sous son nez, un enivrant parfum de lotus s'échappait du bouchon.

- Nous allons essayer de faire moins de bruit pour ne pas déranger vos propres activités.

Sur ces derniers mots, elle confia le client partiellement rassuré aux douces mains de Oeillet, auquel elle lança un regard sans équivoque sur son mécontentement face à l'incapacité du jeune homme à garder son client dans on lit.

Une fois qu'elle fut sure que la porte s'était bel et bien refermée et qu'aucun autre inopportun ne montrait le bout du nez, elle frappa à la porte de Maggy qui s'empressa d'ouvrir.

- Donne moi les affaires de ton client, lui et moi avons des choses à régler.

La jolie fleur obtempéra non sans une petite moue réprobatrice.

-Et Lilas ?

- Ça va, on s'occupe d'elle. Reste dans ta chambre pour le moment.

Elle quitta Marguerite pour enfin rejoindre l'homme qui avait sans nul doute sauvé la vie de la petite Lilas.
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Jeu 3 Jan - 16:03
Capuche
Assassin redouté
Capuche
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Heureusement pour Capuche, le sang ne s'était répandu que sur le parquet et n'avait pas encore eu le temps de pénétrer le bois. Ainsi, un nettoyage musclé et une bonne dose d'essence avaient évité qu'une trace durable ne vienne trahir les dramatiques événements qui s'étaient déroulés dans la pièce. Seule demeurait une légère entaille à laquelle personne ne devrait faire attention. Au pire, suffirait-il de changer la latte du parquet pour oublier qu'un poignard y a un jour été planté.

En revanche, les draps et la couverture qu'il avait utilisés pour dissimuler le cadavre étaient fichus. Il allait falloir brûler tout ce qui pouvait l'être une fois que le principal problème allait être résolu : faire disparaître discrètement un corps d'une maison pleine à craquer de témoins potentiels...

Le deuxième problème concernait Lilas... Il ne fallait surtout pas qu'elle se réveille trop tôt au risque de tout compromettre. Il fallait donc espérer qu'Eclat revienne vite avec sa ceinture. Dans le cas contraire, il savait qu'il devrait probablement se résoudre à la faire taire de force... Si possible sans l'achever.


Pensif, l'assassin commençait à ranger les produits qu'il avait utilisés sur la coiffeuse de la chambre. Un craquement au niveau de la porte vint alors interrompre ses réflexions. Éclat ? Elle aurait très certainement frappé ou cherché à entrer directement avec sa clé. Une ombre était apparue derrière l'interstice de la porte et trahissait plutôt la présence d'un curieux.

Il ne manquait plus que ça...

Se souvenant des consignes de la maquerelle, Capuche posa alors ses mains contre le meuble avant de le cogner assez brutalement contre le mur, de manière répétée. Il poussa en même temps quelques râles de plaisir afin de donner davantage de crédibilité à sa simulation, n'hésitant pas à reproduire, avec un certain succès d'ailleurs, des soupirs féminins. Si Lilas se réveillait, elle assisterait à un drôle de spectacle...

En tout cas, l'ensemble était assez mélodieux pour faire croire au vilain espion qu'il se déroulait des choses aussi coquines que vigoureuses dans la pièce. Il fallait dire que le blondinet mettait particulièrement du cœur à l'ouvrage, n'hésitant pas à utiliser des accessoires à portée de main pour davantage de réalisme. Utilisant même la ceinture récupérée sur les vêtements de la brute, comme un fouet qu'il faisait claquer contre le bois du meuble.

Heureusement, rien de compromettant ne devait être visible depuis le trou de la serrure. Mais pour plus de sûreté, il décida d'en donner pour son argent à son auditoire.

" T'en veux encore ? "


Après avoir contourné la pièce, il vint se jeter brusquement contre la porte, plaçant sa main contre le trou de serrure et frappant à nouveau convulsivement la surface. Si le curieux était collé contre cette dernière, il avait dû le sentir passer.

" OH OUI LILAS ! ENFONCE LE MOI TOUT ENTIER !!!"


Mais que se passait-il donc là dedans ?

Une question à laquelle l'espion n'aurait jamais de réponse... Heureusement pour Capuche, des éclats de voix reconnaissable vinrent lui faire comprendre qu'il pourrait bientôt cesser sa comédie. C'est donc avec un certain soulagement qu'il accueillit la maquerelle lorsque celle-ci frappa enfin à sa porte.

Cette dernière était revenue avec tout ce qu'il avait demandé, il n'y avait donc plus une seconde à perdre.

Laissant pour plus tard une conversation avec Éclat sur la qualité de sa prestation, il récupéra dans sa ceinture une petite fiole, puis se dirigea directement vers Lilas.
S'asseyant à côté d'elle, il prit quelques secondes pour jauger son état gardant une main bienveillante contre sa joue. Cette dernière respirait bruyamment et commençait à soubresauter... Il était temps...

Délicatement il ouvrit alors la bouche de la jeune fille et y approcha la fiole qu'il avait récupérée. Par réflexe la petite demoiselle avala le filet de liquide qui coulait depuis ses lèvres. Très vite, sa respiration devint plus lente et elle sembla sombrer dans une profonde torpeur.

L'assassin informa alors Eclat de ce qu'il venait de faire.

"Elle est partie pour au moins 36 heures de sommeil... Vous allez pouvoir panser ses plaies sans craindre qu'elle ne se réveille et ameute toute la maison.

Cela devrait aussi laisser le temps à ses blessures d'être moins vives quand elle reprendra conscience... Dans le cas contraire, je vous fais confiance pour dégoter les drogues ou les plantes dont elle pourrait avoir besoin à ce moment-là.

En tout cas, nous allons pouvoir nous concentrer sur les autres problèmes de la soirée... Vous vous sentez d'attaque ? Car maintenant il va falloir qu'on trouve un moyen de se débarrasser discrètement de ce tas de merde !"

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Jeu 10 Jan - 11:21
Eclat Tombetoile
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Le client de Maggy avait pris les choses en main une fois de plus. Il administra à la petite Lilas une potion qu'il avait prélevé sur sa ceinture avec autant de délicatesse qu'il lui était possible.
Elle le regarda faire sans intervenir et posa son propre calmant sur la table de chevet, elle n'aurait finalement pas besoin de piocher dans ses réserves, enfin pour les prochaines 36 heures.

