Mer 11 Juil - 14:39
Adroit
Chasseur révolté
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Messages : 51
Adroit
Source de l'image : David Deb

Âge : 26 ans
Origine : Duché de Cerf
État civil : Célibataire
Profession : Chasseur
Et Vous ?

Pseudo Joueur : Lemst
Âge : Majeur et vacciné !
Votre chemin jusqu'ici ? : J'ai vu un message du lapin blanc sur un forum partenaire.
Autre : Enfin un forum RP dans l'univers de Robin Hobb !
DESCRIPTION PHYSIQUE
1m75● 70Kg ● Athlétique ● Cheveux Noirs ● Regard sombre

Adroit a un visage fin mais des traits qui le vieillissent. Sa peau est légèrement tannée, à l’image de ceux qui passent le plus clair de leur temps à l’extérieur. Il a de longs cheveux noirs qui tombent à peine plus bas que ses épaules et qu’il noue en demi-queue. Si sa barbe semble taillée la plupart du temps c’est surtout car elle est peu fournie et qu’il lui faut plusieurs lunes pour qu’elle repousse si jamais il venait à se raser à blanc. Il a un regard sombre qui lui donne un air peu avenant mais c’est parce qu’il fronce régulièrement les sourcils pour se donner un air plus sérieux qu’il ne l’est en réalité.

Il a une silhouette athlétique forgée par les longues heures de chasse auxquelles il s’adonne tant par obligation que par plaisir aux côtés de Griffes. Ses muscles saillants servent davantage son endurance que sa force physique. S’il est capable de tirer une flèche à une bonne distance et avec précision, il est un piètre adversaire lorsqu’il faut échanger des coups. Ce n’est pas dit non plus qu’il les encaisse pendant très longtemps mais s’il devait fuir, il prendrait rapidement ses distances et il faudrait sérieusement le vouloir pour le rattraper !

Dissimulée sous une protection de cuir, son avant-bras droit est marqué de nombreuses lacérations. Ce n’est pas dit qu’il vous raconte cette histoire mais il se murmure qu’un jour, il a été attaqué par l’un des oiseaux de proie de son père et qu’il a mis son bras en opposition pour se protéger.

CARACTERE
Agile ● Entêté  ● Attentif  ● Libre ● Courageux

Gamin, c’était le genre à vouloir tout faire avant qu’il en est l’âge. Il criait et pleurait parce qu’il ne tenait pas assis ou debout assez longtemps ou encore parce que ses grands-frères quittait la maison en courant alors qu’il marchait à peine. Malgré cela, il essayait à nouveau et s’il avait décidé qu’il les rattraperait pas, il les suivait jusqu’à sa mère ne l’enferme avec elle dans la demeure familiale, protestant contre les barrières qu’elle lui imposait. Adroit voulait toujours imiter les plus vieux que lui, rechignant à jouer avec ceux de son âge qu’il trouvait inintéressant.

Comme il était influençable, il faisait les quatre cents coups que ses frères lui ordonnaient de faire. Il montait sur un mur de pierres ou dans un arbre mais faisait montre d’une certaine capacité à se faufiler là où on l’envoyait. Si sa mère le voyait, elle en aurait perdu connaissance parfois. Oh il ne faisait pas non plus n’importe quoi et savait jauger lorsqu’un défi lancé lui était impossible et mais s’il s’estimait capable de l’atteindre, rien ne pouvait l’arrêter.

Adroit buvait aussi les histoires de son père ou le récit des aventures rocambolesques de ses frères dans Bourg-de-Castelcerf. Il retenait chaque détail et pouvait corriger une histoire que ses aînés répétaient à leurs amis pour les impressionner au point de les discréditer devant eux. C’est ce qui lui valait parfois de perdre leur soutien et de se retrouver seul dans certaines situations épineuses.