Alors qu'il continuait de lui parler, Éclat se dirigea comme un automate vers le bout du lit, de là, elle avait une vue imprenable sur le autre problème, enroulé dans des draps maculés de sang. Ses jambes lâchèrent au moment ou l'homme lui demandait si elle était d'attaque, la laissant retomber lourdement sur le lit, assise le visage dans les mains. Elle inspira pour retenir ses sanglots, elle ne voulait pas montrer sa faiblesse, c'était une chose à ne surtout pas faire dans son métier, comme dans sa vie officieuse d'ailleurs, Sévère le lui avait bien fait comprendre il n'y avait pas si longtemps.

Elle redressa la tête, parvenant sans trop savoir comment à maîtriser sa voix, sans réussir toutefois à obliger les larmes qui s'étaient échapper à remonter dans ses yeux.

- Il le faut bien... mais... je ne sais pas comment on va pouvoir s'y prendre. A cette heure l'établissement est bondé. Un des clients à déjà des soupçons... nous ne pouvons pas le sortir comme ça.

Elle se mordit les lèvres cherchant une solution qui ne venait pas. Son esprit était embrouillé maintenant que la peur de perdre une de ses fleurs était retombée. Elle avait appris à réagir sous la pression, a préméditer ses actions les plus sombres. Mais elle gérait beaucoup moins bien les situations hors de contrôle, cela réveillait de trop mauvais souvenirs.
Elle se tourna vers l'homme qui lui avait sauvé la mise ce soir, réalisant tout à coup qu'elle ne savait rien de lui et qu'il pouvait toujours représenter un danger pour elle et sa maison malgré la bienveillance qu'il affichait depuis que le gros porc s'était vidé de son sang.

- Mais qui êtes vous au juste ? Et, pourquoi m'aider ?
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Mar 15 Jan - 19:15
Capuche
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À présent que les choses étaient revenues à un semblant de normalité, Eclat commençait à montrer des signes de faiblesse et à laisser ressurgir ce qui n'avait pas pu sortir tout à l'heure. Mais Capuche était bien loin de la juger pour cela. Elle s'est montrée forte et réfléchie au moment où la situation l’exigeait. Rien que pour cela, l'assassin la respectait déjà.

Il la laissa donc s’asseoir, tandis que lui même commençait à se rhabiller. Il semblait illusoire de pouvoir continuer à prendre du bon temps ce soir, même si la jolie brune était toujours dans la bonne tenue pour cela.

En revanche, elle évoquait un fait pertinent pour la suite des événements : lui et elle ne pouvaient plus sortir de la chambre pour le moment. La maison était encore pleine et il allait falloir attendre qu'il y ait moins d'activité au sein de cette dernière pour espérer pouvoir sortir discrètement l'encombrant colis.

"Il va certainement nous falloir attendre tous les deux dans cette chambre que la nuit avance un peu... Quand viendra l'heure de la fermeture, il nous sera plus simple d'installer Lilas dans une chambre plus confortable et de sortir les poubelles.."

Ayant terminé d'enfiler sa tenue, il vint rejoindre la maquerelle au bout du lit pour s’asseoir à nouveau à côté d'elle.

Elle demandait des réponses et elle était en droit d'en obtenir. De toute manière, ils ne pouvaient rien faire d'autre que lier connaissance à présent.

" Je suis seulement un type qui résoud les problèmes..."


Difficile d'entrer plus dans les détails pour le moment. Il fallait avouer qu'affronter un violeur brutal, puis découvrir que le bon samaritain de la soirée était en réalité un tueur à gages de la pire espèce aurait fait beaucoup en une seule fois. Mieux valait qu'elle comprenne toute seule et en douceur. Ils avaient du temps devant eux pour ça.

Aussi, se tourna-t-il un peu plus en direction de son interlocutrice afin de reprendre sur un ton plus "humain".

" Mais vous pouvez considérer que je suis également Raziel. Le client de Marguerite... Et que j'ai eu envie de vous aider pour un tas de raisons.

Comme le fait que je me sente bien quand je viens ici... et que je voulais que ce soit toujours le cas en venant demain.

Et quand je vois votre réaction ce soir et la solidarité entre vos filles... Il me semble que j'ai raison de ne pas considérer cet endroit comme un simple magasin de plaisirs. N'est-ce pas ?"

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Jeu 17 Jan - 11:02
Eclat Tombetoile
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« L'homme qui résous les problèmes » avait raison, la maison était bien trop pleines pour envisager de bouger pour le moment. Bon nombre de chambres étaient agitées de soupirs en tout genre et Éclat ne pouvait prédire quand tel ou tel client aurait atteint l'extase et sortirait pour rejoindre son logis. Et au rez-de-chaussé, d'autres clients s'enivraient en attendant leur tour où juste pour profiter de la chaleur des lieux. Même s'il existait une issue plus discrète, qui permettait aux clients les plus renommés de venir sans salir leur réputation, ils ne pouvaient prendre le risque de l’emprunter et de tomber nez à nez avec l'un de ces visiteurs de renom.

- Non, ils n'avaient pas le choix, ils étaient coincé là tous les quatre.

Lorsqu'il se présenta, Éclat compris que l'homme cachait sa véritable identité, elle respectait son choix de ne pas tout lui dévoiler, dans certains métiers la discrétion est un indispensable si on ne veut pas mourir prématurément. Au moins, avait il l'honnêteté de ne pas non plus se faire passer pour un preux chevalier qui était juste là au bon moment. Sa ceinture, son comportement et sa technique de combat étaient suffisamment révélateurs.

- Enchantée Raziel. Je suis Éclat Tombetoile, gérante de cet établissement, mais là, je ne vous apprends rien. Mais oui, ici, c'est mon chez moi et mes fleurs sont mes filles et mes fils.

Elle avait prononcé son prénom avec un sourire de connivence, mais il s'effaçait peu à peu alors qu'elle évoquait ce qu'elle souhaitait faire de cet endroit.

- J'ai toujours voulu que cet endroit soit un foyer pour nous tous. Que ce soit Crasse ou Maggy... ou Lilas. Je n'ai jamais obligé aucune des fleurs à faire ce métier, je leur ai juste proposé une opportunité d'un travail, d'un logis et d'une vie confortable... enfin autant qu'il est possible.

Elle détourna son regard afin qu'il ne voit pas le sel de ses yeux.

- Je me suis promis de leur offrir un lieu descend et de les protéger, j'ai trop connu d'endroit où le client était roi ou bourreau... mais de toute évidence, j'ai échoué aujourd'hui.

Ce n'était pas le moment de se laisser aller à la faiblesse.
Elle s'essuya les yeux d'un revers de main et se tourna de nouveau vers lui, cherchant un moyen de faire diversion.

- Ce sont des tatouages chalcédien que j'ai vu sous votre chemise ?

Elle écarta délicatement un des pans de sa chemise, en dessinant du bout des doigts le contour de l'un d'entre eux.

- Ma mère en avait aussi.
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Jeu 24 Jan - 18:53
Capuche
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La maquerelle n'était pas dupe sur l'identité que lui donnait Capuche, mais au moins ce dernier avait-il eu suffisamment de tact pour que le message passe correctement auprès de cette dernière. L'important était qu'elle conserve sa confiance.

Pour la même raison, il tenait à en apprendre plus sur elle et l'écouta parler sans l'interrompre. Elle avait besoin de focaliser son attention sur autre chose que l'horreur toujours présente dans cette pièce où ils étaient enfermés pour le moment.

Ainsi, il ne s'était pas trompé sur l'apparente solidarité qui unissait les Fleurs "du Délice", même s'il n'imaginait pas que la propriétaire des lieux puisse en avoir une vision aussi familiale. Se voyait-elle véritablement comme la mère de toutes ces filles ?

Si tel était le cas, alors la charge sur ses épaules devait être bien lourde... Mais question plus intéressante encore : qu'avait-elle donc bien pu vivre pour ressentir le besoin de se construire une telle famille, plutôt qu'une autre... plus conventionnelle. Elle était visiblement éduquée et aurait fait un bien beau parti si elle l'avait désiré.

Mais non. Elle avait choisi un chemin détourné et qui lui ressemblait peut-être davantage. Celui où elle se sentait certainement le plus utile, même si elle avait échoué ce soir d'après ses propres dires...

C'était un peu rapide pour tirer ce genre de conclusion. Mais la maquerelle ne lui avait même pas laissé le temps de répondre qu'elle changeait déjà de sujet.

En une fraction de seconde, la personne sincère qu'il lui avait semblé entrevoir était redevenue celle qu'elle paraissait au naturel. Une séductrice. Comme si elle avait souhaité ne pas en montrer davantage à l'assassin, et cherchait à présent à en apprendre plus sur lui à son tour.

Oh, bien sûr, il n'avait pas trouvé ce revirement désagréable. Il n'opposa donc aucune résistance lorsque celle-ci approcha ses doigts pour écarter le revers de sa chemise avant d'effleurer sa peau pour "désigner" l'un de ces tatouages Chalcédien. Elle révéla au passage que sa mère en possédait un également.

Capuche posa alors sa main contre celle qui parcourait sa poitrine. Délicatement et uniquement pour stopper son mouvement.

Il plongea ensuite son regard dans celui de la maquerelle

" Votre communauté est soudée... Si vous aviez échoué ce soir, alors je ne serais tout simplement pas dans cette pièce."


Ceci étant dit, il laissa de nouveau la main d’Éclat libre de ses mouvements.

"Quant à ces tatouages... vous savez très certainement ce qu'ils signifient. Je vous souhaite de n'avoir hérité de votre mère que sa beauté et non pas l'une de ces marques que l'on réserve au bétail.

Par quel jeu du destin une enfant d'esclave Chalcedienne se retrouve à la tête d'une maison de plaisir, en plein cœur de Castlecerf ?"

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Si tu les comprends, tu pourras les prévoir."
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Lun 4 Fév - 11:32
Eclat Tombetoile
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Eclat Tombetoile
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Raziel essaya de la rassurer sur son échec de ce soir, il semblait plein de bonnes intentions envers elle ce qui avait calmé Brume qui ne crachait plus sur l'individu mais déambulait simplement dans la pièce en les surveillant lui et le cadavre enroulé dans les draps qu'il faisait bien attention de contourner pour ne pas se salir les coussinets.

Mais cet homme avait tort, elle avait bel et bien échoué ce soir, car justement, il avait dû intervenir. Un client n'était pas sensé interagir avec les autres clients et encore moins les mettre hors d'état de nuire. Dans cette maison, les clients ne devaient avoir à penser qu'à leur bon plaisir et les filles qu'à les satisfaire en sachant qu'elles profiteraient le lendemain de repos, de bons plats chaud et d'un bain fumant pour dissoudre la saleté de la nuit... et non pas passer à deux doigts de la mort.

Certes, certaines fleurs avaient aussi des blessures à panser car elles satisfaisaient à des fantasmes plus brutaux, mais Éclat veillait à ce que ce soit un choix et non une contrainte, ces séances étaient mieux rémunérées et seules les fleurs prêtent à en accepter les conséquences étaient utilisable par les clients. Mais malgré ses efforts, certains pervers échappaient encore à sa vigilance et ce soir en était un exemple.

Mais tout ceci, elle n'eut pas envie de l'expliquer en détail à un étranger, aussi réconfortant qu'eusse était ses mots, elle le laissa alors continuer sur ses tatouages. Elle avait donc bien vu et il avait été esclave, peut être que c'était de cette vie là qu'il avait aussi hérité ses cicatrices.
Elle laissa mollement retomber sa main lorsqu'il la questionna sur son parcours. Un autre jour, elle lui aurait répondu d'une énigme avec un sourire aguicheur et l'aurait planté là, mais ce soir, ils étaient tous les deux coincés dans cette chambre et les derniers événements l'avaient laissé en partie vidée de son énergie. Elle lui répondit néanmoins d'un sourire en coin un peu las.

- Vous voilà bien curieux Monsieur Raziel, l'homme qui règle les problèmes !

Elle se leva et attrapa sa robe de voile fin qu'elle avait abandonné un peu plus tôt, elle l'enfila sans prendre le soin de la refermer complètement.