Mais le « monde réel », comme il l’appelait, il ne le côtoyait plus que rarement lorsqu’il rejoignit le Lignage pour suivre sa formation. Brusque le forma comme dans un cocon, s’efforçant de protéger ses enfants du monde extérieur et surtout pour leur enseigner la neutralité si chère au Lignage. Il s’agissait là d’un concept qu’il ne put jamais assimiler et prenait cela pour de l’indifférence. En réalité, cela avait le don de le révolter et seule sa curiosité et son souhait de maîtriser tous les aspects de sa magie lui permettaient de prétendre accepter cela.

Il déteste par-dessus tout l’injustice et prend cela comme une trahison de voir les membres du Lignage et les vifiers être exécutés à cause des agissements des Pies. Adroit est persuadé que sans eux, ils n’auraient pas à dissimuler leur magie.


BIOGRAPHIE

Les écrits qui suivent retracent certains moments de ma vie qui illustrent l'homme que je suis aujourd'hui. Il ne s'agit pas de raconter tous ces moments qui m'ont guidé jusqu'à cet instant, ce que je suis devenu, mais au moins des instants clés de mon histoire qui permettront à certains de comprendre les idéaux que je défends ou d'accepter plus facilement mes défauts et mes choix. Ce sont ces moments qui m'ont façonné, marqué et qui ont tracé le chemin que j'emprunte doucement vers ce que j'ai choisi de faire, pour mon Royaume, pour ma famille et surtout, pour moi.

*

Un jour de Lune Brunissante 1024 ap. PL
Le garnement avait été rattrapé par les autres enfants, à plus grandes enjambées, et l'avaient fait trébucher sur le sol. Conscient du sort qui l'attendait, il s'était mis en boule, se recroquevillant sur lui-même, les genoux contre sa poitrine et les mains qui protégeaient l'arrière de son crâne lorsque le plus grand lâcha à son attention, l'air goguenard :
- T'avais qu'à faire s'qu'on t'dit et pas essayer d'm'attaquer, abruti ! Aussitôt, un premier coup de talon dans les côtes fut ressenti comme un éclair qui lui frappait le flanc par le gamin déjà à terre. Au bord des larmes, il se retenait de porter la main à l'endroit meurtri, conscient que cela n'amoindrirait point la douleur et offrirait à ses bourreaux d'autres endroits où lui faire du mal. Adroit regrettait amèrement de s'être refusé à l'autorité des plus grands, qui lui avaient dit de grimper sous la charpente d'une maisonnée brûlée pour montrer de quel bois il était fait. Encore bien jeune, il risquait davantage de se rompre l'échine que de faire montre de compétences d'escalade. Il avait d'ailleurs répondu un peu trop sèchement et s'était fait envoyé paître dans la foulée. Non content de ne pouvoir suivre ses frères et leur gang, il s'était saisi d'une pierre à peine moins grosse que son poing et l'avait lancée avec force dans le but d'atteindre le chef de la bande. Qu'il ait réussi n'aurait rien changé à la chasse qui s'ensuivit et la proie facile qu'il offrait.

Il gardait le menton contre la poitrine et réprimait ses pleurs, sentant sur lui le regard inquisiteur du grand dadais blond et de ses deux aînés. S'ils ne le chahutaient pas de concert avec leurs amis, ils ne lui étaient pas non plus d'une grande aide. Les autres le relevèrent pour mieux le repousser dans la boue. Il bascula en arrière et sa tête frappa le sol. Des étoiles dansèrent devant ses yeux alors qu'il reculait, acculé comme une proie devant des loups. Les larmes coulaient désormais comme des rivières sur ses joues, se mêlant aux gouttes de pluie qui perlaient de ses cheveux ou tombaient sur son visage. Mais plutôt que de sangloter, il lança un regard noir vers ses assaillants. Ils s'en prenaient à un petit, et à plusieurs. Les lâches qu'ils étaient. Le blondinet s'avança pour l'attraper par le col de sa chemise. Son poing se leva pour le frapper au visage alors qu'il se débattait en essayant de le griffer, en vain. La solitude et la peur le gagnaient alors qu'il fermait les yeux, comme si cela suffirait à tous les faire disparaître. L'instant suivant, le blondinet pestait, les fesses dans une flaque formée par l'amoncellement d'eau. Il se relevait l'air mauvais alors que les autres étaient tiraillés entre l'étonnement et les gloussements de l'avoir vu trébucher devant un enfant à peine sorti des jupons de sa mère. Adroit ne comprenait pas ce qu'il s'était passé, mais cela n'allait pas arranger son cas et il continuait à reculer, implorant du regard de l'aide autour de lui. Quelques adultes passant par-là daignèrent tourner les yeux vers la scène sans véritablement y porter trop d'attention.