- Mais bon, comme nous sommes coincés là encore un moment, pourquoi ne pas vous raconter le destin d’Éclat Tombetoile !


Elle ponctua sa phrase d'un petit rire désabusé. Son destin... pouvait on appeler l’errance et la prostitution un destin.

- Ma mère était une femme des plus courageuse. Elle était esclave et a réussi à fuir avec une grande ingéniosité, c'est lors de sa fuite que mon père l'a trouvée et aidée. Je ne sais si c'était pour le remercier ou si elle tomba sincèrement amoureuse de lui, néanmoins elle l'épousa et je suis née. Nous élevions des chevaux en Haurfond.


Elle s’essaya sur un petit fauteuil de velours bleu qui faisait face au lit et qui servait la majorité du temps aux clients qui étaient plus voyeur qu'acteurs de leurs désirs.

- J'ai donc la chance de ne pas avoir hérité de ces tatouages. J'ai eu l'enfance d'une gamine normale, peut être un peu trop têtue.


Et le reste de son histoire... oh il y aurait tant à dire mais si peut dont elle appréciait le souvenir.

- Et puis, il y a eu un événement qui m'a obligé à quitter ma famille.


Repenser à cette époque de sa vie fit remonter des larmes de colère et de frustration, elle fixa son regard sur Brume pour essayer de cacher son regard et ses mâchoires crispées à son interlocuteur.
Brume hérissa le poil, sentant l'inconfort de sa compagne et lui demanda instantanément si c’était l'homme qui lui faisait du mal, il porta son regard vert sur l'assassin, prêt à lui bondir dessus.
La réaction protectrice de son chat la réconforta étrangement, elle lui sourit et lui envoya par le biais du vif le sentiment qu'il n'y avait aucun danger, et qu'il pouvait se reposer. Brume se détourna alors de Raziel sans pour autant lui jeter des coups d'oeil furtif.
Éclat pris une profonde inspiration avant de continuer, le silence qui s'était installé ne arderai pas à devenir gênant.

- Je me suis retrouvée seule sur les routes à 15 ans.


Elle évitait le regard de l'homme qui écoutait son récit. Pourquoi ne lui inventait elle pas une fable pour dissimuler la vérité ? Elle ne le savait pas vraiment, ce soir, elle n'en avait simplement pas la force.

- J'ai du apprendre a voler, a mendier... et on m'a vite appris que mon corps pouvait être une monnaie d'échange..


Elle pris sur elle et tourna à nouveau ses yeux verts droit dans ceux du client préféré de Maggy.

- … bien plus rentable qu'un coup de main dans les champs ou une rapine sur l'étal d'un marchant. Voilà comment on devient une prostituée. J'ai fini par bosser dans des maisons plus ou moins sordide, mais j'ai été assez maline pour utiliser mes gains de manière intelligente et la grande générosité d'une de mes clientes m'a permis de m'en sortir et d'accumuler suffisamment pour devenir ma propre patronne et petit à petit j'ai acquis suffisamment de renom dans mon domaine pour attirer les clients les plus riches et fonder cette nouvelle maison.


Elle avait volontairement éludé ses actions pour les Pies et leur financement de son commerce en Cerf à des fins bien particulières. Qui que soit cet homme, et quelle que soit son état de fatigue mental, elle n'était pas folle au point de lui révéler ce secret.
Elle se leva, pour essayer de reprendre une contenant après autant de déballage impudique, et s'avança vers lui.

- Et vous, monsieur l'énigmatique ancien esclave, quelle est l'histoire de ces tatouages.


Avant qu'il ne puisse répondre, elle pointa son doigt sur celui qu'il avait au milieu du torse.

- Et celui-ci, il n'est pas chalcédien, quelle est son histoire ?
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Ven 15 Fév - 19:28
Capuche
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L'assassin espérait bien une réponse à sa question, mais il n'espérait pas que cette dernière soit aussi complète, même si la maquerelle laissait volontairement des zones d'ombres.

La situation était extraordinaire... Pour eux deux d'ailleurs. Peut-être avait-elle simplement besoin de parler ? Bien évidemment, Capuche se gardait bien de couper le flot de l'histoire qu'elle avait à lui raconter.

Elle s'était levée pour se rhabiller, avant de s’asseoir en face de lui et de poursuivre son récit. Un jeu de regards semblait s'être instauré entre les deux personnes encore conscientes dans la pièce. Malgré une posture nonchalante, à moitié couché et en appuis sur bras plié contre le matelas,  lui ne la quittait pas des yeux. Ses iris bleus glacés donnant l'impression de vouloir sonder jusqu'au plus profond de son âme. Elle, faisait un maximum pour le fuir. Cherchant à dissimuler les émotions et les débuts de larmes qu'elle aurait pu offrir à sa vision.

Il aurait aimé connaître les raisons qui avaient poussé Éclat à fuir sa famille, mais c'était peut-être un peu trop demander pour un premier "rendez-vous galant". Parfois, les attitudes et les silences gênants pouvaient en dire bien plus que des mots.

Elle s'était montrée fuyante et hésitante en parlant d'un passé sur lequel elle n'avait pas de contrôle. Son regard était revenu affronter le sien à la seconde où elle reparla de son métier de prostitué et sur tout ce qu'elle avait gagné par elle même.

Cela suffisait à Capuche pour en déduire que la maquerelle avait soif d'être seule maîtresse de son destin. Et s'il l'avait bien cernée, alors c'était un énorme point commun qu'il avait avec elle.

Peut-être que cette pensée était malvenue en ces circonstances dramatiques pour elle. Mais, elle lui plaisait déjà.

Ainsi, c'est un petit sourire en coin qui vint illuminer son visage lorsqu'elle désigna le Kraken au milieu de sa poitrine.
Elle aussi désormais voulait en apprendre plus sur celui qui était venu "résoudre son problème".

Il se redressa alors, en laissant volontairement sa chemise s'ouvrir davantage.

"Vous avez dû remarquer que je n'étais pas vraiment typé pour porter un nom et des tatouages chalcédiens.
En vérité, j'ignore qui sont mes véritables parents. J'ai été retrouvé dérivant sur l'océan lorsque j'ai été enfant par un navire marchand. Seul et sans souvenirs... J'ai été revendu sitôt débarqué sur les marchés de Lie."