Le salut vint finalement d'une voix grave qui, lorsqu'il l'entendit, lui donna l'impression de respirer pour la première fois depuis de longues minutes d'apnée. Il les chassa, non sans en enguirlander deux d'entre eux qui n'empruntèrent par le même chemin pour fuir. Ses bras enlacèrent le nigaud qui avait voulu suivre ses frères et comme par magie, ses douleurs se firent moins fortes, plus supportables.
- Que s'est-il passé ?
- Je voulais jouer avec Veneur et Flèche, il reniflait avant de continuer son récit, mais Grim voulait d'abord que je monte sous le toit de la maison du vieux forgeron. J'ai dit que c'était idiot. Alors il m'a dit de partir, conclut-il en s'essuyant les joues avec sa manche. Il s'écoula quelques instants avant que son père ne s'étonne que ça ait valu à son rejeton de se faire pourchasser.
- C'est tout ?
- Non. J'ai lancé une pierre sur Grim.
- Tu as fait quoi ? s'étrangla-t-il.
- C'était pour montrer que j'étais pas content !
- Adroit...
- Mais je voulais jouer avec eux !
- Tu es trop petit pour jouer avec eux. Et s'ils ne veulent pas, ce n'est pas une raison pour lancer des pierres. Ça t'étonne qu'ils t'aient pris en chasse et qu'ils aient voulu te frapper ?

L'enfant détourna le regard, conscient qu'il n'avait pas été bien malin d'agir ainsi sur un coup de tête. Même s'il était grandement responsable de son sort, il préférait rejeter la faute sur ses frères qui n'avaient pas plaidé sa cause, ou sur Grim qui avait besoin de sa bande à ses côtés pour se venger. Le Grand Veneur coupa net la conversation. Son fils ne pouvait s'en vouloir qu'à lui-même d'avoir cherché et trouvé les ennuis. Ca n'était pas faute de le prévenir qu'il était encore trop petit pour suivre ses frères. Mais il les enviait tellement lorsqu'il les écoutait se remémorer leurs grandes aventures alors que leur mère leur faisait prendre leur bain mensuel. Si lui aussi voulait les vivre, il s'abstint de protester davantage car le déroulé des événements lui donnait tort. Son père le souleva de terre comme s'il était aussi léger qu'une plume et il se mit en marche, plaquant l'enfant contre sa poitrine. Un sentiment de sécurité le gagna et Adroit posa la tête sur l'épaule de son géniteur alors qu'il le ramenait à la maison.

Le balancement causé par ses pas le berçait lentement et remis de ses émotions, le sommeil guettait doucement pour l'enlacer à son tour. Son père chuchota pour que seul son fils ne puisse l'entendre.
- Tu l'as déjà fait, de faire tomber un plus grand que toi ?
Adroit fit mine de hausser les épaules.
- Quand tu as peur ?
Il hocha de la tête. La mine de Flair s'assombrit et sa mâchoire se crispa, le gamin s'attendit à se faire sermonner à nouveau.
- Tu sais ce que tu fais ?
Il fit non de la tête alors que son père laissait échapper une profonde expiration. Il le posa au sol et mit un genou à terre pour se mettre un peu plus à sa hauteur même s'il le surplombait toujours. Adroit avait le regard fuyant.
- C'est mal ? dit-il d'une voix craintive.
- Crocs, il te parle ? Tu le comprends ?
L'enfant fronça les sourcils face aux paroles de son père. Il pensa à leur chien de chasse, parfois allongé devant l'âtre et qu'il regardait souvent juste avant qu'il ne se lève pour aller quémander une caresse ou un morceau de viande, qui le prévenait lorsque l'un de ses frères voulait le surprendre et lui mettre tune taloche. Adroit hocha à nouveau la tête.
- Non, ce n'est pas mal. Mais ça peut faire peur aux gens. Il faut que tu fasses attention avec ça, Adroit. Tu comprends bien ?
Oui, fit-il de la tête même s'il ne comprenait pas vraiment de ce dont il parlait et ce qu'il voulait dire, au risque de le décevoir. Son père l'enlaça à nouveau avant de lui prendre la main pour continuer leur chemin, en silence cette fois.

           
*

Lune de la Pluie 1024 ap. PL
Quelques jours plus tard, la famille était attablée. Adroit s'inquiétait de voir sa mère repousser son assiette, elle qu'il n'avait jamais vue bouder son repas ne semblait pas en appétit ce soir-là. D'ailleurs, elle avait les yeux rouges et avant qu'il ne puisse s'enquérir de ce qui la chagrinait, la voix de son père les interpella. Elle était plus grave qu'à l'accoutumée, signe qu'il s'apprêtait à partager une nouvelle importante et probablement peu réjouissante au vu de l'état de son épouse.
- J'ai reçu une lettre de votre oncle. Liran est tombé malade et a perdu son combat. Brusque ne peut pas tenir la ferme tout seul et si on ne l'aide pas, il risque de tout perdre. Vous savez ce que je pense de la famille et des liens du sang. Nous devons l'aider et lui envoyer l'un de vous pour lui prêter assistance dans les tâches que faisait son très cher fils.
Les trois frères se regardèrent, penauds. Aucun d'eux n'avait envie de quitter le cocon familial, la chasse et l'effervescence de Castelcerf. Mais il était aussi important d'aide ceux dans le besoin, encore plus lorsqu'il s'agissait des siens. Même s'ils se querellaient souvent et que le plus jeune restait encore à l'écart, la fraternité en avait parfaitement conscience et celui qui serait choisi ferait son devoir.

Le père se tourna vers le plus jeune.
- C'est toi qui iras, Adroit.
Le gamin resta interdit un instant alors que sa mère réprimait des sanglots. Surtout, il ne comprenait pas qu'il soit choisi lui. Si jeune, il peinait à comprendre de quelle manière il pourrait aider son oncle. C'était à peine s'il arrivait à porter un sceau d'eau à moitié rempli. Comme pour répondre à son interrogation muette, son père expliqua son choix :
- Veneur est formé pour prendre ma place à la cour et Flèche va débuter son apprentissage à la fête des vendanges, alors je t'envoie toi. Tu partiras demain.
Il n'eut le temps de s'attarder sur les raisons qui avaient poussé son géniteur à le choisir car la nouvelle de son départ au matin fut reçue comme un coup de massue. Même ses aînés en eurent un hoquet d'étonnement et firent mine de protester. Flair fit un geste de la main pour faire cesser les protestations avant même qu'elles ne débutent. Le reste du repas continua sans autre bruit que celui du repas mais la nuit était perturbée par les sanglots d'une mère aimante et d'un gamin bien jeune.