Délicatement, il commença alors à descendre la manche de sa chemise pour montrer à la belle son tatouage couronné.

"Ceci a été ma première marque. Une famille en mal d'enfant a eu besoin d'une poupée pour combler son vide affectif... C'est de là que vient mon nom et c'est la raison pour laquelle on m'a marqué au corps et non au visage. La tradition est restée par la suite.
Malheureusement la nature a eu la grâce de m'offrir un petit frère d'adoption..."


Très consciencieux de vouloir illustrer son récit, l'assassin fit alors descendre un peu plus sa chemise pour montrer d'autres emblèmes.

"Alors on m'a revendu à d'autres... Au début ça a été dans les champs. Mais comme je ne goûtais guère la servitude nouvelle que l'on m'imposait, il a fallu me dresser. Alors ensuite, ça a été les mines. Je crois... que le terme "enfer" n'est pas exagéré pour parler de cet endroit."


Il marqua une légère pause. Capuche était terrifiant de froideur et de détachement alors qu’Éclat pouvait désormais discerner les cicatrices du fouet qui se mêlaient à l'encre sur sa peau. Il parlait comme s'il racontait l'histoire de quelqu'un d'autre. Pourtant ses stigmates étaient bien là pour attester qu'il s'agissait de la sienne. Ses plaies et ses tatouages étaient un livre qui narrait sa jeunesse.

Il reprit, toujours avec le même flegme.

"C'est là qu'il a fallu que j'apprenne à survivre... À faire tomber certaines... "barrières"... pour être plus fort. Et comme j'étais plutôt doué pour ça, j'ai fini par être repéré par des gens qui estimaient que mes capacités pouvaient servir à autre chose qu'à extraire du gravât.

Eux aussi, étaient très doués pour résoudre les problèmes."


Il remit alors sa chemise complètement sur ses épaules avant de se lever à son tour et de faire face à la maquerelle. Son regard se plongeant dans celui de la femme écarlate, il avait retrouvé son petit sourire énigmatique.

"Ce sont eux qui m'ont fait ce tatouage. Il est on ne peut plus Chalcédien, mais ce n'est pas l'emblème d'une famille. C'est un symbole...

Le kraken est un monstre tapi dans les abysses. Il est immense et puissant, mais personne ne le voit. Ses tentacules s'étendent sans fin sur le monde.


Pour résumer, c'est un dessin très moche qui signifie que je suis plus libre que n'importe qui."


S'étant visiblement approché un peu trop près de sa maîtresse, le chat émit une nouvelle fois un feulement sans équivoque. Ce qui eut le mérite de rompre le "charme" qui était en train de s'installer.

Amusé, l'assassin changea alors complètement de sujet.

"Votre chat ne m'aime pas beaucoup... Je pensais pourtant avoir un bon lien avec certains animaux.
Faut-il que je te présente Thémistocle comme ambassadeur pour que nous fassions la paix ?"
dit-il à l'intention du matou.

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Mer 20 Fév - 15:20
Eclat Tombetoile
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A mesure que Raziel lui comptait son passé, Eclat tournait autour de lui, effleurant délicatement les dessins qui marquaient sa chaire. Dans son dos, elle découvrit des traces qu'elle ne connaissait que trop bien, les cicatrices laissées par un fouet, des trait de chair qu'elle avait pu voir sur le dos de sa propre mère, ou de certaines filles dans les maisons de passe glauque de son adolescence. Passer le bout de ses doigts sur ces traces de maltraitance la fit frissonner.
Il faisait preuve d'un détachement presque effrayant mais il était parfois plus facile de parler d'un passé douloureux comme si on en avait été qu'un spectateur, qu'en tant que victime.

Il se rhabilla et lui fit face pour enfin lui expliquer l'origine du tatouage de kraken, cette créature mystique des fonds marins. Il lui expliqua tout en conservant une aura de mystère sur ses sauveurs et en arrimant son regard au sien. Éclat ne doutait pas que ses yeux pouvaient passé du bleu attirant des mers du sud ou bleu froid de l'acier, selon les circonstances, et bien qu'en cet instant il l(invitait plus a une douce noyade qu'a un bain glaçant, la maquerelle n'était plus une jouvencelle qu'un beau regard suffisait à émouvoir. Mais elle appréciait cet échange  et cette proximité qui différait des relations qu'elle avait avec les autres hommes qui étaient chaque fois concupiscente ou pleine de réprobation et de jugements.

Il voyait en ce dessin, le symbole de sa liberté retrouvée. La liberté, qu'est ce que c 'était ? Avait on besoin d'un autre tatouage pour la gagner ? Naissions nous réellement libre ?

Brume vint mettre un terme a ce rapprochement qu'il désapprouvait clairement. Alors que Raziel reportait son attention sur le chat, Eclat répondit dans un murmure.

- Libre...Êtes vous aussi libre que vous le croyez...

Brume fixait d'un regard sombre l'homme qui avait pourtant sauver la mise à sa compagne. Éclat se tourna à son tour vers lui, l'air courroucé.


- Je t'ai dit qu'il ne représentait pas une menace Brume ! Et nous sommes coincés là tous les 4 jusqu'à l'aube, alors il va falloir te faire à l'idée.

Éclat n'estimait pas prendre un gros risque en s'adressant ainsi a son animal de lien, après tout, quel propriétaire de chat n'avait pas l'habitude de lui parler.

Il te sert d'un peu trop près, et il cache des choses. Et c'est qui Thémistocle ? Il croit qu'on peut m'acheter pour avoir la droit de te prendre !

Le regard de Eclat se fit encore plus noir et elle lui répondit cette fois par le vif.

Tu dépasses les bornes Brume ! Il nous a sauvé la mise ! Et ce Thémistocle est peut être quelqu'un de bien !


Brume émit un grondement de dépit avant de se détourner, exprimant d'un mouvement de la queue tout le dédain qu'il éprouvait pour les derniers mots de sa compagne.
Éclat se dépêcha de reprendre contenant afin de masque cette petite mise au point avec son Nebelung.