Le lendemain, le paquetage d'Adroit était rapidement fait et les adieux échangés encore plus rapidement. Adroit s'en allait à cheval assis juste à l'avant de la selle de son père, les yeux rougis et le regard qui implorait silencieusement sa mère. Mais il ne put obtenir gain de cause car, déjà, il s'éloignait.
Le voyage qui l'éloignait de chez dura quelques jours et l'enfant, qui ne comprenait toujours pas pourquoi il avait été choisi, se mura dans le silence. Son père lui indiqua finalement qu'ils étaient arrivés, Adroit n'aperçut aucune trace de ferme dans la dense forêt dans laquelle ils s'étaient enfoncés. Il se demandait de quelle façon on pouvait cultiver le blé ainsi caché du soleil par l'épais feuillage des arbres qui l'entouraient. Une curieuse pierre couchée sur le flan et marquée d'étranges inscriptions signalait la fin du voyage. Quelques instants après, un homme qui lui donna l'impression de se déplacer en titubant comme un ours leur apparut. Flair s'avança vers lui et échangea une poignée de main chaleureuse : Le Lignage salue le Lignage.

       
*

Lune Brunissante 1044 ap. PL
Depuis quelques jours, l'ambiance dans le petit camp reclus dans la forêt était lourde. Les visages étaient fermés et les mots échangés se faisaient rares. Les nouvelles de la mort de la maîtresse d'Art du Roi -et surtout de ceux qui l'avaient assassinée- circulèrent rapidement après que le premier membre du petit groupe l'eut appris. Tous avaient un avis sur la question mais une règle semblait leur dicter de se terrer dans le silence le plus complet concernant le sujet depuis les premières revendications des meurtres commis par les Pies. Déjà, Adroit avait eu du mal à comprendre à la mort du Roi Brun et de sa fille ainsi qu'à tenir sa langue concernant l'absence de réaction des gens du Lignage. Les retombées sur les leurs et d'autres innocents doués de la même magie ne pouvaient être ignorés et le jeune vifier avait énergiquement contesté les directives de Brusque. L'enseignement qu'il dispensait prônait les principes de neutralité du Lignage et il imposait à ses élèves de les respecter. Son neveu restait sceptique quant à devoir ignorer les persécutions dont certains membres pouvaient être sujets, surtout si les Pies continuaient leur labeur avec davantage de violence envers la famille royale. Brusque n'avait alors obtenu gain de cause auprès de son élève uniquement grâce à la soif d'apprendre d'Adroit qui avait bien compris qu'il lui était préférable de taire son avis à ce sujet s'il souhaitait compléter sa formation. Mais avec la nouvelle victime des Pies et les rumeurs d'arrestations et de condamnations qui s'étaient ensuivies, il lui était bien en peine de se cacher derrière un masque de neutralité alors qu'il était intérieurement en prise à un volcan. Il était allé trouver son oncle sous sa tente, interloqué par le refus de ses congénères de ne serait-ce que murmurer à ce propos. Il avait abandonné le lièvre qu'il dépeçait, tout récemment abattu d'une flèche lors de sa chasse du matin, agacé que son compagnon lui ait rétorqué de se taire, sous peine que Brusque leur botte les fesses. Cela ne semblait même pas l'effrayer un tant soit peu. Au contraire, cela attisait son feu intérieur.

- Tu ne vas rien faire, encore une fois ? l'avait-il accusé de la même manière que l'on crache sur un condamné à mort. Pour seul réponse, Brusque avait d'abord rétorqué par un regard sombre. Son ours, allongé sur un lit de paille dans un coin avait émis un grondement du fond de la gorge. L'animal savait le sujet délicat entre les deux vifiers.
- Nous n'avons pas le droit d'intervenir. Il s'était efforcé de répondre sur un ton calme après avoir laissé échapper une profonde expiration.
- Tu rabâches cela sans cesse mais tu ne dis jamais pourquoi.
- Je n'en ai pas besoin.
- Parce qu'ils t'écoutent comme si tu étais une réincarnation d'Eda ! Mais tu n'es que Brusque, et tu te terres dans ta forêt alors que les nôtres se font chasser à cause des Pies. Et tu les laisses faire.
- Cela ne nous regarde pas, Adroit, lâcha-t-il sur un ton qui n'attendait pas de réponse. Mais l'élève qui achèverait prochainement sa formation ne l'entendait pas de la même façon.
- Tu vas les laisser pourchasser tous ceux qui ont le vif en restant les bras croisés ? Et que feras-tu quand ils viendront vous chercher ici ? Tu resteras aussi les bras croisés ?