- Qui est Thémistocle ?
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Lun 25 Fév - 18:57
Capuche
Assassin redouté
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Tandis qu'Éclat discutait avec son chat, Capuche reboutonnait sa chemise. Il y avait des moments mieux choisis pour se regarder dans les yeux et se sentir mal à l'aise. Du moins l'espérait-il.

À sa remarque sur sa réelle liberté, il lui donna alors une réponse tirée de sa propre expérience :

"Je crois que nous sommes seuls responsables de nos chaînes..."


Libre à elle d'interpréter ses paroles par la suite. Quelles ultimes chaînes était-elle prête à briser pour se sentir totalement libre ? S'ils étaient amenés à se revoir, la réponse à cette question risquait fort d'être intéressante.

L'assassin profitait de finir de se rhabiller pour observer plus en détail la maquerelle et son animal. Possédait-elle le vif, comme il le soupçonnait ? Tout dans son comportement pouvait le laisser supposer. Mais n'étant pas lui-même vifier -ce qu'elle pourrait parfaitement ressentir-, il lui serait difficile d'obtenir une telle confidence de sa part aussi facilement.

Une brèche avait cependant été ouverte à ce niveau lorsque la femme écarlate demanda "qui est Thémistocle".

Capuche lui adressa alors un sourire amusé avant de lui répondre tout en se dirigeant vers la fenêtre de la chambre.

"Certainement quelqu'un d'encore plus doué que moi pour faire disparaître vos soucis... Vous faites bien de poser la question."

Après avoir ouvert le battant, il émit un étrange sifflement modulé.

"Il va peut-être mettre un peu de temps à recevoir le message."


L'assassin restait tout à fait sérieux et prenait clairement un malin plaisir à laisser Éclat dans le doute.
Heureusement pour elle, son attente ne fut pas bien longue.

Après quelques instants d'un silence pesant, un boule de poils, toute blanche, tomba sur le rebord de la fenêtre. Thémistocle, le chat de Capuche, faisait comme à son habitude une entrée en majesté, jetant sur l'assistance un regard aussi bleu glacé que celui de son maître.

*Ne siffle pas le Chat-sassin comme s'il s'agissait d'un vulgaire clébard ! Tu me dois le respect autant que le...* N'entendant rien au langage du chat, l'assassin porta la main à l'une des poches de sa ceinture pour en sortir une friandise. *Je t'ai déjà dit à quel point je t'aime ?*

Prodiguant caresses, grattouilles "viriles" et simulation de bagarres "chat contre main", l'assassin reprit la parole avec malice.

"Vous voyez ? Comment pourrait-on avoir des problèmes en sa présence ?"


S'il n'était pas vifier, il était clair que Capuche entretenait une véritable communication avec son animal. Lorsque celui-ci se calma un peu, il prit alors le temps de jauger les autres personnes présentes dans la pièce.

*Toi et le blondinet êtes à deux doigts de vous accoupler !

...

Ça ne plaît pas à l'autre chat !*


"Je crois que les gens commencent à rentrer chez eux..."


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Ven 1 Mar - 17:52
Eclat Tombetoile
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Eclat Tombetoile
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Raziel, puisque c'était ainsi qu'il voulait qu'on le nomme, ouvrit la fenêtre et émit une sorte de sifflement tout en jouant de mystère sur l'identité de son ami. Éclat resta perplexe, devait elle s'attendre à voir débarquer un faucon, un moineau dont Brume n'hésiterai pas à vouloir faire son en-cas, ou peut-être un garçon des rues payé pour attendre le bon vouloir de son maître pour agir en toute discrétion ?

Thémistocle ne tarda finalement pas tant que ça, et la brune ne tarda pas à découvrir qu'il s'agissait en fait d'un magnifique chat blanc comme neige et qui plus est, un « chat qui répond quand on le siffle » , surprenant ! Il faudrait qu'elle demande au félin d'apprendre ce tour à Brume.

Le chat ne tarda pas a émettre son mécontentement d'avoir été ainsi sifflé, et le comportement qu'il adopta ensuite, mêlant orgueil et gourmandise, ne trompait pas sur sa nature de chat.
S'en suivirent gratouilles en tout genre, jeu de bagarre... la complicité qui liait ces deux là était évidente, nulle chat digne de ce nom n'aurait accepté de tels contacts avec un inconnu.
Brume n'hésita d'ailleurs pas à montrer sa désapprobation ace a un tel spectacle en leur tournant ostensiblement le dos.

* Comment peut on se donner ainsi en spectacle ! 
* Rabat-joie ! 

Il était assez amusant de voir cette connivence entre les deux … assassins... L'animal lui avait reproché de siffler de « chat-sassin »... Eclat avait clairement perçu ces deux notion que Thémistocle utilisait pour se définir, un chat assassin...
Lorsque Raziel s'adressa de nouveau à elle, lui demandant comment il était possible d'avoir des problèmes en présence de son chat, tout devint clair pour la maquerelle. L'homme qui réglait des problèmes n'était ni plus, ni moins qu'un assassin.
Pendant une fraction de secondes, son sourire s'évanouit laissant place à la perplexité. S'il était un assassin, cela expliquait sa capacité a agir rapidement face à l'inconnu et son sang froid après sa mise à mort. Mais était il du genre a travailler pour une famille ou une organisation particulière ? Pour ceux qui lui avaient fait ce tatouage de Kraken peut être ?
Non... il avait dit être libre, travaillait il à son compte, vendant ses services aux plus offrant ? Et en ce cas...sans doute lui demanderait il rétribution pour cette sombre soirée.

Ce fut Thémistocle qui la tira d'un seul coup de son flot de pensée en lui arrachant au passage un éclat de rire.
Le félin était perspicace , les félins l'étaient toujours.

* S'il exige un paiement pour service rendu, un accouplement lui conviendrait peut être... même si en effet cela ne plaît pas à Brume... mais Brume n'aime pas les hommes qui m'approchent de trop près et prend garde, il n'aime pas trop que les autres chat en fasse autant 

Thémistocle avait raison, même si ce n'était le moment ni le lieu pour la bagatelle, Éclat devait bien admettre que pendant leurs échanges plus personnels, une certaine tension était montée entre eux. Elle s'était bien persuadée que ce n'était pas de la perversion malsaine et juste sa fâcheuse tendance a jouer de ses charmes en tout temps comme son métier l'exige... mais elle devait bien avouer que quelque part cet excès de violence avait réveiller une certaine chaleur au creux de ses reins.
Toutefois, le moment était des plus mal choisi et il lui suffisait de poser son regard d'un coté ou de l'autre de la pièce pour que la température redescende d'un cran.

L'arrivé de Thémistocle amena une autre question à laquelle Eclat ne s'était pas attendue. A voir la façon dont répondait le chat et les échanges de regards et d'affection entre lui et son maître, elle se demanda s'il était doué du vif.

- Votre chat est des plus intéressant, mais je doute qu'il puisse nous sortir d'affaire, a moins qu'il ne mange les cadavres ?
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Lun 11 Mar - 14:54
Capuche
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C'est avec un flegme immense et en prenant grand soin de se lécher la patoune que Thémistocle écouta les remarques que la maquerelle lui adressait par le vif, tout en sachant pertinemment que son "maître" était bien incapable de les entendre.

* Le jour où le blondinet te demandera un prix, crois-moi, tu le sauras. Le chat-ssassin dit que vous allez vous accoupler parce que vous en avez envie tous les deux. Le chat sent ce genre de chose.

La femme en rouge est en train de dévorer le blondinet des yeux... Et le chat connaît bien le blondinet. Le monde de Brume va sûrement s’agrandir un peu !*
ponctua-t-il avec cynisme.

De son côté, Capuche n'avait bien sûr pas manqué une miette des réactions d’Éclat depuis l'arrivée de Thémistocle. Le rire qu'elle émit alors que le chat semblait s'être calmé lui arracha un petit sourire.

Son enquête l'avait conduit sur l'hypothèse que des vifiers et probablement des pies fréquentaient l'établissement. Si cette dernière théorie était plus difficilement vérifiable, l'incident lui donnait désormais le sentiment que le pari qu'il venait de faire était probablement gagnant.

Ainsi lorsque la maquerelle demanda de quelle manière Thémistocle allait pouvoir aider à résoudre leur problème à tous les deux, l'assassin décida qu'il était temps de jouer cartes sur table.

"L'idée est scientifique, mais je crains que ce ne soit de la viande trop coriace pour notre pauvre ami. Par contre, je le crois assez dégourdi pour porter un message à un allié sûr, qui ne posera pas de question.

La difficulté, ce sera surtout de convaincre cette grosse boule de poil !"
dit-il en soulevant l'animal par dessous les pattes avant et en le contemplant comme s'il s'agissait d'un futur roi lion.

*Cette situation est aussi dégradante pour toi que pour moi...*

"Et j'avais dans l'idée que vous pourriez certainement m'aider pour cela...."

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Jeu 14 Mar - 17:44
Eclat Tombetoile
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Localisation : Cerf
Le chat était convaincu de la suite des événements, pourtant aux vues de la situation, l’idée première de Eclat, restait le cadavre qui gisait à leurs pieds.

Quand elle aborda ce point avec Raziel, l’homme pris le chat entre ses mains le relevant jusqu'à son visage tel une offrande. C’était plutôt cocasse de les imaginer comme un duo d’assassin en voyant ce tableau. Enfin il lui demanda son aide pour convaincre Themistocle de porter le message.

Elle le regarda curieuse. Ce pouvait il qu’il sache ce qu’elle était, qu’il ai deviné son don, ou pire son allégeance. Elle garda plaqué sur son visage sa curiosité bien que celle ci se transformait en elle en angoisse. Lui faudrait il le tuer lui aussi s’il connaissait son secret, et y parviendrait elle si, comme elle le soupçonnait, il s’agissait d’un assassin aguerri.

- Croyez vous que si je le gratte derrière les oreilles il sera plus coopératif ?

Elle avait peur de comprendre son sous entendu, et elle devait bien admettre qu’avec tous ces événements et le flot d’émotions qui en avaient découlé, elle n’avait peut être pas été des plus discrètes avec Brume. Mais s’il en savait plus qu’il ne le disait, il deviendrait un réel danger pour elle.

L’homme reposa son chat sur le bord de la fenêtre et lui répondit avec désinvolture.

- Je crois que vous avez très bien compris le sens de ma remarque. Comme je crois que vous avez également commencé à comprendre certaines choses à mon sujet...

Il offrit une caresse à Themistocle  et afficha un visage serein en ajoutant.

- J'ai conscience qu'il va falloir nous faire mutuellement confiance un peu brutalement...

L’expression de feinte curiosité disparut du visage d’Eclat. Il avait sans doute raison, si ils voulaient se sortir de ce mauvais pas, ils n’avaient pas d’autres choix que de se faire confiance.

Elle porta son attention un instant sur Thémistocle, les chat étant souvent plutôt franc, elle espérait qu’il le serait avec elle.

- *Il me trahira si je lui avoue qu’on peut se parler ?*

Le blondinet a ses défauts. Mais il est sûrement le meilleur ami que tu ai jamais eu.

- Votre chat a une grande confiance en vous.

Elle plongea son regard dans celui de l’assassin afin qu’il comprenne la dangerosité de l’aveu qu’elle s’apprêtait à lui faire.

- Je peux en effet demander à Thémistocle d’envoyer un message, mais un chat, reste un chat et je ne peux pas l’y contraindre.

En vérité, elle aurait pu l’y contraindre, en tant que Pie c’était tout à fait faisable, mais d’une part les chats détestaient ça et d’autre part avouer qu’elle était capable d’utiliser sa magie de cette manière équivalait à divulguer son appartenance aux Pies pour toute personne ayant des connaissances un peu pousser sur le sujet. Et autant, avouer avoir le vif était une mise en danger, autant avouer appartenir aux Pies était un suicide.

- Quel sera le message et qui en est le destinataire, monsieur l’assassin ?
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Dim 17 Mar - 17:50
Capuche
Assassin redouté
Capuche
Messages : 145
Localisation : Castlecerf / Great Iguana
À l'expression qu'afficha la maquerelle, Capuche savait qu'il avait tapé juste. À peine lui avait-il fait savoir qu'il comptait sur son aide que son regard trahissait tout le flot d'interrogations qui envahissaient son esprit. Elle essaya une dernière fois de botter en touche, mais y croyait-elle encore vraiment ?