Sa remarque fut reçue par un silence. Le jeune homme pensait avoir touché sa cible mais il ne s'était pas aperçu qu'il s'était exclu du groupe en disant vous. Brusque le toisait du regard. Il se demandait si cela signifiait que son élève les quitterait si tôt sa formation terminée. Malgré ses idées, notamment sur l'apolitisme du Lignage, son talent et ses affinités avec la magie du Vif lui valaient d'être un potentiel remplaçant pour former les générations futures. Brusque se faisait vieux et son ours aspirait à couler des jours plus paisibles, loin des cris d'enfants trop bruyants. Il estimait qu'avec le temps, il serait parvenu à faire réfléchir son élève sur les Pies et la position du Lignage. Malgré lui, les événements qui s'enchaînaient ne faisaient que donner du grain à moudre aux opinions d'Adroit. Il laissa échapper un soupir, comme s'il réalisait qu'il avait perdu une importante bataille, peut-être la dernière.

- Que veux-tu y faire ? Tu es impur à leurs yeux. Et tu partages la magie de ceux qui les harcèlent depuis des années.
- L'histoire que tu nous contes dit pourtant que ce sont nous, la race pure. A l'origine, il n'y avait que des vifiers. Et nous risquons simplement de perdre la magie d'Eda parce qu'un petit groupe nous porte préjudices. La royauté décide de tous nous chasser en nous mettant sur un même pied d'égalité alors que nous ne sommes pas tous des meurtriers. Le Lignage et tous les vifiers qui sont des gens biens méritent de vivre sans avoir à cacher leur magie.
Son oncle ne put réprimer un rire moqueur.
- Et toi, Adroit, vas faire entendre raison au Roi ? Tu es bien naïf, mon enfant. Là-dessus, il tapota chaleureusement l'épaule de son élève et lui tourna le dos pour reprendre l'onguent qu'il préparait. Le jeune homme fronça les sourcils, vexé de la remarque de son oncle et qu'il mette fin à leur conversation de la sorte. Il ne lui laissait même pas l'opportunité de lui exposer ce qu'il avait en tête. Au lieu de cela, il le congédiait comme l'adolescent qu'il avait été lors de leur premier échange sur le sujet. Cela signifiait-il qu'il le voyait toujours comme un gamin ? Adroit s'apprêtait à rétorquer lorsque l'animal de lien de son oncle releva la tête. Il perçut son conseil silencieux et quitta la tente sans un mot.
Le lendemain, Adroit était parti.


MAGIE

Mage ou non Mage : Vifier du Lignage
Quel rapport à la Magie ? : Il est très jeune lorsqu'il  repousse pour la première fois un garnement qui lui cherche des poux (ou bien était-ce l'inverse ?). Son père, doué du Vif, détecte très tôt qu'Adroit y est sensible et préfère l'envoyer être formé par son frère, membre du Lignage. Il y restera près de vingt années pour parfaire sa formation (Brusque, l'oncle du jeune garçon) projetait d'en faire son remplaçant. N'ayant pas engendré de descendance car il se consacrait entièrement à sa tâche, il estimait logique que son propre sang prenne la relève. Mais les actes des Pies et les répercussions qui en découlent sur les vifiers et certains du Lignage ne laissent pas de marbre Adroit, qui ne comprend pas que le Lignage y reste indifférent. Ce dernier quittera finalement son oncle lorsque les arrestations et les condamnations de Vifiers se généraliseront.
Il a également entendu parler de la magie des Loinvoyant mais il n'y prêt guère attention.
Niveau de Magie : Membre du Lignage, entrainé et lié.
Information(s) complémentaire(s) : Griffes, un aigle royal qui appartenait à la fauconnerie de son père et avec lequel il s'est lié alors qu'il se mettait en quête d'un animal de lien. (RP à réaliser)


OPINIONS

Le Roi et la famille Royale : Si les Pies ne les persécutaient pas, Adroit s'en ficherait comme de sa première chemise. Seulement, la famille Royale ne peut rester indifférente et répond à la disparition de ses membres en chassant les Vifiers. S'il comprend qu'une réaction est nécessaire, il la trouve malgré tout trop extrême envers les siens...
Votre Duc, votre Duché : Voir ci-dessus.
Les Pies ? : Leurs actes ayant de lourdes conséquences sur les Vifiers "neutres" et les membres du Lignage, Adroit les accuse d'un usage malfaisant de leur magie. Il envisage d'ailleurs de les prendre en chasse, espérant que leur disparition calmeront les tourments que subissent les innocents.
L'ouverture du Royaume aux étrangers ? : C'est à peine s'il est au courant !


COMPETENCES

Lecture, écriture, calcul : Adroit sait tout juste lire, assez pour être capable de déchiffrer le nom des villes ou des affluents sur une carte mais guère davantage. Pour ce qui est de compter, il en sait suffisamment pour ne pas se faire pigeonner lorsqu'on lui rend la monnaie mais il ne faut pas lui en demander plus. Quand à ce qui est d'écrire, oubliez.
Capacités Intellectuelles :
Orientation - Avancé (plus de dix ans)
A chasser des années durant et à quitter le hameau caché de Brusque pour y revenir après avoir rendu visite à sa famille, on se perd quelques fois avant de commencer à reconnaître certains signes qui permettent de mieux s'orienter.
Chasse/traque - Avancé (plus de dix ans)
Fils de Grand Veneur, on a la chasse dans le sang. Très vite en charge de ramener de quoi sustenter le groupe de Brusque à cause de ses affinités au maniement de l'arc, Adroit sait reconnaître les traces du gibier pour les pister et les débusquer. Avec Griffes à ses côtés, cela fait de lui un chasseur remarquable.
Physionomiste - Bon
Sans savoir d'où cela lui vient, les visages restent ancrés dans sa mémoire et il se montre capable de reconnaître quelqu'un aperçut des années plus tôt, même si sa coiffure a changé ou ses traits un peu vieillis.
Elevage des oiseaux de proie - Bon (plusieurs années)
La fauconnerie familiale l'y a vu faire ses premiers pas et son père lui prodiguais ses premiers conseils pour soigner ces majestueux oiseaux. Il a su les amadouer rapidement -certainement grâce a Vif- et a très tôt appris les bases pour les élever, son savoir à leur sujet étant chaque compléter lorsqu'il revenait visiter ses parents.
Vif - Sentir le vivant - Avancé  (plus de dix ans)
Longue formation du Lignage lui demandant de s'exercer quotidiennement à ressentir le vivant, sous toutes ses formes, autour de lui.
Vif - Communiquer - Avancé (plus de dix ans)
De même que pour sentir le vivant, Adroit s'est entraîner quotidiennement à communiquer avec différentes espèces animales. Il parle aussi naturellement à un être humain qu'aux bêtes.
Vif - Repousser - Avancé (plus de dix ans)
Il s'agit de la première compétence du Vif qu'il a développé mais de par sa nature, sa formation lui a seulement permis mieux doser sa puissance et de pouvoir y faire appel avec davantage de maîtrise.
Vif - Attirer - Bon (plus de dix ans)
Comme cette faculté du Vif n'est pas considérée comme digne du Lignage, il a été enseigné à Adroit toute la théorie à ce sujet et une utilisation bienveillante de ce don. Il s'est par contre bien moins exercé sur des individus et sa maîtrise dans ce cas de figure laisse à désirer, faute de pratique.
Vif - Apaiser - Bon (plus de dix ans)
Il s'est par contre bien plus entraîner à apaiser les individus et les bêtes, notamment lors de soins à prodiguer ou de situations de stress (traverser une rivière à cheval, par exemple).
Vif - Irriter - Novice
Comme pour attirer un être vivant, l'utilisation d'une capacité à connotation négative ne lui a été enseigné qu'à titre indicatif mais il n'en a jamais trouvé l'utilité.