Capuche n'était pas dupe et lui fit aussitôt savoir. Les cartes étaient désormais sur la table, il restait à découvrir comment le jeu allait se poursuivre avec cette nouvelle donne.

Alors Éclat fit disparaître toute expression de comédie sur son visage et reporta une nouvelle fois son attention sur le chat à la fenêtre. Quand elle regarda de nouveau l'assassin, ce fut pour lui dire que son animal avait une immense confiance en lui. Capuche lui adressa alors un sourire doux et sincère.

Elle allait coopérer...Du moins, dans la mesure de ses moyens, mais cela pouvait être suffisant pour s'en sortir tous les deux.
Elle lui demanda alors la nature du message et qui en serait le destinataire, tout en l'appelant "monsieur l'assassin".

Cette fois, ce fut au tour de Capuche d'afficher une expression surprise, qui devait d'ailleurs bien amuser la femme écarlate. Chacun son tour...
Il regarda alors en direction de son chat avec un sourire amusé.

"Traître !"

Pour toute réponse, Thémistocle se lécha tranquillement la patte. Capuche reporta alors son attention sur la propriétaire des lieux.


"J'avoue avoir eu l'idée d'utiliser Thémistocle pour vous pousser à révéler votre secret... Et je savais que c'était au risque de vous révéler le mien.
Pourtant vous n'affichez aucune peur... J'apprécie que vous ne me jugiez pas. C'est sincère.

Si vous me permettez quelques instants..."


Le blondinet se leva du rebord de la fenêtre, sur lequel il était à demi assis, avant de se diriger de nouveau en direction de la coiffeuse. Et pour cause, cette dernière semblait également faire office de table d'écriture de fortune. Peut-être Lilas s'en servait-elle pour écrire à des proches ? Ou couchait-elle ses pensées sur un journal intime ? En tout cas, cette dernière semblait avoir le don rare pour sa condition de savoir écrire. Capuche avait bien sûr remarqué ce détail depuis un moment, mais l'occasion était à présent idéale pour s'y intéresser.

Il arracha une page d'un carnet. Puis, à l'aide d'une plume à proximité, il écrivit un message bref.

Colis à récupérer aux "fleurs du Délice".
Devra être enlevé du côté Nord du Bâtiment.
Encombrant. Prévoir charrette.
C.


Une fois ceci fait, il se dirigea ensuite en direction d’Éclat, ayant pris soin d'enrouler le message qu'il venait d'écrire. Désormais très proche d'elle, il prit sa main pour lui remettre le message. Il laissa ensuite volontairement traîner cette dernière contre la sienne avant d'ajouter.

"Avant, je souhaiterais seulement vous dire... À mes yeux, votre secret n'est pas un problème. Puisqu'il le faut, je le tairai. Si vous me le demandez, je le protégerai...

Tout ce que je vous demande ce soir, c'est de m'aider à attacher ce message à Thémistocle, et de le convaincre de retourner à la maison pour réveiller un ami commun. N'hésitez pas à lui faire miroiter une récompense."

_________________
Quand le désir se teinte d'écarlate [TERMINE] Signature-capuche-5-5562b57
"Si tu sais à quoi ces gens ressemblent, tu pourras te fondre parmi eux.
Si tu sais ce qu'ils veulent, tu pourras les acheter.
Si tu les comprends, tu pourras les prévoir."
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Mar 19 Mar - 11:39
Eclat Tombetoile
'Gérante' d'une luxueuse Maison Close
Eclat Tombetoile
Messages : 122
Localisation : Cerf
Raziel lui confia que la venue de Thémistocle n'avait pas eu pour seul but de délivrer un message. Elle devait bien avoué s'être bien fait avoir sur ce coup. Quand elle repensait à tout ce qui venait de se produire, elle devait bien admettre que cette déferlante d'adrénaline l'avait rendue moins prudente mais elle aussi avait une carte en main. Il n'essaya pas de nier ce qu'elle avait deviné, au contraire, il la remercia plutôt de n'afficher ni peur ni méfiance à son égard.

Elle lui sourit alors qu'il se levait pour rédiger le mot en question.

- Vous avez sauvé la vie de Lilas ce soir, cela prouve que vous ne vous résumé pas à votre profession aussi sinistre puisse-t-elle être. Et qui serais je pour juger quelqu'un sur son métier... je suis une putain après tout.

Lorsqu'il eu terminé d'écrire sa missive, il la déposa dans sa main qu'il garda entre les sienne le temps de lui transmettre une promesse. Le contact chaud de ses paumes sur sa peau froide la fit frissonner, ils étaient en plein hiver et la fenêtre était encore ouverte.

- Je vous remercie, et je vous demanderai de garder ce secret pour vous. Par les temps qui courent, peut être un jour devrais je vous demander de le protéger mais j'espère sincèrement qu'un jour viendra où toutes les magies auront leur place en ce monde.

Elle vint poser sa seconde main sur celle du blondinet et exerça une légère pression pour appuyer les mots qu'elle s'apprêtait à prononcer.

- Vous me prouvez encore que vous tenez plus du bienfaiteur que de l'assassin. Vous trouverez toujours un refuge dans ces murs quelque soit votre situation. Mes fleurs et moi veillerons et je veillerais sur votre secret.

Leurs regards étaient accrochés l'un à l'autre, ils venaient de se faire des promesses qui les liaient sans doute bien trop fort aux vues de leurs situations respective, mais ils n'avaient plus le choix.

Un miaulement irrité vint clore cet échange, c'était Thémistocle qui s'impatientait. Les deux instigateurs se détachèrent l'un de l'autre et Eclat alla fouiller dans le tiroir de la commode et en sorti un petit ruban violet, elle l'enroula autour du papier et le noua serré pour qu'il ne puisse tomber. Le message serait chiffonné mais devrait rester lisible. Elle s'approcha ensuite du chat au pelage immaculé.

Acceptes tu que j'attache ce ruban à ton cou, ton ami et moi avons besoin que tu apportes ce message à votre ami commun à la maison 

Le chat la regarda l'air hautain.

Il m'a dit que tu aurais du poisson frais venu tout droit du port demain
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