Aptitudes Physiques :
Vue - Excellent
Comme si Griffes avait exacerbé ce sens depuis que les deux s'étaient liés.
Agilité - Avancé
Tout petit il s'amusait à gravir les murs, les arbres, tout ce qui était un peu haut et stable. Il aime la hauteur et n'hésite pas à en prendre pour avoir une vue d'ensemble sur son terrain de chasse.
Fauconnerie - Avancé
Formé par la famille au soin des oiseaux de proie et à leur dressage par son père dès son plus jeune âge, il a continué à aider la famille lors de ses visites. S'il ne sait pas dresser un rapace de A à Z, il en sait assez pour s'occuper correctement.
Tir à l'arc - Excellent (depuis son plus jeune âge)
Instrument de chasse par excellence, Adroit le manie avec efficacité et précision, qu'il s'agisse d'un arc long ou court, que la cible soit plus ou moins éloignée. Secondé par Griffes, il rate rarement sa cible.
Nage - Nul
Il a évité la noyade quelques années auparavant et autant dire qu'il n'apprécie que peu les baignades où il n'a pas pied.

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Mer 11 Juil - 16:12
Eda
Celle qui aide
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Messages : 110
Bienvenue sur le forum Smile

Je ne te dirais pas de ne pas hésiter à nous poser des questions puisque tu as déjà eu ce bon réflexe Wink

Bonne continuation pour la rédaction.
Et n'oublies pas d'aller signer notre petit règlement
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Jeu 12 Juil - 10:50
Capuche
Assassin redouté
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Messages : 77
Localisation : Castlecerf / Great Iguana
Bonjour Adroit. Bienvenue à toi !

_________________
Il n'y a pas de tyrans, il n'y a que des esclaves. Si personne n'obéis, alors personne ne commande.
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Ven 13 Juil - 2:39
Canaille
Louve de Mer peu fréquentable
avatar
Messages : 55
Localisation : En mer, sur le royaume d'El
Aye matelot, bienvenue dans les eaux des 6 Duchés courage pour la fiche !
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Mar 17 Juil - 21:39
Adroit
Chasseur révolté
avatar
Messages : 51
Merci !
J'ai terminé ma fiche Smile
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Jeu 19 Juil - 12:08
Force
Mercenaire peu commode
avatar
Messages : 20
Localisation : Là ou les contrats vont ~
Petit retour bien mérité sur ta fiche, l'ami ! J'te ferais pas l'affront de te souhaiter la bienvenue, t'es plus ancien que moi =p
Cela dit, fiche bien sympathique !
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Ven 20 Juil - 11:04
Le Ménestrel
Celui qui sait...
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Messages : 170



Bienvenue parmi nous Adroit !
Te voilà VALIDÉ!


Pour te lancer à l'aventure, voici quelques adresses utiles : les journaux de bord sont ici, tu y trouveras les notes des héros déjà validés, leurs jeux en cours et terminés : surtout n'hésite pas à faire le tien !
Pour demander un jeu justement, c'est par ici que cela se passe, tu peux aussi solliciter les Dieux si tu désires jouer avec un PNJ.
Enfin, n'oublies pas de poster ton suivi joueur qui sera valable pour tous tes personnages, que nous sachions un peu qui se cache derrière l'écran et surtout pour prévenir de tes éventuelles absences.
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